Le Clos de Temme (Ouffet)

Vigneron à Huy, vice-président de l’AVW et président de l’Horticole et viticole de Huy, Bertrand Conchin est dans la vie… inspecteur de police. Un agenda bien chargé. Egalement passionné de viticulture, il s’est lancé dans l’aventure en 2018 grâce à la formation qu’il a acquise au vignoble du Clos Bois Marie, fondé, comme on le sait par Charles Legot dans les années soixante et, à son décès, repris par Alain Dirick, Marcel Mestrez et Frédéric Lepage. Ce vignoble occupe une place centrale dans le redémarrage de la viticulture à Huy, mais aussi en Wallonie.

Fort de son expérience, Bertrand Conchin plante en 2019 mille pieds de vignes sur une parcelle familiale et privilégie alors les variétés résistantes qu’il achète en Allemagne : 200 pieds de Satin noir (proche du Cabernet sauvignon), 100 Cabernet cortis, 100 Divona, 100 Bronner, 200 Cabernet blanc et 300 Johanniter. L’an dernier, il a ajouté 100 pieds de Sorelli, c’est, sauf erreur, le premier à le faire en Belgique.

En 2020, la récolte est faible et il assemble tous les raisins afin d’avoir 20 bouteilles d’un premier rosé. L’année suivante, il réussit à produire quelques bouteilles de crémant ainsi qu’un vin rouge et un vin blanc. En 2022, il obtient une plus grande quantité de raisins et décroche l’AOP Côte de Sambre et Meuse.

Aujourd’hui, la gamme est variée : un blanc (Bronner, Cabernet blanc et Divona), un crémant (Johanniter), ainsi qu’un vin rouge (Cabernet Cortis, Satin Noir) classique ainsi que le même vin passé en fût de chêne Barwal pendant 3 mois. Tous les vins sont dotés de l’AOP.

Pour l’heure, le Clos de Temme ne représente que 0,3 hectare, mais Bertand entend le faire passer à un hectare dans les prochaines années.

Durant les trois années de son mandat AVW, Bertrand souhaite défendre les intérêts des “petits vignerons”, c’est grâce à ceux-ci que la viticulture belge est en plein essor aujourd’hui. “Depuis quelques années, des vignobles professionnels ont fait leur arrivée en Belgique et ils sont, je pense, bien représentés au sein des administrateurs de l’AVW. Cependant, l’AVW doit être rassembleur avant tout et penser aux intérêts de tout un chacun.”

Notons que Bertrand est également associé chez Vivardent, professeur à la Reid en option viti-vini, professeur de vinification chez Perspective, consultant pour plusieurs vignobles et grand maître de la Confrérie du Vin du Perron de Huy. Infos: closdetemme.be

Le Domaine Degavre (Ostiches)

Rattaché à la commune de Ath, Ostiches est aussi le berceau de la famille Degavre, installé dans un magnifique corps de ferme depuis 1772 ! Souhaitant amorcer sa retraite, Marc Degavre revend en 2018 à son fils Adrien la moitié de l’exploitation, son frère n’étant pas intéressé. Les cultures de maïs, de céréales, de betterave et de chicorée sont ici associées à l’élevage de blondes d’Aquitaine, une race bovine de grande taille. On est alors juste après la fameuse crise du lait et Adrien décide de diversifier les activités de la ferme en plantant 2,2 hectares de vignes en vue (et avec l’envie) de produire des vins effervescents.

Ingénieur industriel en agronomie formé à la Haute Ecole provinciale de Hainaut à Ath, Adrien a travaillé de 2015 à 2017 au Carah où il fut notamment responsable des avertissements pour la lutte contre le mildiou de la pomme de terre en Wallonie. A la reprise de la ferme, il maintient un temps partiel (4/10e) à la HEPH-Condorcet.

Avouant n’avoir jamais été convaincu par des bulles issues de variétés résistantes, il a finalement opté, tout comme le Garde Loup, pour le chardonnay et les trois pinots blanc, noir et auxerrois.

