Château Bon Baron (Dinant)

Coordonnées

Route de la Voie cuivrée 41 – 5503 Sorinnes (Dinant)
info@bonbaron.com
www.bonbaron.com
facebook.com/Chateau-Bon-Baron-Cool-Climate-Wines-1792492231051584/

Philosophie

Être vigneronne est pour moi un « ART DE VIVRE »,  une façon de vivre. La durabilité est une partie très importante de cet art. Ma quête n’est pas encore terminée.

De tous les trésors dont la terre peut se vanter, un bon verre de vin entre amis est très apprécié. Vous serez toujours le bienvenu comme ami au Château Bon Baron!

Notre secret

La qualité ne passe jamais de mode – Quality never goes out of style!

PIONNIERS DANS UN NOUVEAU PAYS DU VIN

Il y a 20 ans, il n’était pas facile, en tant que Néerlandais en Belgique francophone, de créer un nouveau domaine viticole dans un pays qui n’était pas viticole, où les vignobles avaient disparu depuis des siècles et où les connaissances et le savoir-faire s’étaient perdus depuis des générations. Cependant, partout dans les villages wallons de la Meuse, des indications claires remontent à l’Antiquité: «Rue du Vigneron, impasse de Vigne, Walgrappe, etc.

Le seul moyen était de construire un domaine entièrement privé à partir de rien, et c’est exactement ce que Jeanette et Piotr ont fait au début des années 2000 quand ils ont acheté un château dans la vallée de la Meuse près de Dinant et l’ont appelé « Château Bon Baron ». Le domaine n’avait aucun vignoble, à part deux vignes de 100 ans dans la serre  derrière la maison,  et était complètement inconnu.

Après avoir étudié l’évolution du climat des 50 dernières années et la composition riche et variée des sols, Jeanette et Piotr ont principalement développé un intérêt pour les sols environnants. Les mêmes raisons ont conduit à l’achat ultérieur de Divo Nanto, à l’entrée de Dinant. Ces terroirs avec une excellente exposition leur ont donné l’occasion de planter exclusivement des cépages viticoles (vitis vinifera) historiques.

Ils possèdent maintenant plusieurs vignobles fantastiques, 17 hectares au total, dont les fameuses Terrasses Valburnot, d’où provient le Pinot Noir Trésor. Afin de mieux connaître les cépages, Jeanette a commencé à produire principalement des vins monocépages finis, secs, répondant aux normes les plus strictes et immédiatement appréciés de la haute gastronomie belge. Avec les formations viticoles et gastronomiques nécessaires, dont l’une à l’Académie de gastronomie de Peter Klosse, elle a réussi à étendre son expertise dans un domaine comptant le plus grand nombre de cépages différents en Belgique. Outre les classiques des vins blancs, sa spécialité principale est devenue les vins rouges de grande classe. Elle a été pionnière, à la limite des possibilités offertes par la Belgique en matière de climat et de terroir. Pendant ce temps, les dégustateurs et les négociants les plus expérimentés reconnaissent année après année que la qualité de ses vins est excellente. Le mur de la renommée avec de nombreux certificats de prix nationaux et internationaux démontre le succès imparable.

Depuis ses débuts, Jeanette s’est lancée dans la viticulture durable et responsable. La durabilité seule n’est pas responsable de la qualité des raisins et du vin, dit-elle, mais elle contribue certainement à la qualité de la vie, à la qualité du sol et finalement à la pureté du fruit. Un autre facteur important est le rendement. Pour contrôler le rendement, elle applique une récolte en vert et une pré-récolte sélective afin de favoriser la maturité.

