Clos Lognay (Bolland)

Technicien d’appareils de dialyse dans un centre hospitalier à Verviers et à Malmédy, Raphaël Wadeleux est aussi grand amateur de vin, il plante ses premières vignes en 2016 et s’en occupe après ses heures de travail…

Tout commence en réalité quelques années plus tôt, en 2008, lorsqu’il rencontre Philippe Grafé. Sur ses conseils, Il déguste des vins issus de diverses variétés, fait quelques tests « par-ci, par là » et finit par opter, huit ans plus tard, pour le Johanniter et le Solaris en blanc, et le Dornfelder (un cépage classique, celui-là).

L’acquisition d’un coteau pentu de 0,7ha à l’arrière de sa maison à Bolland donne enfin forme à son hobby. A l’époque, il est le premier à planter dans cette région, et aujourd’hui, on dénombre, outre la la coopérative Vin du Pays de Herve et ses voisins de Montzen, le domaine de la Bouhouille à Blégny, Les Sarments à Clermont, Vinadis à Dison ou bien sûr, Benoît Heggen à Warsage, mais lui, il est présent depuis 25 ans…

Les quatre premières années du Clos Lognay sont plus que difficiles : petite récolte en 2018 (il est encore trop tôt), gelées en 2019 et 2020, et météo « foireuse » en 2021 et à nouveau une petite récolte. A peine de quoi produire 300 bouteilles de Johanniter et de Rondo qui ne sont pas commercialisées. Un système d’aspersion permet aujourd’hui de passer outre ces problèmes de gelées.

La qualité du Dornfelder n’étant pas au rendez-vous, il l’arrache en 2022 et la remplace par du Divico (première cuvée en 2026) et ajoute un peu de Muscaris en blanc.

2022 marque la renaissance, avec la première bonne récolte, permettant de sortir 700 rouges et 700 blancs. L’année suivante, en 2023, « c’est finalement une bonne année », admet Raphaël, avec 1000 blancs et 700 rouges. La commercialisation peut donc « vraiment » démarrer avec des ventes à domicile, ainsi que dans l’une ou l’autre ferme ou restaurant à Blegny et à Herve.

Plusieurs cuvées portant le nom de membres de sa famille sont dorénavant proposées aux amateurs et élaborées à la mode bio, mais sans certification, avec de moins en moins de sulfites ajoutés au fil des années, mais on est encore loin du vin nature.

Ici aussi, l’oenotourisme va permettre de développer l’activité et augmenter les revenus : un gîte pour 15 personnes est en cours d’aménagement dans « le Château Lognay », une vaste demeure familiale un peu plus bas dans la rue. Elle  permettra des dégustations de vin et de produits locaux, ou du team building. A suivre…

Infos : page Facebook

Vignoble des Trois Rois (Hermée et Visé)

Incarnant la troisième génération d’une famille d’arboriculteurs (45ha de poiriers et 5 de pommiers), Samuel Deuse possède des terres juste à côté de certaines parcelles de Vin de Liège. Impressionné par le dynamisme de cette coopérative, il décide de se lancer lui aussi dans la viticulture en plantant à partir de 2021, 8.5 hectares de vignes à Hermée et à Visé (sur le lieu-dit des Trois Rois), le projet étant d’atteindre 12ha d’ici 2026.

Originalité du projet, Samuel a opté pour cinq variétés résistantes (Solaris, Muscaris, Cabernet cortis, Souvignier gris, Johanniter), mais auxquelles il a ajouté du Chardonnay.

Ne pouvant s’occuper à la fois des arbres fruitiers et des pieds de vignes, Samuel Deuse a confié le suivi de ses cultures et l’élaboration de ses vins aux conseillers du cabinet de Stéphane Derenoncourt qui se disent conquis par le projet. Les premières bouteilles sont sorties début 2023, et répondent aux espoirs du jeune vigneron.