Il commence avec 2,2ha en 2019, ajoute deux autres hectares en 2022 et enfin deux de plus cette année.

Pour vinifier sa production, Adrien fait appel aux œnologues du groupe champenois Sofralab, et ses deux premiers crémants, Blanc de Blancs et Blanc de Noirs, issus de la récolte 2021, sont directement récompensés par une médaille d’or au Concours mondial de Bruxelles. En 2023, un second Blanc de blancs avec 18 mois de lattes vient compléter l’offre du Domaine Degavre qui semble fort bien lancé. Le Blanc de Blancs 2022 vient de sortir.

[infos : page Facebook]

Domaine des Terres du Val (Wanze)

Le vignoble Terres du Val en janvier 2024

Depuis 1985, la famille Jolly a reprofilé les terres ancestrales à Vinalmont (Wanze) pour en faire un écosystème durable, relocalisant l’emploi et régénérant l’environnement. Au programme : cultures céréalières bio, développement  du complexe touristique Naxhelet (golf, spa et horeca), élevage de moutons ardennais roux, boulangerie, houblonnière et vignoble… the sky is the limit, comme disent nos voisins anglais.

Durant plusieurs années, la famille Jolly a été unie dans un partenariat (non opérationnel) dans plusieurs vignobles du sud de la France avec la famille Parmentier. Souhaitant développer un vignoble en Belgique, la famille Jolly confie à la famille Parmentier le soin de réaliser une étude de faisabilité. Ce Belge qui habite dans le Luberon possède la société Vinolis qui accompagne les viticulteurs à la création ou à l’évolution de leur vignoble et développe dorénavant divers projets en Belgique, notamment le projet de la coopérative de Perwez).

Nicolas est en outre associé à Martina Widmer, diplômée de la Haute Ecole de viticulture et d’œnologie de Changins. Ensemble, avec Charles-Edouard Jolly, ils vont préparer en 2019 le projet du vignoble des Terres du Val qui sera véritablement lancé en 2020.

Après l’analyse des sols par Lydia et Claude Bourguignon, la décision a été prise de miser sur les vins rouges tranquilles et de planter 60% des surfaces avec des variétés rouges, gamay et pinot noir. En blanc, le duo belgo-suisse a proposé le chardonnay et le chasselas, très peu répandu chez nous. Les plantations se sont déroulées sur trois ans et sur 10 hectares, en fonction des stocks de pieds disponibles.

Entretemps séduite par les effervescents de certains confrères, la famille Jolly décide d’augmenter le vignoble de huit hectares supplémentaires destinés à l’élaboration de vins effervescents.  Prévue en 2024, la plantation a toutefois été reportée à 2025, vu les conditions climatiques. Les premières bouteilles seront produites à partir de cette vendange-ci, elles trouveront naturellement place sur les tables du restaurant du complexe Naxhelet…

[Infos: www.terresduval.be]

Les Sarments (Clermont-sur-Berwinne)

Logée dans un écrin de verdure au cœur du Pays de Herve, la ferme de l’ancien château de l’Aguesse à Clermont est bordée de haies remarquables d’aubépines et de saules têtards, les écosystèmes sauvages préservés y produisent une grande diversité de fleurs et d’arbustes où viennent nicher les oiseaux et où prolifèrent des auxiliaires en tous genres.

En 2017, Valérie, descendante de la famille Desonay et ingénieure de gestion, s’est lancée dans un projet de vignoble avec son mari, Philippe Dumont, qui s’est formé pendant 2 ans en viticulture et œnologie avant de démarrer le projet.

