Vignoble des Coteaux de Lincé (Sprimont)

© Coteaux de Lincé

Situé à la confluence de l’Ourthe et de l’Amblève au sud de Liège, le vignoble des Coteaux de Lincé est né de l’amitié entre 3 familles du village passionnées de nature, de vins et de voyages.

Jean-Marc Lewalle, Philippe Leerschool et Pierre Toussaint et leurs compagnes assurent l’ensemble du processus, de la vigne à la bouteille. Le vignoble est divisé actuellement en quatre parcelles situées au cœur du village. Les premières vignes ont été plantées en 2011, puis ont suivi de nouvelles parcelles en 2016, 2019 et 2022 couvrant actuellement une surface totale de 2 ha. Les espaces non  plantés sont fauchés tardivement pour favoriser la survie des polinisateurs. Les haies naturelles sont préservées et renforcées par de nouvelles plantations d’espèces indigènes.

Toutes les interventions sont réalisées à la main ou mécaniquement sans aucun produit chimique de synthèse. Seuls le souffre minéral et le cuivre sont admis pour lutter contre les maladies cryptogamiques (mildiou, oidium…) dans le respect des prescriptions de l’agriculture biologique.

Les cépages

Le vignoble est exclusivement planté de cépages résistant aux maladies fongiques classiques de la vigne. Ce qui permet de limiter les traitements, voire de ne pas traiter du tout, et de produire des vins qui respectent le cahier des charges des vins biologiques.

La variété majoritaire est le solaris, complété par du muscaris et du johanniter en blanc et, du rondo, regent et cabernet cortis en rouge. Le groupe produit des vins légers très colorés présentant un bel équilibre entre fruits et tanins, d’une agréable douceur en bouche. Le pressage immédiat après foulage permet de réaliser des vins rosés puissants et fruités qui n’ont rien à envier aux rosés plus méridionaux…

L’équipe participe également avec le laboratoire de climatologie de l’ULiège a l’étude d’un modèle météo prévisionnel permettant d’anticiper les événements météorologiques susceptibles d’impacter la production. Un nouveau chai et un hébergement dominant les vignes sont actuellement en voie de construction.

Infos : Les Coteaux de Lincé –  NorDivin srl
rue Robespierre 5B à 4140 Sprimont – www.coteauxdelince.be

Domaine Bellum Fagetum (Beaufays)

Une partie des coopérateurs – ©BF

« Partage, rencontres et convivialité » sont les trois valeurs au centre du projet de la coopérative Bellum Fagetum lancé en 2021 à Beaufays, par Judith Michel et son compagnon Geoffrey Prinsens.

L’histoire n’était pas écrite, comme on dit dans ces cas-là. Pour éviter que de nouvelles habitations ne soient construites dans leur jardin, le couple acquiert progressivement à partir de fin 2020 cinq hectares de terrains derrière leur maison pour un projet qui n’était alors pas encore défini… mais qui deviendra rapidement un projet de vignoble.

Les premiers pieds ont été plantés en mai 2022 et une coopérative est créée. Au Domaine BF, la coopérative n’est pas juste une forme de société qui permet de collecter de l’argent. Les coopérateurs ont leur mot à dire et la moitié d’entre eux sont actifs dans les divers comités qui se réunissent au moins tous les 2 mois, en soirée.

Ici aussi, le choix des cépages résistants a été fait : johanniter, souvignier gris, solaris et muscaris. Situé sur un plateau à 270 m d’altitude alliant ensoleillement complet et excellente ventilation, le vignoble profite d’un terroir d’exception composé d’argile limoneuse et de schiste. Le tout, avec, depuis peu, les conseils avisés d’Alec Bol.

En 2025, la coopérative va plus loin et finance la plantation de 10.000 pieds (2,5ha) avec un budget de 370.000 euros intégralement apportés par les membres en un mois ! Un exemple unique en Wallonie. Bellum Fagetum passe ainsi 4,5 à 7 hectares et rassemble désormais plus de 1000 coopérateurs.