Cinq cuvées sont actuellement en vente sur le site du domaine: quatre blancs (dont L’Aube, tout récemment) et un rosé. Des bulles de Johanniter et de Souvignier gris devraient être disponibles pour 2025. Quant au rouge, il sera élaboré à base de Cabernet cortis, mais il doit encore grandir un peu…

Enfin, grâce à un “crowdfunding en contrepartie”, Samuel et son épouse Marie ont recueilli l’an dernier les fonds nécessaires à l’aménagement d’un chai sur la parcelle de Hermée, permettant au domaine d’être désormais autonome.

Plus d’infos sur le site du vignoble : vignoble3rois.be

Domaine XXV – Vins des Cinq (Couthuin)

Pratiquant également l’œnotourisme : le domaine XXV ou Vins des Cinq est situé à Couthuin (Heron), entre Namur, Liège et Huy. Son nom étrange renvoie en fait aux cinq frères et sœur de la famille Grégoire (Dominique, Denis, Renaud, Damien et Jérôme) qui décident en 2017 d’acheter un terrain de 20 hectares, dont 15 de terres agricoles, au cœur du massif forestier de 100 hectares transmis par leurs parents.

A l’époque, la petite bande ne savait encore que faire de cet espace et ne se doutait pas que leur vie allait s’accélérer avec le développement d’un vignoble, mais l’idée arrive rapidement sur le tapis (végétal).

Après avoir fait effectuer des analyses de sols et pris des conseils en Belgique et en France, les Cinq optent pour les cépages de type Vitis vinifera et pour l’agriculture bio dès le départ. Ni désherbant chimique, ni pesticide ni aucun engrais chimique ne sont utilisés dans le vignoble : toute l’agriculture biologique, et rien que l’agriculture biologique.

La plantation des différentes variétés s’est faite en plusieurs phases depuis 2018 : Chardonnay, Pinot gris, Pinot meunier, Pinot noir et Müller-thurgau. La surface totale actuelle est de 8ha et déjà se dessine le projet de 1,5 ou 2ha de plus en 2026, en biodynamie cette fois, juste évolution des choses.

Souhaitant mettre toutes les chances de leur côté, les Grégoire ont fait appel aux conseils du  Cabinet français Derenoncourt Consultants qui conseille également le Vignoble des Trois Rois à Oupeye (voir ci-après).

Dominant la propriété, une ancienne fermette qui tombait en ruines a été transformée en un double gîte très moderne, de 3 et 5 chambres (4 et 8 lits), pouvant accueillir 4, 8 ou 12 personnes. Plusieurs sentiers de randonnées privées ont également été aménagés dans les bois environnants. Les itinéraires sont disponibles sous forme plastifiée dans les deux gîtes.

Enfin, une dizaine de panneaux didactiques ponctue la promenade et permet aux visiteurs de découvrir les richesses du lieu.

Réservations via xxvhouse.be ou les sites de locations touristiques en ligne.

Infos : www.xxv.be

Le Domaine des Hêtres (Rosoux)

Située à Rosoux en Hesbaye dans une ancienne distillerie, la Ferme des Hêtres a été rachetée par la famille Goffin dans les années 1960. Elle est à présent exploitée par les petits-enfants Alexandre et Nicolas, qui ont repris l’affaire en 2022, sous l’œil attentif de leurs parents Anne-Catherine et Jules-André.

Ici, on produit surtout des pommes, des poires, des cerises, des prunes, des noisettes et des asperges sur 110 hectares, mais aussi du vin. Les premiers essais de viticulture se font au début des années 2000 par Jules-André avec des cépages résistants (du Regent surtout), et le virage se fait en 2015, cinq ans après l’arrivée sur l’exploitation de Nicolas.

Celui-ci délaisse les premières variétés au profit des variétés classiques et aménage un premier chai en vue d’assurer toute la chaîne de production, y compris pour les mousseux.