Le couple a opté pour quatre cépages résistants : trois blancs – Johanniter, Souvignier gris et Solaris, – et un rouge – le Regent. « Il y a moyen de faire un chouette vin avec le Regent, explique Philippe, cela dépend surtout du travail à la taille, on n’obtient pas le même résultat selon la maturité…  Nous avons opté pour le bio, mais nous n’avons malheureusement pas demandé la certification tout de suite, nous sommes donc encore en conversion. Encore un peu de patience, ce sera pour fin 2025 ou début 2026. Pour moi, ce message est important, c’est une marque de confiance pour nos consommateurs qui indique que nous travaillons en cohérence avec les principes de respect de l’écosystème, etc. »

Pour l’instant, deux vins ont été élaborés. “L’envol” tout d’abord, un vin tranquille assemblant Solaris et Souvignier gris, à 600 bouteilles quasiment épuisées, et “Le Château de l’Aguesse”, un Crémant de Wallonie à 3500 bouteilles, où le Johanniter remplace le Solaris, élaboré avec l’aide de Simon Delforge (Tour de Tilice). Elevé 9 mois sur lattes, ce Brut est dosé à 7gr/l et a été dégorgé à la mi-novembre de l’année dernière.

Le domaine a complété son équipe avec Hamlet, déjà expérimenté dans le travail de la vigne et est suivi désormais par Bernard, un œnologue champenois.

Prochaine étape : la construction d’un chai partiellement enterré pour centraliser toute la production sur le domaine, il s’intègrera parfaitement dans le paysage en surplomb de la plantation. Un bâtiment séparé pour le stockage des équipements de viticulture sera construit en priorité.

Enfin, le projet permet à ceux qui partagent ses objectifs et ses valeurs de s’y investir et d’en partager la convivialité. Trois formules sont proposées : Grapillon (gratuit), Grappe (500 – contrepartie de 20 bouteilles en 10 ans) et Grappe VIP (min 63 bouteilles). Tous les détails sur sarments.be

> Château de l’Aguesse, 4890 Clermont-sur-Berwinne, tél. +32 470 17 23 52, contact@sarments.be

Domaine W (Saintes)

Sophie et Dimitri à leurs débuts...

Créé en 2016 par Sophie Wautier et son mari Dimitri Vander Heyden sur un hectare de terres familiales à Tubize, le Domaine W exploite aujourd’hui 8ha de Pinot noir, Chardonnay et Pinot meunier, dont quatre plantés en 2020. Il est aussi le premier vignoble wallon à être certifié en biodynamie. Placée sous la responsabilité de Vincent Dienst, la production elle aussi a grandi au fil des années et a atteint 40.000 bouteilles de Crémant de Wallonie Brut de Brabant en 2023, bouteilles qui ne seront toutefois disponibles que trois ans plus tard.

Mais le Domaine W, c’est aussi et surtout une communauté de 1500 membres rassemblés dans le Wine Club, en échange d’une contrepartie en bouteilles ou d’un accès prioritaire aux ventes, aux conférences, aux événements  régulièrement organisés au Domaine. La diversification est essentielle, et ces activités non viticoles assurent la moitié des rentrées financières.

« 70% de nos bulles sont réservées à nos membres (dont 15% en contreparties), explique Dimitri, et la moitié du solde est destinée aux restaurants gastronomiques. Pour l’instant, nous sommes en manque de bouteilles, il nous reste 1000 bouteilles de 2021 qu’on a commencé à distribuer aux membre en décembre et on doit tenir jusqu’à la fin de cette année… Cela nous laisse peu de marge de manœuvre… »

La récolte 2023 ne sera mise en circulation qu’en 2026 : d’ici là, il faut stocker le vin en cuves, puis en barriques, dans des bâtiments qu’il a fallu agrandir, nécessitant de gros. C’est pourquoi après huit ans d’existence, Sophie et Dimitri viennent de rouvrir les adhésions au Club W. « Nous avons ajouté 1000m2 pour augmenter le stockage de nos bouteilles sur lattes, notre objectif étant de pouvoir stocker 200.000 bouteilles de trois millésimes en même temps. Nous avons aussi ajouté une autre partie de 400m2 avec les stocks, la mise en bouteille, et des appentis agricoles pour stocker le matériel et les outils. 

