Domaine de Mellemont (Thorembais-les-Béguines)

Coordonnées

Avenue Lieutenant Bigourdan 1 – 1360 Perwez
+32 479 23 43 48
info@domainedemellemont.be
www.domainedemellemont.be
facebook.com/VinDeMellemont/

Le début de l’histoire

Le domaine de Mellemont a été fondé à Thorembais-les-Béguines en 1993 par trois amis visionnaires : Pierre H. Rion, Etienne Rigo et François Vercheval.

Ils furent parmi les premiers dans le Brabant wallon à se lancer dans l’aventure du vin en plantant 1.800 pieds de vigne en 1994 pour passer à 3.400 pieds en 1995, faisant ainsi du « Domaine de Mellemont », un des plus grands vignobles de Wallonie de l’époque.

En 2005, le Domaine de Mellemont étend sa superficie en plantant deux hectares supplémentaires, soit 11.000 pieds de Müller-Thurgau et de quelques autres cépages blancs sur un terrain bien exposé.

Un nouveau départ

Début 2021, la gestion du Domaine est reprise par 4 jeunes, Pierre-Alexandre Péters, Antoine de Thibault, Matthieu Dumont de Chassart et Marc-Edouard Humblet, avec la ferme intention de maintenir et de développer sa réputation de produit local de qualité, abordable et respectueux de l’environnement. « C’est avec énormément de bonheur et d’enthousiasme que nous entamons ce nouveau chapitre du Domaine de Mellemont. Ce magnifique projet est la synthèse entre nos passions pour le vin, les produits locaux de qualité et la nature. Nous avons à cœur de continuer à faire valoir la qualité des vins belges ».

Evénements

Le vignoble du Château de Bousval (Genappe)

Lancé en 2012 par Michel Verhaeghe de Naeyer, le projet du domaine viticole du Château de Bousval est né de la volonté de régénérer un sol épuisé par l’agriculture intensive pour en faire un terroir vivant et porteur d’un grand vin.

Après deux années consacrées à la revitalisation des terres, les premières vignes ont été plantées en 2014. Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 8,2 hectares et cultive trois cépages nobles : le Chardonnay, le Pinot noir et le Pinot gris.

Sur les conseils du Bourguignon Pascal Marchand (Nuits-St-Georges), le domaine a fait dès le début le choix d’une viticulture respectueuse de l’environnement, certifiée biologique en 2021, puis biodynamique (Biodyvin) en 2024.

Vendanges manuelles, vinification par parcelle, interventions limitées : tout est pensé pour préserver l’expression pure du terroir. Le chai, inauguré en 2019, a été conçu selon les principes de l’éco-construction : toiture végétale, matériaux naturels, et un processus de vinification par gravité, minimisant ainsi l’impact environnemental. Il s’intègre avec merveille dans la nature.

« Le dernier investissement, se réjouit Michel, que nous avons fait pour le vignoble et pour l’environnement, c’est l’installation d’un champ de panneaux photovoltaïques. Ce qui nous permet maintenant d’être complètement autonomes en termes de production et d’utilisation d’énergie. Il est installé entre le chai et la grange, il est invisible, mais il peut produire jusqu’à un mégawatt par jour.

Grâce à un très beau printemps et très peu de pluie, le début de l’année est positif pour Bousval. Les saints de glace ont été relativement gentils avec nous cette année, avec un seul coup de froid le 23 mai. Nous avions aussi investi dans une nouvelle protection contre le gel tardif – le filet Gel Protect, un produit de Alphatex. Mais ce n’est pas pratique du tout et dans d’autres vignobles – nous sommes cinq vignobles à l’avoir essayé – cela n’a rien protégé du tout. »

Pour le reste, conclut l’entrepreneur, « notre politique est vraiment de continuer notre approche de l’international. On est déjà dans quelques pays comme le Luxembourg, la Hollande, l’Angleterre et l’Allemagne. Et donc, on continue à développer. Il est important pour la reconnaissance du vignoble belge d’aller se faire connaître à l’international pour que l’on puisse trouver notre place dans le monde. Ce qui n’est pas facile, car nous sommes un petit Poucet. »

Infos : Vignoble du Château de Bousval – chateaudebousval.be
rue du Grand Arbre 23 à 1470 Bousval

Domaine de Glabais (Genappe)

Coordonnées

Rue Wilquet Werner 16b – 1473 Glabais
+32 474 06 11 62

Le Domaine viticole de Glabais se niche en plein cœur du Brabant wallon, proche de divers lieux touristiques et entouré de champs comme de sentiers de promenade.