Et comme le souligne Judith, « Faire partie du projet, c’est disposer du vignoble pour s’y promener, prendre l’apéro, lire un livre, se connecter à la nature mais c’est aussi soutenir une initiative qui a pour but de reconnecter les gens entre eux et avec la nature. »

Infos : Domaine Bellum Fagetum – domainebf.be
Aux Grands Champs 47 à 4052 Beaufays (Chaudfontaine)

Vin de Liège (Heure-le-Romain)

 

Coordonnées

Rue Fragnay 44 – 4682 Heure-le-Romain
+32 4 344 00 14
info@vindeliege.be
www.vindeliege.be
facebook.com/VindeLiege/

Philosophie

Avec ses 17  hectares, Vin de Liège est un domaine viticole de référence en Wallonie et en Belgique, connu pour sa qualité et son souci de l’environnement. Par son engagement social, Vin de Liège propose un modèle économique durable.

Une idée tout droit sortie de terre !

L’idée de créer une activité viticole en région liégeoise a vu le jour au départ des activités de l’asbl La Bourrache, une entreprise de formation par le travail qui entretient des terrains sur les hauteurs de Liège.

Planté en 2010 sur plusieurs sites autour d’Heure-le-Romain, le vignoble de la coopérative Vin de Liège compte aujourd’hui 16,3ha certifiés bio depuis le début, c’est aussi le 3e plus important vignoble wallon et le plus grand vignoble de variétés interspécifiques. Blancs, rosés, rouges et effervescents ont conquis un remarquable marché en quelques années et leur qualité est plus que reconnue.

En 2011 et 2012, les membres actifs de Vin de Liège ont déployé leur énergie autour de deux axes : la définition des choix techniques du vignoble, des vins et du chai,  et la  promotion de Vin de Liège afin d’accroître sa notoriété et de convaincre de nouveaux coopérateurs privés et institutionnels. La coopérative Vin de Liège ambitionne de réconcilier l’entreprise avec les valeurs humaines et environnementales, en évitant que la recherche de profit ne soit au centre de ses préoccupations.
Les premières vendanges ont été réalisées à l’automne 2014. Elles ont permis l’élaboration de plus de 25 000 bouteilles qui ont été principalement commercialisées à partir du 23 mai 2014 lors de l’inauguration du chai. À terme, Vin de Liège compte produire plus de 100 000 bouteilles par an.

Souvent mise en exergue, la création de VDL est exemplaire, car la coopérative rassemble des partenaires privés (plus de 2300) et  publics (notamment trois fonds d’investissement wallons).

Une histoire à réappreNdre

Vivegnis, Vignette, rue de Bourgogne, Vinalmont… La mémoire viticole liégeoise regorge de lieux aux noms plutôt évocateurs. Des endroits à redécouvrir, une histoire à réapprendre. Vin de Liège vous y invite !

Principalement implantées en région liégeoise, les vignes de Vin de Liège se trouvent sur la zone située entre les basses vallées du Geer et de la Meuse. Avec son sous-sol calcaire identique à celui du Val de Loire ou de la Champagne et son climat estival légèrement plus chaud que celui du reste de la Belgique, la région réunit les conditions idéales pour produire des vins de grande qualité. Entre 2012 et aujourd’hui, un peu plus de 16,5 hectares de vignes ont été plantés.

Situé à Heure-le-Romain, le chai de Vin de Liège se distingue par son architecture aussi originale que complexe. En effet, le bâtiment a été conçu pour produire le vin selon des standards de qualité particulièrement élevés. Le chai est enterré pour permettre de travailler par gravité, tandis que les caves offrent un maximum d’espace pour les cuves thermorégulées. L’élevage du vin se pratique ainsi dans les meilleures conditions.