Pour financer cette dernière phase des travaux, nous avons décidé d’ouvrir une dernière fois l’accès aux Memberships aux conditions actuelles. Le nombre de places disponibles est limité afin de préserver cette convivialité qui nous est chère. Une fois le quota atteint, le tarif des memberships sera sensiblement revu à la hausse et nous n’organiserons plus de campagne d’ouverture au grand public comme ces dernières années. » Les intéressés doivent donc se manifester rapidement.

« Heureusement, conclut Dimitri, nous étions bien préparés grâce au petit vignoble que nous avons eu en Autriche. On ne se rend pas compte de la complexité des investissements, de l’engagement nécessaire. Sept jours sur sept, 70h/semaine… il faut tenir le coup. Il faut qu’on engage ou qu’on délègue mais pour cela il faut plus de revenus, et tenir compte des gelées, des maladies,… Heureusement, nous avons la chance d’avoir notre communuté, d’avoir les banques derrière nous, d’avoir réussi nos cuvées. Tellement de conditions qui se cumulent pour finalement arriver (presque) à un équilibre. »

> Infos : chemin des Vignes 2 à 1480 Saintes, domaine-w.be

Le Vignoble de la Fleur de Lin (Obigies/Pecq)

Le Vignoble de la Fleur de Lin - © Vanel

Après Marquise de Moulbaix et Adrien Degavre, un nouveau vignoble est né en 2019 dans ce coin tranquille du Hainaut. « Mon mari, Jean-Paul Vandenberghe, est agriculteur, explique Pascale De Pourcq, et producteur de lin. Nous cultivons le lin et séparons la graine de la fibre chez nous dans un teillage. Nous avons deux fils, Boris et Loïc, et nous songions à nous diversifier. En 2019, nous avons commencé à planter 50 ares de Johanniter derrière chez nous, puis, un peu plus bas, deux autres hectares de Voltis, de Floréal et de Solaris (première vendange en septembre prochain). »

Loïc Vandenberghe et sa fille Salomé

Les premiers vins, sortis en novembre 2023, sont deux vins effervescents élaborés selon la méthode traditionnelle avec uniquement du Johanniter, en Brut (dosage de 9 gr) et Brut nature qui vieillissent sur lattes pendant 15 mois min.

« Avec le Solaris, nous produirons bientôt un vin tranquille et des bulles à nouveau avec les deux autres variétés. On aimerait également faire un tranquille avec le Johanniter, on verra… »

Le domaine a également planté quelques lignes de raisins de table (Venus, Palatina et Muscat bleu) disponibles en auto-cueillette à 4€/kg. Et du jus sera réalisé avec ce qui restera, s’il en reste…

L’adresse : Grand Rue 184 à 7743 Obigies, vignobledelafleurdelin@gmail.com

Vente sur place de novembre à janvier le jeudi de 17h à 20h00, le samedi de 8h à 12h30 et le dimanche de 9h à 11h. Egalement disponible, dans la limite des stocks, en livraison gratuite dans un rayon de 20 km autour d’Obigies.

Domaine de Doriémont (Gochenée)

Ils sont peu nombreux en Belgique à être certifiés en biodynamie, mais le vignoble de Doriémont a souhaité se confronter à cette réalité, pas toujours simple chez nous. Certifié bio en 2021, puis en biodynamie depuis le 5 septembre 2023, le vignoble ne compte qu’un seul hectare mais il devrait être agrandi dans les prochaines années.

Le début de l’aventure remonte à 2017, lorsque Colienne Demain et Simon-Pierre Sclipteux acquièrent un terrain de cinq hectares à Gochenée, en province de Namur, pour y construire leur lieu de vie. Mais, avant de commencer la construction, le couple planta un hectare de vignes, Chardonnay et Pinot noir, ainsi qu’un verger.

Le vignoble est avant tout une idée de Simon-Pierre, métallo de profession, qui souhaitait « se ressourcer » après le travail. Son épouse Colienne, ingénieure civile, venait quant à elle de créer une start-up qui propose des lampes frontales alimentées par l’énergie de celui qui la porte.