« Faire du vin n’est pas si difficile, explique-t-elle, c’est en réalité la simplicité même. Cependant, il s’agit d’une attention constante. Cultiver du raisin, c’est comme cultiver son propre parcours de vie. Vous pouvez comparer la viticulture avec le sport de haut niveau. Vous ne pouvez applaudir que lorsque vous avez atteint la ligne d’arrivée. Une sélection rigoureuse dans le vignoble et plus tard dans le domaine, lors de la récolte, le retrait des grappes imparfaites, le choix de l’enlèvement ou non, la macération à froid, la fermentation lente, le pigeage et / ou le remontage à l’aide de techniques à température contrôlée, l’élevage en barriques de chêne neuves jusqu’à 24 mois et parfois plus longtemps et la mise en bouteille avec le plus haut savoir technologique. »

Pour offrir les vins de Château Bon Baron à la lumière internationale,  dès le premier jour, Jeanette a  présenté ses vins de manière commerciale lors de foires internationales. Cela s’est avéré être un test majeur, examen et inspection par des collègues étrangers. Des vignerons étrangers qui viennent régulièrement encore goûter les vins de Château Bon Baron. Plus tard, des amitiés ont émergé et de nombreux vignobles de renommée internationale ont visité les caves de Château Bon Baron et dégusté ses vins. Des conseils sincères et précieux sont régulièrement échangés. Les salons donnent également une grande visibilité et permettent au grand public de comparer directement les vins du Château Bon Baron avec les vins des pays qui nous entourent et il n’y a rien à craindre. Afin d’harmoniser savoir et professionnalisme à l’ère des techniques sans cesse innovantes et des savoirs classiques renouvelés, Château Bon Baron participe à des congrès internationaux où siègent des vignobles de renommée mondiale.

Visites et dégustation

Le Château Bon Baron organise des Tour & Tastings  privés de 1h à 1h30 de trois types : Standard , Standard Plus, Masterclass autour des 25 € par personne, en fonction du type et du  nombre de visiteurs.

Réservation et information

par SMS  + 32 497 70 03 03

par mail      info@bonbaron.com

Contact

 

Le domaine des Marnières (Aubin)

Benoît Heggen est l’un des pionniers de la vigne en Wallonie. Producteur de pommes et de poires, qui produisait déjà au début des années 1990 des vins de fruits. Lors d’une soirée dans un club d’œnophiles, il décide d’essayer de faire du “vrai” vin et plante ses premiers pieds de vigne en 1995 dans son jardin (alors que sa maison n’est pas encore construite). Rien d’énorme, juste 300 pieds de Sieger, d’Auxerrois, de Pinot gris, de Riesling et de Müller-Thurgau.

Ne conservant que les variétés qui donnent les meilleurs résultats, Benoît Heggen replante à l’avant de sa propriété et en 2004 rachète les 43 ares de “La Petite Marnière” non loin de là planté de pieds hétéroclites qu’il arrache pour replanter du Pinot gris, du Chardonnay et du Pinot noir. En 2011, un fermier voisin accepte de lui louer une grande parcelle en face du fort d’Aubin-Neufchâteau, il la baptise “La Grande Marnière” et plante à nouveau du Chardonnay, Pinot noir et Pinot gris, qui vont devenir sa signature.

Aujourd’hui, Benoît exploite 5,5 hectares si l’on compte la parcelle de Zweitgelt planté en contrebas du village. Au total, 20.000 pieds, la moitié en blanc et l’autre en rouge.

“En blanc, j’ai 75% de Chardonnay, déclare-t-il, 10% de Pinot gris, mais aussi 15% de Solaris. En rouge, c’est plutôt 75% de Pinot noir, et 25 de Zweitgelt. J’ai aussi planté du Pinot Kors (rouge), parfait pour le rosé et du Pinot Kersus (blanc) idéal comme base au crémant.”

Comme il a coutume de le dire, Benoît Heggen a pour ambition de proposer un vin pour chaque moment du repas. Un Pinot gris, avec un peu de sucre résiduel pour l’apéritif, un Chardonnay passé en fût de chêne (pour soutenir son caractère fruité) pour les entrées, un Pinot noir (lui aussi passé en fût de chêne neuf) pour les repas et un vin liquoreux pour le dessert (assemblage de Chardonnay, Sieger et Pinot gris, méthode vin de paille).