Au-delà de ces exigences techniques, le chai de Vin de Liège se veut le reflet des valeurs de la coopérative. C’est ainsi que l’architecte Jean-Marc Schepers a imaginé un bâtiment au design organique, qui s’intègre parfaitement dans le paysage qui l’entoure, avec notamment une magnifique toiture végétale. Construit durant l’année 2014, le chai a été inauguré en mai 2015 lors de la présentation officielle des cinq premiers vins élaborés par Vin de Liège en présence de quelques milliers de personnes. Empreinte d’émotion, cette rencontre venait couronner la concrétisation d’une formidable aventure humain.

Vin de Liège a choisi de travailler le vin à partir de cépages interspécifiques. Sélectionnées pour leurs qualités organoleptiques, ces variétés récentes sont le résultat d’un croisement entre des vignes européennes et des vignes plus résistantes. Élaborées pour s’adapter au terroir local et à ses conditions climatiques spécifiques, elles ne nécessitent que très peu de traitements.

Visite et dégustation

Pendant les heures d’ouverture du magasin, vous êtes accueilli (excepté les jours fériés) pour une mini dégustation gratuite (2 vins) :

  • Mercredi de 14 h à 18 h
  • Vendredi de 14 h à 18 h
  • Samedi de 14 h à 18 h

Toutefois, si vous souhaitez profiter d’une visite complète (vignes-chai et dégustation de 5 à 6 vins), Vin de Liège vous propose un circuit complet d’une durée d’environ 2h30. Ces visites ont généralement lieu le week-end, une fois par mois au minimum. Prix : € 15 par personne

Infos et inscriptions : info@vindeliege.be

D’autres activités, pour les entreprises ou les particuliers, sont également possibles sur demande. Par exemple :

  • Jeux d’assemblage par groupe
  • Quiz sur le vin
  • Repas commenté

Prix et infos : info@vindeliege.be

Boutique

Le magasin est ouvert mercredi, vendredi et samedi de 14 h à 18 h.

www.vindeliege.be/contact/

Salles

Enfin, les vastes salles du chai (130m²) vous permettent d’organiser votre événement autour de la thématique du Vin de Liège. Que ce soit pour un événement d’entreprise ou privé, de nombreuses formules sont envisageables. N’hésitez donc pas à contacter le vignoble afin que vos besoins soient satisfaits au mieux!
Prix et conditions sur demande auprès de Hubert Peugnieu, responsable locations et événements:
+ 32 475 65 32 18
hubert.peugnieu@vindeliege.be

www.vindeliege.be/visite-location-de-salle/

Contact

 

Le domaine des Marnières (Aubin)

Benoît Heggen est l’un des pionniers de la vigne en Wallonie. Producteur de pommes et de poires, qui produisait déjà au début des années 1990 des vins de fruits. Lors d’une soirée dans un club d’œnophiles, il décide d’essayer de faire du “vrai” vin et plante ses premiers pieds de vigne en 1995 dans son jardin (alors que sa maison n’est pas encore construite). Rien d’énorme, juste 300 pieds de Sieger, d’Auxerrois, de Pinot gris, de Riesling et de Müller-Thurgau.

Ne conservant que les variétés qui donnent les meilleurs résultats, Benoît Heggen replante à l’avant de sa propriété et en 2004 rachète les 43 ares de “La Petite Marnière” non loin de là planté de pieds hétéroclites qu’il arrache pour replanter du Pinot gris, du Chardonnay et du Pinot noir. En 2011, un fermier voisin accepte de lui louer une grande parcelle en face du fort d’Aubin-Neufchâteau, il la baptise “La Grande Marnière” et plante à nouveau du Chardonnay, Pinot noir et Pinot gris, qui vont devenir sa signature.

Aujourd’hui, Benoît exploite 5,5 hectares si l’on compte la parcelle de Zweitgelt planté en contrebas du village. Au total, 20.000 pieds, la moitié en blanc et l’autre en rouge.