Débutant tous deux dans la viticulture, Colienne suit en France la formation en biodynamie de Vincent Masson, suit aussi les cours de dégustation de Philippe Berger au CEFOR et échange sur les pratiques avec les responsables de La Falize et grâce à François Van Pachtenbeke (Oze le Vignoble) qui la conseille pour la vinifcation.

Les vignes étant toutes jeunes, une seule bouteille a été produite en 2021 (!), mais près de 250 la vendange suivante. En 2023, le résultat est plus important et a permis de produire un peu plus de 400 flacons de Chardonnay tranquille.

Les bouteilles ne devraient pas être difficiles à vendre, car le couple propose, sur une partie de leur terrain,  « La Tiny de Doriémont », une roulotte insolite de 21m2, avec lit king size et vue panoramique. « Imaginer, expliquent-ils, puis créer un havre de paix pour se ressourcer dans un cadre naturel était notre souhait le plus précieux. Grâce à l’aide d’un menuisier expérimenté, nous avons pu réaliser ce rêve, que nous partageons aujourd’hu, le temps d’un week-end ou davantage. » Décidément, l’œnotourisme se développe bien en Wallonie !

Infos : page Facebook pour le vignoble ou latinydedoriemont.be

Domaine de Biamont (BW)

Difficile de retracer le parcours de Christophe Vanhoutvinck, tant il a exercé de métiers, notamment dans l’Horeca et le plus souvent avec sa femme Laurence Dutilleux. Séduit par un séjour de pêche en Irlande, il transforme un vieux bistrot en pub irlandais à Jodoigne, l’un des premiers de Belgique.

Il voyage ensuite pendant dix ans avec son père en France et en Suisse pour faire de la formation en développement commercial dans les entreprises. Lorsque son père lui propose de reprendre les affaires, il refuse et décide d’explorer la voie de la restauration.

« En même temps, je faisais un petit peu marchand de biens et je suis tombé sur la maison dans laquelle on a fait le restaurant « Chez Louis » à Glimes il y a 17 ans d’ici. J’ai alors suivi des cours du soir pour être chef à l’IFAPME de Villers-le-Bouillet, mais si j’ai été quelques années en cuisine, je n’ai jamais été chef moi-même. En termes de rêve, si j’avais pu, j’aurais aimé naître dans une ferme, sur un tracteur. »

Il y a 5 ans, il emmène sa femme visiter des fermes viticoles et d’élevage de canards dans le Gers. A leur retour, les terres voisines des terres familiales étant en vente, le couple les rachète et Christophe entame alors une formation en chef d’entreprise viti-vini, mais à Perwez cette fois. Son travail de fin d’études porte sur la création d’un complexe oenotouristique…

« Nous avons alors planté en 2020 deux parcelles, une de 2000 pieds et une seconde de 3500 pieds, uniquement de Solaris. Je voulais un produit simple, pour être autonome par la suite sur la vinification. Avec l’aide de Thomas Heeren, notre maître de chai, nous avons décidé de produire un vin vif et frais, de Solaris, en y apportant les arômes plus gras de Chardonnay que j’achète sur grappes à la Ferme des Hêtres, et que nous pressons ici dans notre cuverie. »

Conscient que la rentabilité d’une vigne en Belgique est insuffisante pour vivre, le couple se lance dans un projet œnotouristique avec quatre logements dans des barriques géantes (26m² avec jacuzzi extérieur) ainsi qu’un chalet de 65m² pour 4 personnes avec deux chambres. A terme, le projet verra 3 cabanes supplémentaires de 2 personnes chacune avec jacuzzi privatif.

Les formalités urbanistiques ayant pris du temps, la vigne a pris le dessus dans le projet, mais pas pour longtemps, car l’ensemble du complexe sera inauguré en avril prochain.