Pour accompagner les asperges vertes de la ferme, l’équipe plante tout d’abord du Muscat, puis du Chardonnay et trois Pinots (blanc, gris et noir). La gamme propose désormais un Muscat sec, un Chardonnay et deux Pinots noirs élevés en cuves inox ou en fût de chêne, ainsi que trois vins mousseux élaborés selon la méthode traditionnelle : un Blanc de blancs, un Rosé et un Brut issu d’assemblage. Mais elles ne seront disponibles qu’à partir de juin 2024.

L’activité vitivinicole du Domaine des Hêtres se déploie sur cinq parcelles autour de la ferme, pour un total de 7,5 hectares de vignes. En 2023, la récolte se situait autour de 450hl dont 80% ont été  convertis en vins effervescents (Brut sans année, Blanc de Blancs, Blanc de Noirs). Cette production croissante a en outre nécessité la création d’un nouveau chai de 800m2  équipé d’une presse de 8.000kg où les grappes sont pressées entières et de gyropalettes.

Nicolas s’est associé avec un nouveau partenaire qui entrera prochainement en fonction et qui fournira des prestations à façon. A moyen terme, un gîte sera également aménagé cours d’aménagement et des circuits de promenades seront organisés.

Tous les vins et jus de raisin sont en vente directe sur place. Une boutique est également accessible le samedi de 9h à 12h, elle est ouverte tous les jours pendant la saison des asperges.

Infos : www.domainedeshetres.com

 

Le Clos de Mostombe (Landenne)

Passionné de Pinot noir et de Bourgogne, le notaire Michel d’Harveng a été piqué du virus de la viticulture en 2015, dans l’ancien vignoble de Georges Dallemagne, repris à l’époque par l’Horticole de Ohey à Coutisse. Bien décidé à planter lui-même, il racheta le matériel du sénateur et décida de convertir un terrain lui appartenant, boisé de sapins et loué pour la chasse.

Il entreprit donc d’en raser le coteau le mieux exposé (plein sud) pour planter des cépages interspécifiques : un hectare de Divico en 2018, un autre de Divona en 2019, et, enfin, un troisième hectare de Johanniter et d’Helios en 2021. Originalité : les deux vins rouges actuels du Clos de Mostombe sont vendus en bouteilles de 50 cl.

Benoît Exsteens qui fut pendant dix ans le fidèle second de Philippe Grafé au domaine du Chenoy, pilote ce développement et s’il est désormais indépendant dans l’entretien de vignobles, il est toujours présent.

Pour sa production, et dans l’espoir de développer un chai coopératif pour les vignobles d’Andenne, Michel d’Harveng racheta une ancienne scierie de 800 m2 en bord de Meuse à Thon-Samson qu’il entreprit de rénover.

Si la coopérative Vign’Andenne ne vit finalement pas le jour, « La Cuverie de Samson » quant à elle est désormais équipée d’une série de petites cuves de 2 à 50hl, permettant du mono-parcellaire ou du travail à façon. Sept à huit vignobles font appel régulièrement à ses services.

L’espace abrite également un petit laboratoire d’analyses œnologiques AOC Mosanes géré d’abord par Véronique Lidby, puis depuis mars 2023 par l’œnologue Benoît Roche. A terme, un espace de commercialisation des vins belges et une salle de dégustation sont également prévus, mais « je préfère d’abord consolider les acquis… J’aimerais également planter un quatrième hectare, déclare-t-il, mais c’est chronophage, ce n’est pas prioritaire… »

Infos : michel.dharveng@live.be, vignoble à Landenne, chai : 29 rue de Liège à 5300 Thon-Samson.

Le Vignoble de Sirault (Sirault) (Coopérative)

Accueil du public lors de la marche gourmande

En 2016, Jean-Christophe Vander Elst, pharmacien de son état, décide de planter des vignes dans son village de Sirault (entité de Saint-Ghislain). Deux premières parcelles sont plantées, l’un derrière la superette du village et l’autre à l’arrière du restaurant le Funambule. Le projet intrigue, et certains voisins, dont le médecin Pat Brunin, décident de s’impliquer à leur tour.