“J’aimerais faire un vin qui goûte le paysage, confie-t-il. Je travaille en mono-cépage car j’ai envie que les gens puissent se dire que ce cépage-là goûte cela sur ce terroir-là, même si l’on observe des variations d’une année à l’autre.”

Benjamin, fils de la maison, fait des études d’agro à La Reid et vient en appui de son paternel. La relève se prépare…

Vignoble du Garde Loup (Sivry-Rance)

Située à Sivry-Rance, la Ferme du Gard date de 1616 et a toujours été directement ou indirectement gérée par la famille Lobet. Depuis de longues annéees, Camille Lobet et son épouse Marie ont maintenu une double activité au lieu : l’élevage de blancs bleus belges et le développement d’activités pédagogiques de sensibilisation des enfants et des adolescents à l’agriculture et à l’alimentation en lien avec le terroir.

Membre de Confrérie de la Jurade princière de Chimay, le couple rencontre la Confrérie des Bienheureux de Dambacq-la-Ville en Alsace, et s’enthousiasme pour la viticulture. Tant et si bien qu’en 2019 ils décident  de planter 4000 pieds de vignes de cépages alsaciens sur un terrain attenant à la ferme : Pinot blanc, Pinot noir, Auxerrois et Chardonnay. En 2023, ils ont ajouté du Pinot kors.

En 2022, ils plantent 500 pieds de plus et encore 250 l’année suivante, pour arriver à 1,5ha environ. Intéressé par la reprise future de l’exploitation agricole, leur petit-fils Cyril vient entretemps épauler son grand-père dans les vignes et décide de se former à la HECH Isia de Huy (graduat en agronomie et gestion) – des études qui lui ont permis notamment d’effectuer un stage au Vignoble du Château de Bousval.

Les deux hommes plongent donc de concert dans la viticulture et apprennent en marchant. Les trois premières cuvées de 2022 (3×100 bouteilles) sont sorties à la mi-2023 et ont été baptisées “Regard de Loup”, “Louvard” et “K 1000” et ont surpris tous les amateurs par leur équilibre et leur finesse.

En 2023, avec la maigre récolte, le domaine du Garde Loup a décidé de ne produire qu’un rosé sorti en janvier 2024, « Le chevrosé », une allusion au nom wallon (chèvrotin) des habitants de Sivry-Rance.

En vente au chai, 21 rue du Gard, à 6470 Sivry.

[Infos: la-ferme-du-gard.be]

Domaine de Mehaignoul (Meux)


Situé à Meux, le domaine de Mehaignoul est un vignoble planté par Stephan Henry et Guillaume Grosjean et leurs épouses respectives. Il est situé dans une ferme en carré datant du 13e siècle d’une exceptionnelle authenticité. Planté en plusieurs étapes depuis 2020, le vignoble se développe actuellement sur 6,3ha et devrait atteindre à terme 10 hectares.

Le tout d’un seul tenant, juste devant la ferme, sur une terre sablo-limoneuse profonde. Ce qui permet une gestion optimisée des parcelles, notamment lors des épisodes de gel, mais surtout pour l’entretien général et quotidien du vignoble, qui devrait rapidement atteindre dix hectares. Deux variétés uniquement ici, Chardonnay et Pinot noir, avec l’ambition d’élaborer 90% d’effervescents et 10% de vins blancs tranquilles, des vins qui seront tous écoulés dans la région.

Le nouveau chai a accueilli fin 2023 les premières cuves et barriques (pour stocker des vins de réserve). Le vignoble est suivi par le conseiller phytotechnique champenois Franck Mazy (Viti-Concept) et Thomas Heeren, ce dernier étant très impliqué dans d’autres vignobles wallons. La prise de mousse est réalisée psur place par la cheffe de cave Sophie Bierlaire.