“En blanc, j’ai 75% de Chardonnay, déclare-t-il, 10% de Pinot gris, mais aussi 15% de Solaris. En rouge, c’est plutôt 75% de Pinot noir, et 25 de Zweitgelt. J’ai aussi planté du Pinot Kors (rouge), parfait pour le rosé et du Pinot Kersus (blanc) idéal comme base au crémant.”

Comme il a coutume de le dire, Benoît Heggen a pour ambition de proposer un vin pour chaque moment du repas. Un Pinot gris, avec un peu de sucre résiduel pour l’apéritif, un Chardonnay passé en fût de chêne (pour soutenir son caractère fruité) pour les entrées, un Pinot noir (lui aussi passé en fût de chêne neuf) pour les repas et un vin liquoreux pour le dessert (assemblage de Chardonnay, Sieger et Pinot gris, méthode vin de paille).

“J’aimerais faire un vin qui goûte le paysage, confie-t-il. Je travaille en mono-cépage car j’ai envie que les gens puissent se dire que ce cépage-là goûte cela sur ce terroir-là, même si l’on observe des variations d’une année à l’autre.”

Benjamin, fils de la maison, fait des études d’agro à La Reid et vient en appui de son paternel. La relève se prépare…

Le Clos de Temme (Ouffet)

Vigneron à Huy, vice-président de l’AVW et président de l’Horticole et viticole de Huy, Bertrand Conchin est dans la vie… inspecteur de police. Un agenda bien chargé. Egalement passionné de viticulture, il s’est lancé dans l’aventure en 2018 grâce à la formation qu’il a acquise au vignoble du Clos Bois Marie, fondé, comme on le sait par Charles Legot dans les années soixante et, à son décès, repris par Alain Dirick, Marcel Mestrez et Frédéric Lepage. Ce vignoble occupe une place centrale dans le redémarrage de la viticulture à Huy, mais aussi en Wallonie.

Fort de son expérience, Bertrand Conchin plante en 2019 mille pieds de vignes sur une parcelle familiale et privilégie alors les variétés résistantes qu’il achète en Allemagne : 200 pieds de Satin noir (proche du Cabernet sauvignon), 100 Cabernet cortis, 100 Divona, 100 Bronner, 200 Cabernet blanc et 300 Johanniter. L’an dernier, il a ajouté 100 pieds de Sorelli, c’est, sauf erreur, le premier à le faire en Belgique.

En 2020, la récolte est faible et il assemble tous les raisins afin d’avoir 20 bouteilles d’un premier rosé. L’année suivante, il réussit à produire quelques bouteilles de crémant ainsi qu’un vin rouge et un vin blanc. En 2022, il obtient une plus grande quantité de raisins et décroche l’AOP Côte de Sambre et Meuse.

Aujourd’hui, la gamme est variée : un blanc (Bronner, Cabernet blanc et Divona), un crémant (Johanniter), ainsi qu’un vin rouge (Cabernet Cortis, Satin Noir) classique ainsi que le même vin passé en fût de chêne Barwal pendant 3 mois. Tous les vins sont dotés de l’AOP.

Pour l’heure, le Clos de Temme ne représente que 0,3 hectare, mais Bertand entend le faire passer à un hectare dans les prochaines années.

Durant les trois années de son mandat AVW, Bertrand souhaite défendre les intérêts des “petits vignerons”, c’est grâce à ceux-ci que la viticulture belge est en plein essor aujourd’hui. “Depuis quelques années, des vignobles professionnels ont fait leur arrivée en Belgique et ils sont, je pense, bien représentés au sein des administrateurs de l’AVW. Cependant, l’AVW doit être rassembleur avant tout et penser aux intérêts de tout un chacun.”