Eux aussi font le choix des cépages interspécifiques, résistant mieux aux maladies. En blanc, les cépages souvignier gris, johanniter et muscaris ont été privilégiés, mais du pinotin et du cabernet cortis ont également été plantés, ce qui permet de produire aujourd’hui un remarquable rosé.

Pour passer à la vitesse supérieure, la coopérative « Le Vignoble de Sirault » est créée en 2018, officiellement par 11 coopérateurs fondateurs et ouvre son capital au public. De nouvelles parcelles sont plantées, certaines dans les jardins des membres de la coopérative. La structure a recruté au fil des ans plus de 220 coopérateurs, chacun investissant de 500 à 5000 €. Le vignoble se compose désormais de dix parcelles réparties dans le village (six grandes et quatre petites) pour un total de 14.900 pieds sur ±3,5 ha supervisés par un œnologue champenois. Environ 11 à 12.000 bouteilles ont été produites en 2022, un peu moins en 2023 – comme partout – et il faudra attendre encore quelques jours pour connaître le résultat de la campagne 2024.

Un vignoble très festif

Les vins rencontrent un franc succès et le groupe des coopérateurs s’élargit pour atteindre 221 membres ! Parmi les récompenses récentes, relevons la Médaille d’or au Concours mondial de Bruxelles 2024 pour « Fine en Bulles » ainsi qu’un Coup de cœur Gault&Millau dans le guide des Vins belges ou encore la Médaille d’argent pour « A part » au Concours des Meilleurs vins belges de la VVS.

La vie du vignoble a également modifié celle du village, tant et si bien que, sous l’impulsion de Jean-Jules Frécourt, qui en est le président, la Confrérie du vignoble de Sirault a été créée, elle compte aujourd’hui une soixantaine de membres intronisés. Son rôle : assurer les bénévoles durant les travaux dans les vignes et autres activités, promouvoir le vignoble, son esprit et ses produits. Mais aussi organiser des événements : apéros le premier dimanche du mois,  marche gourmande, banquet, chasse œufnologique, visite à d’autres vignobles et confréries, etc.

[Infos : page Facebook]

Le Clos des Zouaves (Thuin)

En 2001, alors que la viticulture wallonne moderne est encore balbutiante, la Distillerie de Biercée plante 1000 pieds sur cinq parcelles des jardins suspendus à Thuin, un nombre qui passera à neuf  trois ans plus tard. Les premières vendanges ont lieu en 2003 et donnent alors 700 bouteilles de Regent qui obtiendront rapidement l’IGP Vin du pays des Jardins de Wallonie.

En 2011, l’asbl “Le vignoble thudinien” est créée autour du projet afin de lui assurer le meilleur avenir. Depuis 2012, par manque de volume, le vin est vinifié en vin doux naturel, en bouteilles de 50cl, un choix qui obligea toutefois le vignoble à sortir de l’appellation.

Aujourd’hui, la production oscille entre 700 et 1000 demi-bouteilles en année normale et jusqu’à 2000 lors de millésimes exceptionnels. Deux cents nouveaux pieds ont remplacé ceux qui étaient trop anciens.

Présidé par Véronique Thomas, le Clos des Zouaves s’intègre dans le site patrimonial remarquable de Wallonie des Jardins Suspendus de Thuin, inscrits au patrimoine exceptionnel de Wallonie.

Son nom fait référence à une unité militaire célèbre au XIXe siècle. Datant de l’époque médiévale, ces terrasses donnent une idée de ce qu’a pu être la vigne en ville voici quelques siècles. Si l’on ne peut pénétrer dans le vignoble même, celui-ci est visible depuis le sentier de promenade et vaut largement le détour. Bonne promenade.