Les premiers vins ont été officiellement lancés le 21 novembre 2024 lors d’une soirée dans le restaurant éphémère du domaine, “Cocon” : “Jolies”  et “2022”, un chardo tranquille vinifié en fût de chêne.

Outre le logement de Stéphan et Rosalie Henry et de leurs 4 filles , la Ferme de Mehaignoul propose diverses salles de réception et de séminaires récemment rénovées, dont la plus grande peut accueillir jusqu’à 400 personnes à table, et 800 debout. Infos: mehaignoul.com

Le Clos de Temme (Ouffet)

Vigneron à Huy, vice-président de l’AVW et président de l’Horticole et viticole de Huy, Bertrand Conchin est dans la vie… inspecteur de police. Un agenda bien chargé. Egalement passionné de viticulture, il s’est lancé dans l’aventure en 2018 grâce à la formation qu’il a acquise au vignoble du Clos Bois Marie, fondé, comme on le sait par Charles Legot dans les années soixante et, à son décès, repris par Alain Dirick, Marcel Mestrez et Frédéric Lepage. Ce vignoble occupe une place centrale dans le redémarrage de la viticulture à Huy, mais aussi en Wallonie.

Fort de son expérience, Bertrand Conchin plante en 2019 mille pieds de vignes sur une parcelle familiale et privilégie alors les variétés résistantes qu’il achète en Allemagne : 200 pieds de Satin noir (proche du Cabernet sauvignon), 100 Cabernet cortis, 100 Divona, 100 Bronner, 200 Cabernet blanc et 300 Johanniter. L’an dernier, il a ajouté 100 pieds de Sorelli, c’est, sauf erreur, le premier à le faire en Belgique.

En 2020, la récolte est faible et il assemble tous les raisins afin d’avoir 20 bouteilles d’un premier rosé. L’année suivante, il réussit à produire quelques bouteilles de crémant ainsi qu’un vin rouge et un vin blanc. En 2022, il obtient une plus grande quantité de raisins et décroche l’AOP Côte de Sambre et Meuse.

Aujourd’hui, la gamme est variée : un blanc (Bronner, Cabernet blanc et Divona), un crémant (Johanniter), ainsi qu’un vin rouge (Cabernet Cortis, Satin Noir) classique ainsi que le même vin passé en fût de chêne Barwal pendant 3 mois. Tous les vins sont dotés de l’AOP.

Pour l’heure, le Clos de Temme ne représente que 0,3 hectare, mais Bertand entend le faire passer à un hectare dans les prochaines années.

Durant les trois années de son mandat AVW, Bertrand souhaite défendre les intérêts des “petits vignerons”, c’est grâce à ceux-ci que la viticulture belge est en plein essor aujourd’hui. “Depuis quelques années, des vignobles professionnels ont fait leur arrivée en Belgique et ils sont, je pense, bien représentés au sein des administrateurs de l’AVW. Cependant, l’AVW doit être rassembleur avant tout et penser aux intérêts de tout un chacun.”

Notons que Bertrand est également associé chez Vivardent, professeur à la Reid en option viti-vini, professeur de vinification chez Perspective, consultant pour plusieurs vignobles et grand maître de la Confrérie du Vin du Perron de Huy. Infos: closdetemme.be

Le Domaine Degavre (Ostiches)

Rattaché à la commune de Ath, Ostiches est aussi le berceau de la famille Degavre, installé dans un magnifique corps de ferme depuis 1772 ! Souhaitant amorcer sa retraite, Marc Degavre revend en 2018 à son fils Adrien la moitié de l’exploitation, son frère n’étant pas intéressé. Les cultures de maïs, de céréales, de betterave et de chicorée sont ici associées à l’élevage de blondes d’Aquitaine, une race bovine de grande taille. On est alors juste après la fameuse crise du lait et Adrien décide de diversifier les activités de la ferme en plantant 2,2 hectares de vignes en vue (et avec l’envie) de produire des vins effervescents.