Notons que Bertrand est également associé chez Vivardent, professeur à la Reid en option viti-vini, professeur de vinification chez Perspective, consultant pour plusieurs vignobles et grand maître de la Confrérie du Vin du Perron de Huy. Infos: closdetemme.be

Domaine des Terres du Val (Wanze)

Le vignoble Terres du Val en janvier 2024

Depuis 1985, la famille Jolly a reprofilé les terres ancestrales à Vinalmont (Wanze) pour en faire un écosystème durable, relocalisant l’emploi et régénérant l’environnement. Au programme : cultures céréalières bio, développement  du complexe touristique Naxhelet (golf, spa et horeca), élevage de moutons ardennais roux, boulangerie, houblonnière et vignoble… the sky is the limit, comme disent nos voisins anglais.

Durant plusieurs années, la famille Jolly a été unie dans un partenariat (non opérationnel) dans plusieurs vignobles du sud de la France avec la famille Parmentier. Souhaitant développer un vignoble en Belgique, la famille Jolly confie à la famille Parmentier le soin de réaliser une étude de faisabilité. Ce Belge qui habite dans le Luberon possède la société Vinolis qui accompagne les viticulteurs à la création ou à l’évolution de leur vignoble et développe dorénavant divers projets en Belgique, notamment le projet de la coopérative de Perwez).

Nicolas est en outre associé à Martina Widmer, diplômée de la Haute Ecole de viticulture et d’œnologie de Changins. Ensemble, avec Charles-Edouard Jolly, ils vont préparer en 2019 le projet du vignoble des Terres du Val qui sera véritablement lancé en 2020.

Après l’analyse des sols par Lydia et Claude Bourguignon, la décision a été prise de miser sur les vins rouges tranquilles et de planter 60% des surfaces avec des variétés rouges, gamay et pinot noir. En blanc, le duo belgo-suisse a proposé le chardonnay et le chasselas, très peu répandu chez nous. Les plantations se sont déroulées sur trois ans et sur 10 hectares, en fonction des stocks de pieds disponibles.

Entretemps séduite par les effervescents de certains confrères, la famille Jolly décide d’augmenter le vignoble de huit hectares supplémentaires destinés à l’élaboration de vins effervescents.  Prévue en 2024, la plantation a toutefois été reportée à 2025, vu les conditions climatiques. Les premières bouteilles seront produites à partir de cette vendange-ci, elles trouveront naturellement place sur les tables du restaurant du complexe Naxhelet…

[Infos: www.terresduval.be]

Les Sarments (Clermont-sur-Berwinne)

Logée dans un écrin de verdure au cœur du Pays de Herve, la ferme de l’ancien château de l’Aguesse à Clermont est bordée de haies remarquables d’aubépines et de saules têtards, les écosystèmes sauvages préservés y produisent une grande diversité de fleurs et d’arbustes où viennent nicher les oiseaux et où prolifèrent des auxiliaires en tous genres.

En 2017, Valérie, descendante de la famille Desonay et ingénieure de gestion, s’est lancée dans un projet de vignoble avec son mari, Philippe Dumont, qui s’est formé pendant 2 ans en viticulture et œnologie avant de démarrer le projet.

Le couple a opté pour quatre cépages résistants : trois blancs – Johanniter, Souvignier gris et Solaris, – et un rouge – le Regent. « Il y a moyen de faire un chouette vin avec le Regent, explique Philippe, cela dépend surtout du travail à la taille, on n’obtient pas le même résultat selon la maturité…  Nous avons opté pour le bio, mais nous n’avons malheureusement pas demandé la certification tout de suite, nous sommes donc encore en conversion. Encore un peu de patience, ce sera pour fin 2025 ou début 2026. Pour moi, ce message est important, c’est une marque de confiance pour nos consommateurs qui indique que nous travaillons en cohérence avec les principes de respect de l’écosystème, etc. »

Pour l’instant, deux vins ont été élaborés. “L’envol” tout d’abord, un vin tranquille assemblant Solaris et Souvignier gris, à 600 bouteilles quasiment épuisées, et “Le Château de l’Aguesse”, un Crémant de Wallonie à 3500 bouteilles, où le Johanniter remplace le Solaris, élaboré avec l’aide de Simon Delforge (Tour de Tilice). Elevé 9 mois sur lattes, ce Brut est dosé à 7gr/l et a été dégorgé à la mi-novembre de l’année dernière.