Vignoble du Château d’Annevoie (Annevoie)

Le vignoble en 2023 – © DR

En avril 2020, le cardiologue Léopold Loumaye et son père Ernest-Tom ont planté 11.5 hectares de cépages résistants derrière le château d’Annevoie qui leur appartient. La responsabilité du domaine a été confiée à Damien Briard, vigneron-œnologue qui a passé plus de  trente ans à Bordeaux et en Champagne.

L’idée était, et est toujours, de diversifier l’activité des Jardins et du château remis en état par les Loumaye qui rencontrent Damien Briard, originaire d’Anhée, via une connaissance commune, Philippe Berger, formateur au CEFOR, qui habite lui aussi la commune.

« C’est surtout la page blanche qui m’a convaincu, expliquait Damien Briard à l’époqie. Puis aussi le fait que je savais que Philippe Grafé était intervenu pour conseiller Léopold sur les relations cépages-terroirs, car c’est lui qui m’a appris à déguster quand j’avais 16 ans, c’est amusant de le retrouver dans la boucle. Tout est à faire: les vins, la cuverie, les étiquettes, le développement… c’est un beau défi ».

Cinq variétés de vignes ont été plantées : 4ha de Johanniter et 4ha de Sauvignac pour des vins mousseux et blancs, 1.5ha de Cabaret noir, 1ha de Solaris et 1ha de Cabernet blanc. Cela permet au domaine de produire deux vins blancs tranquilles et un vin blanc en méthode traditionnelle. L’équipe envisage d’ajouter 1,5 hectare en avril 2026.

« Nous venons de perdre 10% de nos cabernets blancs le 23 mai dernier, et 2024 était un millésime difficile, j’ai vinifié le cabaret noir en macération semi-carbonique une journée, puis comme un blanc après. L’idée est de faire un rouge léger qui “pétouille” mais sur le fruit, la fraîcheur et l’élégance. Nous sortons aussi un crémant rosé 2023, à base de cabernet blanc avec une pointe de cabaret noir, le seul cépage rouge du domaine. »

Infos : Château d’Annevoie – chateaudannevoie.be
rue des jardins 41 à 5537 Annevoie

Domaine de Mehaignoul (Meux)

Situé à Meux en province de Namur, le domaine de Mehaignoul est un vignoble planté par Stephan Henry et Guillaume Grosjean et leurs épouses respectives. Il est situé dans une ferme en carré datant du 13e siècle d’une exceptionnelle authenticité. Planté en plusieurs étapes depuis 2020, le vignoble se développe actuellement sur 6,3ha et devrait atteindre à terme 10 hectares.

Le tout d’un seul tenant, juste devant la ferme, sur une terre sablo-limoneuse profonde. Ce qui permet une gestion optimisée des parcelles, notamment lors des épisodes de gel, mais surtout pour l’entretien général et quotidien du vignoble, qui devrait rapidement atteindre dix hectares. Deux variétés uniquement ici, Chardonnay et Pinot noir, avec l’ambition d’élaborer 90% d’effervescents et 10% de vins blancs tranquilles, des vins qui seront tous écoulés dans la région.

Le nouveau chai a accueilli fin 2023 les premières cuves et barriques (pour stocker des vins de réserve). Le vignoble est suivi par le conseiller phytotechnique champenois Franck Mazy (Viti-Concept) et Thomas Heeren, ce dernier étant très impliqué dans d’autres vignobles wallons. La prise de mousse est réalisée psur place par la cheffe de cave Sophie Bierlaire.

Les premiers vins ont été officiellement lancés le 21 novembre 2024 lors d’une soirée dans le restaurant éphémère du domaine, “Cocon” : “Jolies”  et “2022”, un chardo tranquille vinifié en fût de chêne.

Outre le logement de Stéphan et Rosalie Henry et de leurs 4 filles , la Ferme de Mehaignoul propose diverses salles de réception et de séminaires récemment rénovées, dont la plus grande peut accueillir jusqu’à 400 personnes à table, et 800 debout. Infos: mehaignoul.com