« Afin de privilégier le circuit court, le premier millésime 2022 est vendu actuellement au Domaine (le mercredi de 16h à 18h) et au Restaurant-Ecailler « Chez Louis » (à déguster sur place ou à emporter). D’ici quelques mois, la production sera de 9000 bouteilles (contre 3800 actuellement) et montera à 15-20.000 bouteilles à terme. »

Infos : www.domainedebiamont.be/

Domaine de Longuesault :
la vigne à la ferme (Hainaut)

Situé au sud de Tournai, à Ere, le Domaine viticole de Longuesault (2,8ha) a été implanté en avril 2020 par Philippe Couplet et son épouse, Lara Safiannikoff. Il s’intègre harmonieusement aux activités agricoles de la famille, qui exploite depuis le siècle dernier plus d’une centaine d’hectares dédiés aux grandes cultures telles que le blé, la betterave et les pommes de terre, ainsi qu’à l’élevage.

En Wallonie picarde, le nom de Couplet est avant tout  lié à la sucrerie familiale « Couplet Sugars », leader mondial du sucre perlé depuis près de 175 ans et installée à Brunehaut. Les membres de cette famille aux multiples ramifications se sont distingués chacun à leur manière, que ce soit en politique ou dans les affaires.

Parmi ceux-ci, les parents et grands-parents de Philippe Couplet ont développé au siècle dernier des activités d’élevage et de grandes cultures dans une magnifique ferme située à Ere, à quelques kilomètres au sud de Tournai. En 2016, Philippe Couplet, son épouse Lara et leurs enfants, décident de quitter Bruxelles pour revenir sur les terres familiales et réaménagent une moitié du bâtiment inoccupée depuis le décès de la grand-mère.

Le vignoble s’étend sur trois parcelles, totalisant 2,8 hectares, et a débuté sa culture en mode biologique avec exclusivement des cépages résistants. Depuis septembre 2023, le vignoble est officiellement certifié biologique par Certisys.

« Pourquoi les cépages interspécifiques? », explique le couple, « nous aurions pu choisir les cépages classiques français, mais si c’est pour refaire la même chose que nos voisins, cela n’a pas d’intérêt. Nous voulions nous tourner vers des cépages adaptés à notre climat, qui nous permettent de produire des vins originaux en harmonie avec leur environnement. Produire en “bio” était très important pour nous, tant sur un point environnemental que qualitatif. »

Les cépages plantés comprennent le Regent, le Cabernet cortis et le Rondo pour les vins rouges, tandis que le Souvignier gris, le Johanniter et le Muscaris sont choisis pour les vins blancs.

La première récolte a eu lieu en 2022, et les deux premiers vins ont été commercialisés à l’automne dernier d’août 2023 : un vin blanc résultant de l’assemblage des trois variétés blanches, et un vin rouge excluant le Rondo, réservé actuellement pour les bulles rosées en cours de maturation. Le domaine cultive également un peu de Muscat bleu destiné à la table.

Infos : domainedelonguesault.be

Aux portes de Bruxelles :
le domaine du Krayenberg (Brabant)

Situé à deux pas de la frontière bruxelloise, le vignoble du Krayenberg représente un exemple remarquable des vignobles établis au cours des trois dernières années.

Sa taille favorise une gestion responsable en famille ou entre amis, tandis que le choix délibéré de variétés résistantes témoigne de l’engagement des propriétaires en faveur d’une viticulture respectueuse de l’environnement.

Le domaine s’étend sur six hectares, dont 1,5ha dédié aux vignes. Il abrite une ancienne ferme et d’immenses prairies autrefois occupées par les vaches et moutons des fermiers voisins.

Conseiller politique depuis vingt ans, Laurent Demarque choisit, après les élections de 2019, de réduire son temps de travail pour se consacrer à sa nouvelle passion de vigneron. Il se forme par correspondance en France et effectue des stages en Champagne, mais aussi en Brabant flamand, au Wijndomein Dappersveld notamment.

Parmi les variétés sélectionnées, on compte 1750 pieds de Souvignier gris, 1900 de Johanniter, 1200 de Bronner et 660 de Muscaris. Ces variétés promettent la production de vins tranquilles, en solo ou en assemblage, ainsi que des vins effervescents, représentant le créneau choisi pour les futurs vins du Krayenberg.