Le domaine a complété son équipe avec Hamlet, déjà expérimenté dans le travail de la vigne et est suivi désormais par Bernard, un œnologue champenois.

Prochaine étape : la construction d’un chai partiellement enterré pour centraliser toute la production sur le domaine, il s’intègrera parfaitement dans le paysage en surplomb de la plantation. Un bâtiment séparé pour le stockage des équipements de viticulture sera construit en priorité.

Enfin, le projet permet à ceux qui partagent ses objectifs et ses valeurs de s’y investir et d’en partager la convivialité. Trois formules sont proposées : Grapillon (gratuit), Grappe (500 – contrepartie de 20 bouteilles en 10 ans) et Grappe VIP (min 63 bouteilles). Tous les détails sur sarments.be

> Château de l’Aguesse, 4890 Clermont-sur-Berwinne, tél. +32 470 17 23 52, contact@sarments.be

Clos Lognay (Bolland)

Technicien d’appareils de dialyse dans un centre hospitalier à Verviers et à Malmédy, Raphaël Wadeleux est aussi grand amateur de vin, il plante ses premières vignes en 2016 et s’en occupe après ses heures de travail…

Tout commence en réalité quelques années plus tôt, en 2008, lorsqu’il rencontre Philippe Grafé. Sur ses conseils, Il déguste des vins issus de diverses variétés, fait quelques tests « par-ci, par là » et finit par opter, huit ans plus tard, pour le Johanniter et le Solaris en blanc, et le Dornfelder (un cépage classique, celui-là).

L’acquisition d’un coteau pentu de 0,7ha à l’arrière de sa maison à Bolland donne enfin forme à son hobby. A l’époque, il est le premier à planter dans cette région, et aujourd’hui, on dénombre, outre la la coopérative Vin du Pays de Herve et ses voisins de Montzen, le domaine de la Bouhouille à Blégny, Les Sarments à Clermont, Vinadis à Dison ou bien sûr, Benoît Heggen à Warsage, mais lui, il est présent depuis 25 ans…

Les quatre premières années du Clos Lognay sont plus que difficiles : petite récolte en 2018 (il est encore trop tôt), gelées en 2019 et 2020, et météo « foireuse » en 2021 et à nouveau une petite récolte. A peine de quoi produire 300 bouteilles de Johanniter et de Rondo qui ne sont pas commercialisées. Un système d’aspersion permet aujourd’hui de passer outre ces problèmes de gelées.

La qualité du Dornfelder n’étant pas au rendez-vous, il l’arrache en 2022 et la remplace par du Divico (première cuvée en 2026) et ajoute un peu de Muscaris en blanc.

2022 marque la renaissance, avec la première bonne récolte, permettant de sortir 700 rouges et 700 blancs. L’année suivante, en 2023, « c’est finalement une bonne année », admet Raphaël, avec 1000 blancs et 700 rouges. La commercialisation peut donc « vraiment » démarrer avec des ventes à domicile, ainsi que dans l’une ou l’autre ferme ou restaurant à Blegny et à Herve.

Plusieurs cuvées portant le nom de membres de sa famille sont dorénavant proposées aux amateurs et élaborées à la mode bio, mais sans certification, avec de moins en moins de sulfites ajoutés au fil des années, mais on est encore loin du vin nature.

Ici aussi, l’oenotourisme va permettre de développer l’activité et augmenter les revenus : un gîte pour 15 personnes est en cours d’aménagement dans « le Château Lognay », une vaste demeure familiale un peu plus bas dans la rue. Elle  permettra des dégustations de vin et de produits locaux, ou du team building. A suivre…

Infos : page Facebook

Vignoble des Trois Rois (Hermée et Visé)

Incarnant la troisième génération d’une famille d’arboriculteurs (45ha de poiriers et 5 de pommiers), Samuel Deuse possède des terres juste à côté de certaines parcelles de Vin de Liège. Impressionné par le dynamisme de cette coopérative, il décide de se lancer lui aussi dans la viticulture en plantant à partir de 2021, 8.5 hectares de vignes à Hermée et à Visé (sur le lieu-dit des Trois Rois), le projet étant d’atteindre 12ha d’ici 2026.