Anne et Christian Balduyck-Geldhof,  passionnés de vins et de vignes, ont décidé de planter en 2016 quelque 15.000 pieds sur une parcelle de 3 hectares  exposée plein sud, à proximité  de la ferme familiale à Glabais : Chardonnay, Pinot blanc, Auxerrois et Pinot noir, avec l’idée évidente de faire des vins effervescents selon la méthode traditionnelle. Ils travaillent dans le respect du sol et de la plante.

En 2017,  une première vendange donne 2500 bouteilles de la cuvée “Prémices” qui se révèle déjà, malgré sa jeunesse, un Crémant de Wallonie déjà de bonne qualité. Les bouteilles sont vendues en moins de deux semaines.

En 2018, année prolifique pour la Wallonie, et qui plus est sur une terre relativement fertile, les vignes donnent 20 tonnes de raisin et permettent de produire cette fois un peu plus de 20.000 bouteilles : 10.000 de Crémant brut blanc (suite du “Prémices” avec un assemblage de Chardonnay majoritaire, Pinot blanc, Auxerrois et Pinot noir), 10.000 bouteilles de Blanc de blancs (100% Chardonnay pour fin 2020 après 18 mois sur lattes), et 1.800 de bulles rosées (100% Pinot noir).

Les deux cuvées sont déjà reconnues comme « Crémants de Wallonie » avec le complément géographique « Pays de Waterloo ».

©D.Jaunard

Visite et dégustation

Des visites guidées, suivies d’une dégustation sont proposées à destination des particuliers ou entreprises (groupes de minimum 10 personnes). Il existe également une formule pique-nique, uniquement sur réservation.

Boutique

Tous les vins sont en vente au Domaine de Glabais. Le magasin est ouvert tous les samedis de 14h à 18h (sauf changement horaire à vérifier sur la page Facebook) et les autres jours,  nous vous servons sur RDVS. Envoi possible.

Contact

 

Domaine de Biamont (BW)

Difficile de retracer le parcours de Christophe Vanhoutvinck, tant il a exercé de métiers, notamment dans l’Horeca et le plus souvent avec sa femme Laurence Dutilleux. Séduit par un séjour de pêche en Irlande, il transforme un vieux bistrot en pub irlandais à Jodoigne, l’un des premiers de Belgique.

Il voyage ensuite pendant dix ans avec son père en France et en Suisse pour faire de la formation en développement commercial dans les entreprises. Lorsque son père lui propose de reprendre les affaires, il refuse et décide d’explorer la voie de la restauration.

« En même temps, je faisais un petit peu marchand de biens et je suis tombé sur la maison dans laquelle on a fait le restaurant « Chez Louis » à Glimes il y a 17 ans d’ici. J’ai alors suivi des cours du soir pour être chef à l’IFAPME de Villers-le-Bouillet, mais si j’ai été quelques années en cuisine, je n’ai jamais été chef moi-même. En termes de rêve, si j’avais pu, j’aurais aimé naître dans une ferme, sur un tracteur. »

Il y a 5 ans, il emmène sa femme visiter des fermes viticoles et d’élevage de canards dans le Gers. A leur retour, les terres voisines des terres familiales étant en vente, le couple les rachète et Christophe entame alors une formation en chef d’entreprise viti-vini, mais à Perwez cette fois. Son travail de fin d’études porte sur la création d’un complexe oenotouristique…

« Nous avons alors planté en 2020 deux parcelles, une de 2000 pieds et une seconde de 3500 pieds, uniquement de Solaris. Je voulais un produit simple, pour être autonome par la suite sur la vinification. Avec l’aide de Thomas Heeren, notre maître de chai, nous avons décidé de produire un vin vif et frais, de Solaris, en y apportant les arômes plus gras de Chardonnay que j’achète sur grappes à la Ferme des Hêtres, et que nous pressons ici dans notre cuverie. »

Conscient que la rentabilité d’une vigne en Belgique est insuffisante pour vivre, le couple se lance dans un projet œnotouristique avec quatre logements dans des barriques géantes (26m² avec jacuzzi extérieur) ainsi qu’un chalet de 65m² pour 4 personnes avec deux chambres. A terme, le projet verra 3 cabanes supplémentaires de 2 personnes chacune avec jacuzzi privatif.