Après quelques bouteilles issues de la récolte de 2022, la production a permis de sortir 2500 litres de bulles en 2023, ainsi que 800 bouteilles de Muscaris et atteindra 10 à 15.000 bouteilles en rythme de croisière.

Elles sont vendues dans plusieurs bars à vins (Wine Fever, Wine Club) et restos des environs ou par Oeno Belgium, mais aussi aux promeneurs du dimanche qui profitent du charme de la région…

A noter que la Brasserie Surréaliste a réalisé une bière avec des raisins de Muscaris provenant du domaine.

Infos : www.krayenberg.be

Raphaël Wadeleux et son Clos de Lognay sur les coteaux de Bolland (Liège)

Technicien d’appareils de dialyse dans un centre hospitalier à Verviers et à Malmédy, Raphaël Wadeleux est aussi grand amateur de vin, il plante ses premières vignes en 2016 et s’en occupe après ses heures de travail…

Tout commence en réalité quelques années plus tôt, en 2008, lorsqu’il rencontre Philippe Grafé. Sur ses conseils, Il déguste des vins issus de diverses variétés, fait quelques tests « par-ci, par là » et finit par opter, huit ans plus tard, pour le Johanniter et le Solaris en blanc, et le Dornfelder (un cépage classique, celui-là).

L’acquisition d’un coteau pentu de 0,7ha à l’arrière de sa maison à Bolland donne enfin forme à son hobby. A l’époque, il est le premier à planter dans cette région, et aujourd’hui, on dénombre, outre la la coopérative Vin du Pays de Herve et ses voisins de Montzen, le domaine de la Bouhouille à Blégny, Les Sarments à Clermont, Vinadis à Dison ou bien sûr, Benoît Heggen à Warsage, mais lui, il est présent depuis 25 ans…

Les quatre premières années du Clos Lognay sont plus que difficiles : petite récolte en 2018 (il est encore trop tôt), gelées en 2019 et 2020, et météo « foireuse » en 2021 et à nouveau une petite récolte. A peine de quoi produire 300 bouteilles de Johanniter et de Rondo qui ne sont pas commercialisées. Un système d’aspersion permet aujourd’hui de passer outre ces problèmes de gelées.

La qualité du Dornfelder n’étant pas au rendez-vous, il l’arrache en 2022 et la remplace par du Divico (première cuvée en 2026) et ajoute un peu de Muscaris en blanc.

2022 marque la renaissance, avec la première bonne récolte, permettant de sortir 700 rouges et 700 blancs. L’année suivante, en 2023, « c’est finalement une bonne année », admet Raphaël, avec 1000 blancs et 700 rouges. La commercialisation peut donc « vraiment » démarrer avec des ventes à domicile, ainsi que dans l’une ou l’autre ferme ou restaurant à Blegny et à Herve.

Plusieurs cuvées portant le nom de membres de sa famille sont dorénavant proposées aux amateurs et élaborées à la mode bio, mais sans certification, avec de moins en moins de sulfites ajoutés au fil des années, mais on est encore loin du vin nature.

Ici aussi, l’oenotourisme va permettre de développer l’activité et augmenter les revenus : un gîte pour 15 personnes est en cours d’aménagement dans « le Château Lognay », une vaste demeure familiale un peu plus bas dans la rue. Elle  permettra des dégustations de vin et de produits locaux, ou du team building. A suivre…

Infos : page Facebook

Reportages et photos : Marc Vanel

A LIRE AUSSI…

Les activités de nos membres en février-mars

Domaine de Longuesault (Ere)

Situé au sud de Tournai, à Ere, le Domaine viticole de Longuesault (2,8ha) a été implanté en avril 2020 par Philippe Couplet et son épouse, Lara Safiannikoff. Il s’intègre harmonieusement aux activités agricoles de la famille, qui exploite depuis le siècle dernier plus d’une centaine d’hectares dédiés aux grandes cultures telles que le blé, la betterave et les pommes de terre, ainsi qu’à l’élevage.