Originalité du projet, Samuel a opté pour cinq variétés résistantes (Solaris, Muscaris, Cabernet cortis, Souvignier gris, Johanniter), mais auxquelles il a ajouté du Chardonnay.

Ne pouvant s’occuper à la fois des arbres fruitiers et des pieds de vignes, Samuel Deuse a confié le suivi de ses cultures et l’élaboration de ses vins aux conseillers du cabinet de Stéphane Derenoncourt qui se disent conquis par le projet. Les premières bouteilles sont sorties début 2023, et répondent aux espoirs du jeune vigneron.

Cinq cuvées sont actuellement en vente sur le site du domaine: quatre blancs (dont L’Aube, tout récemment) et un rosé. Des bulles de Johanniter et de Souvignier gris devraient être disponibles pour 2025. Quant au rouge, il sera élaboré à base de Cabernet cortis, mais il doit encore grandir un peu…

Enfin, grâce à un “crowdfunding en contrepartie”, Samuel et son épouse Marie ont recueilli l’an dernier les fonds nécessaires à l’aménagement d’un chai sur la parcelle de Hermée, permettant au domaine d’être désormais autonome.

Plus d’infos sur le site du vignoble : vignoble3rois.be

Domaine XXV – Vins des Cinq (Couthuin)

Pratiquant également l’œnotourisme : le domaine XXV ou Vins des Cinq est situé à Couthuin (Heron), entre Namur, Liège et Huy. Son nom étrange renvoie en fait aux cinq frères et sœur de la famille Grégoire (Dominique, Denis, Renaud, Damien et Jérôme) qui décident en 2017 d’acheter un terrain de 20 hectares, dont 15 de terres agricoles, au cœur du massif forestier de 100 hectares transmis par leurs parents.

A l’époque, la petite bande ne savait encore que faire de cet espace et ne se doutait pas que leur vie allait s’accélérer avec le développement d’un vignoble, mais l’idée arrive rapidement sur le tapis (végétal).

Après avoir fait effectuer des analyses de sols et pris des conseils en Belgique et en France, les Cinq optent pour les cépages de type Vitis vinifera et pour l’agriculture bio dès le départ. Ni désherbant chimique, ni pesticide ni aucun engrais chimique ne sont utilisés dans le vignoble : toute l’agriculture biologique, et rien que l’agriculture biologique.

La plantation des différentes variétés s’est faite en plusieurs phases depuis 2018 : Chardonnay, Pinot gris, Pinot meunier, Pinot noir et Müller-thurgau. La surface totale actuelle est de 8ha et déjà se dessine le projet de 1,5 ou 2ha de plus en 2026, en biodynamie cette fois, juste évolution des choses.

Souhaitant mettre toutes les chances de leur côté, les Grégoire ont fait appel aux conseils du  Cabinet français Derenoncourt Consultants qui conseille également le Vignoble des Trois Rois à Oupeye (voir ci-après).

Dominant la propriété, une ancienne fermette qui tombait en ruines a été transformée en un double gîte très moderne, de 3 et 5 chambres (4 et 8 lits), pouvant accueillir 4, 8 ou 12 personnes. Plusieurs sentiers de randonnées privées ont également été aménagés dans les bois environnants. Les itinéraires sont disponibles sous forme plastifiée dans les deux gîtes.

Enfin, une dizaine de panneaux didactiques ponctue la promenade et permet aux visiteurs de découvrir les richesses du lieu.

Réservations via xxvhouse.be ou les sites de locations touristiques en ligne.

Infos : www.xxv.be