Les formalités urbanistiques ayant pris du temps, la vigne a pris le dessus dans le projet, mais pas pour longtemps, car l’ensemble du complexe sera inauguré en avril prochain.

« Afin de privilégier le circuit court, le premier millésime 2022 est vendu actuellement au Domaine (le mercredi de 16h à 18h) et au Restaurant-Ecailler « Chez Louis » (à déguster sur place ou à emporter). D’ici quelques mois, la production sera de 9000 bouteilles (contre 3800 actuellement) et montera à 15-20.000 bouteilles à terme. »

Infos : www.domainedebiamont.be/

Domaine de Longuesault :
la vigne à la ferme (Hainaut)

Situé au sud de Tournai, à Ere, le Domaine viticole de Longuesault (2,8ha) a été implanté en avril 2020 par Philippe Couplet et son épouse, Lara Safiannikoff. Il s’intègre harmonieusement aux activités agricoles de la famille, qui exploite depuis le siècle dernier plus d’une centaine d’hectares dédiés aux grandes cultures telles que le blé, la betterave et les pommes de terre, ainsi qu’à l’élevage.

En Wallonie picarde, le nom de Couplet est avant tout  lié à la sucrerie familiale « Couplet Sugars », leader mondial du sucre perlé depuis près de 175 ans et installée à Brunehaut. Les membres de cette famille aux multiples ramifications se sont distingués chacun à leur manière, que ce soit en politique ou dans les affaires.

Parmi ceux-ci, les parents et grands-parents de Philippe Couplet ont développé au siècle dernier des activités d’élevage et de grandes cultures dans une magnifique ferme située à Ere, à quelques kilomètres au sud de Tournai. En 2016, Philippe Couplet, son épouse Lara et leurs enfants, décident de quitter Bruxelles pour revenir sur les terres familiales et réaménagent une moitié du bâtiment inoccupée depuis le décès de la grand-mère.

Le vignoble s’étend sur trois parcelles, totalisant 2,8 hectares, et a débuté sa culture en mode biologique avec exclusivement des cépages résistants. Depuis septembre 2023, le vignoble est officiellement certifié biologique par Certisys.

« Pourquoi les cépages interspécifiques? », explique le couple, « nous aurions pu choisir les cépages classiques français, mais si c’est pour refaire la même chose que nos voisins, cela n’a pas d’intérêt. Nous voulions nous tourner vers des cépages adaptés à notre climat, qui nous permettent de produire des vins originaux en harmonie avec leur environnement. Produire en “bio” était très important pour nous, tant sur un point environnemental que qualitatif. »

Les cépages plantés comprennent le Regent, le Cabernet cortis et le Rondo pour les vins rouges, tandis que le Souvignier gris, le Johanniter et le Muscaris sont choisis pour les vins blancs.

La première récolte a eu lieu en 2022, et les deux premiers vins ont été commercialisés à l’automne dernier d’août 2023 : un vin blanc résultant de l’assemblage des trois variétés blanches, et un vin rouge excluant le Rondo, réservé actuellement pour les bulles rosées en cours de maturation. Le domaine cultive également un peu de Muscat bleu destiné à la table.

Infos : domainedelonguesault.be

Aux portes de Bruxelles :
le domaine du Krayenberg (Brabant)

Situé à deux pas de la frontière bruxelloise, le vignoble du Krayenberg représente un exemple remarquable des vignobles établis au cours des trois dernières années.

Sa taille favorise une gestion responsable en famille ou entre amis, tandis que le choix délibéré de variétés résistantes témoigne de l’engagement des propriétaires en faveur d’une viticulture respectueuse de l’environnement.

Le domaine s’étend sur six hectares, dont 1,5ha dédié aux vignes. Il abrite une ancienne ferme et d’immenses prairies autrefois occupées par les vaches et moutons des fermiers voisins.