En Wallonie picarde, le nom de Couplet est avant tout  lié à la sucrerie familiale « Couplet Sugars », leader mondial du sucre perlé depuis près de 175 ans et installée à Brunehaut. Les membres de cette famille aux multiples ramifications se sont distingués chacun à leur manière, que ce soit en politique ou dans les affaires.

Parmi ceux-ci, les parents et grands-parents de Philippe Couplet ont développé au siècle dernier des activités d’élevage et de grandes cultures dans une magnifique ferme située à Ere, à quelques kilomètres au sud de Tournai. En 2016, Philippe Couplet, son épouse Lara et leurs enfants, décident de quitter Bruxelles pour revenir sur les terres familiales et réaménagent une moitié du bâtiment inoccupée depuis le décès de la grand-mère.

Le vignoble s’étend sur trois parcelles, totalisant 2,8 hectares, et a débuté sa culture en mode biologique avec exclusivement des cépages résistants. Depuis septembre 2023, le vignoble est officiellement certifié biologique par Certisys.

« Pourquoi les cépages interspécifiques? », explique le couple, « nous aurions pu choisir les cépages classiques français, mais si c’est pour refaire la même chose que nos voisins, cela n’a pas d’intérêt. Nous voulions nous tourner vers des cépages adaptés à notre climat, qui nous permettent de produire des vins originaux en harmonie avec leur environnement. Produire en “bio” était très important pour nous, tant sur un point environnemental que qualitatif. »

Les cépages plantés comprennent le Regent, le Cabernet cortis et le Rondo pour les vins rouges, tandis que le Souvignier gris, le Johanniter et le Muscaris sont choisis pour les vins blancs.

La première récolte a eu lieu en 2022, et les deux premiers vins ont été commercialisés à l’automne dernier d’août 2023 : un vin blanc résultant de l’assemblage des trois variétés blanches, et un vin rouge excluant le Rondo, réservé actuellement pour les bulles rosées en cours de maturation. Le domaine cultive également un peu de Muscat bleu destiné à la table.

Infos : domainedelonguesault.be

Le domaine du Krayenberg (Brabant)

Situé à deux pas de la frontière bruxelloise, le vignoble du Krayenberg représente un exemple remarquable des vignobles établis au cours des trois dernières années. Sa taille favorise une gestion responsable en famille ou entre amis, tandis que le choix délibéré de variétés résistantes témoigne de l’engagement des propriétaires en faveur d’une viticulture respectueuse de l’environnement.

Le domaine s’étend sur six hectares, dont 1,5ha dédié aux vignes. Il abrite une ancienne ferme et d’immenses prairies autrefois occupées par les vaches et moutons des fermiers voisins.

Conseiller politique depuis vingt ans, Laurent Demarque choisit, après les élections de 2019, de réduire son temps de travail pour se consacrer à sa nouvelle passion de vigneron. Il se forme par correspondance en France et effectue des stages en Champagne, mais aussi en Brabant flamand, au Wijndomein Dappersveld notamment.

Parmi les variétés sélectionnées, on compte 1750 pieds de Souvignier gris, 1900 de Johanniter, 1200 de Bronner et 660 de Muscaris. Ces variétés promettent la production de vins tranquilles, en solo ou en assemblage, ainsi que des vins effervescents, représentant le créneau choisi pour les futurs vins du Krayenberg.

Après quelques bouteilles issues de la récolte de 2022, la production a permis de sortir 2500 litres de bulles en 2023, ainsi que 800 bouteilles de Muscaris et atteindra 10 à 15.000 bouteilles en rythme de croisière.

Elles sont vendues dans plusieurs bars à vins (Wine Fever, Wine Club) et restos des environs ou par Oeno Belgium, mais aussi aux promeneurs du dimanche qui profitent du charme de la région…

A noter que la Brasserie Surréaliste a réalisé une bière avec des raisins de Muscaris provenant du domaine.

Infos : www.krayenberg.be