Conseiller politique depuis vingt ans, Laurent Demarque choisit, après les élections de 2019, de réduire son temps de travail pour se consacrer à sa nouvelle passion de vigneron. Il se forme par correspondance en France et effectue des stages en Champagne, mais aussi en Brabant flamand, au Wijndomein Dappersveld notamment.

Parmi les variétés sélectionnées, on compte 1750 pieds de Souvignier gris, 1900 de Johanniter, 1200 de Bronner et 660 de Muscaris. Ces variétés promettent la production de vins tranquilles, en solo ou en assemblage, ainsi que des vins effervescents, représentant le créneau choisi pour les futurs vins du Krayenberg.

Après quelques bouteilles issues de la récolte de 2022, la production a permis de sortir 2500 litres de bulles en 2023, ainsi que 800 bouteilles de Muscaris et atteindra 10 à 15.000 bouteilles en rythme de croisière.

Elles sont vendues dans plusieurs bars à vins (Wine Fever, Wine Club) et restos des environs ou par Oeno Belgium, mais aussi aux promeneurs du dimanche qui profitent du charme de la région…

A noter que la Brasserie Surréaliste a réalisé une bière avec des raisins de Muscaris provenant du domaine.

Infos : www.krayenberg.be

Raphaël Wadeleux et son Clos de Lognay sur les coteaux de Bolland (Liège)

Technicien d’appareils de dialyse dans un centre hospitalier à Verviers et à Malmédy, Raphaël Wadeleux est aussi grand amateur de vin, il plante ses premières vignes en 2016 et s’en occupe après ses heures de travail…

Tout commence en réalité quelques années plus tôt, en 2008, lorsqu’il rencontre Philippe Grafé. Sur ses conseils, Il déguste des vins issus de diverses variétés, fait quelques tests « par-ci, par là » et finit par opter, huit ans plus tard, pour le Johanniter et le Solaris en blanc, et le Dornfelder (un cépage classique, celui-là).

L’acquisition d’un coteau pentu de 0,7ha à l’arrière de sa maison à Bolland donne enfin forme à son hobby. A l’époque, il est le premier à planter dans cette région, et aujourd’hui, on dénombre, outre la la coopérative Vin du Pays de Herve et ses voisins de Montzen, le domaine de la Bouhouille à Blégny, Les Sarments à Clermont, Vinadis à Dison ou bien sûr, Benoît Heggen à Warsage, mais lui, il est présent depuis 25 ans…

Les quatre premières années du Clos Lognay sont plus que difficiles : petite récolte en 2018 (il est encore trop tôt), gelées en 2019 et 2020, et météo « foireuse » en 2021 et à nouveau une petite récolte. A peine de quoi produire 300 bouteilles de Johanniter et de Rondo qui ne sont pas commercialisées. Un système d’aspersion permet aujourd’hui de passer outre ces problèmes de gelées.

La qualité du Dornfelder n’étant pas au rendez-vous, il l’arrache en 2022 et la remplace par du Divico (première cuvée en 2026) et ajoute un peu de Muscaris en blanc.

2022 marque la renaissance, avec la première bonne récolte, permettant de sortir 700 rouges et 700 blancs. L’année suivante, en 2023, « c’est finalement une bonne année », admet Raphaël, avec 1000 blancs et 700 rouges. La commercialisation peut donc « vraiment » démarrer avec des ventes à domicile, ainsi que dans l’une ou l’autre ferme ou restaurant à Blegny et à Herve.

Plusieurs cuvées portant le nom de membres de sa famille sont dorénavant proposées aux amateurs et élaborées à la mode bio, mais sans certification, avec de moins en moins de sulfites ajoutés au fil des années, mais on est encore loin du vin nature.

Ici aussi, l’oenotourisme va permettre de développer l’activité et augmenter les revenus : un gîte pour 15 personnes est en cours d’aménagement dans « le Château Lognay », une vaste demeure familiale un peu plus bas dans la rue. Elle  permettra des dégustations de vin et de produits locaux, ou du team building. A suivre…

Infos : page Facebook

Reportages et photos : Marc Vanel

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