Ingénieur industriel en agronomie formé à la Haute Ecole provinciale de Hainaut à Ath, Adrien a travaillé de 2015 à 2017 au Carah où il fut notamment responsable des avertissements pour la lutte contre le mildiou de la pomme de terre en Wallonie. A la reprise de la ferme, il maintient un temps partiel (4/10e) à la HEPH-Condorcet.

Avouant n’avoir jamais été convaincu par des bulles issues de variétés résistantes, il a finalement opté, tout comme le Garde Loup, pour le chardonnay et les trois pinots blanc, noir et auxerrois.

Il commence avec 2,2ha en 2019, ajoute deux autres hectares en 2022 et enfin deux de plus cette année.

Pour vinifier sa production, Adrien fait appel aux œnologues du groupe champenois Sofralab, et ses deux premiers crémants, Blanc de Blancs et Blanc de Noirs, issus de la récolte 2021, sont directement récompensés par une médaille d’or au Concours mondial de Bruxelles. En 2023, un second Blanc de blancs avec 18 mois de lattes vient compléter l’offre du Domaine Degavre qui semble fort bien lancé. Le Blanc de Blancs 2022 vient de sortir.

[infos : page Facebook]

Domaine des Terres du Val (Wanze)

Le vignoble Terres du Val en janvier 2024

Depuis 1985, la famille Jolly a reprofilé les terres ancestrales à Vinalmont (Wanze) pour en faire un écosystème durable, relocalisant l’emploi et régénérant l’environnement. Au programme : cultures céréalières bio, développement  du complexe touristique Naxhelet (golf, spa et horeca), élevage de moutons ardennais roux, boulangerie, houblonnière et vignoble… the sky is the limit, comme disent nos voisins anglais.

Durant plusieurs années, la famille Jolly a été unie dans un partenariat (non opérationnel) dans plusieurs vignobles du sud de la France avec la famille Parmentier. Souhaitant développer un vignoble en Belgique, la famille Jolly confie à la famille Parmentier le soin de réaliser une étude de faisabilité. Ce Belge qui habite dans le Luberon possède la société Vinolis qui accompagne les viticulteurs à la création ou à l’évolution de leur vignoble et développe dorénavant divers projets en Belgique, notamment le projet de la coopérative de Perwez).

Nicolas est en outre associé à Martina Widmer, diplômée de la Haute Ecole de viticulture et d’œnologie de Changins. Ensemble, avec Charles-Edouard Jolly, ils vont préparer en 2019 le projet du vignoble des Terres du Val qui sera véritablement lancé en 2020.

Après l’analyse des sols par Lydia et Claude Bourguignon, la décision a été prise de miser sur les vins rouges tranquilles et de planter 60% des surfaces avec des variétés rouges, gamay et pinot noir. En blanc, le duo belgo-suisse a proposé le chardonnay et le chasselas, très peu répandu chez nous. Les plantations se sont déroulées sur trois ans et sur 10 hectares, en fonction des stocks de pieds disponibles.

Entretemps séduite par les effervescents de certains confrères, la famille Jolly décide d’augmenter le vignoble de huit hectares supplémentaires destinés à l’élaboration de vins effervescents.  Prévue en 2024, la plantation a toutefois été reportée à 2025, vu les conditions climatiques. Les premières bouteilles seront produites à partir de cette vendange-ci, elles trouveront naturellement place sur les tables du restaurant du complexe Naxhelet…

[Infos: www.terresduval.be]

Les Sarments (Clermont-sur-Berwinne)

Logée dans un écrin de verdure au cœur du Pays de Herve, la ferme de l’ancien château de l’Aguesse à Clermont est bordée de haies remarquables d’aubépines et de saules têtards, les écosystèmes sauvages préservés y produisent une grande diversité de fleurs et d’arbustes où viennent nicher les oiseaux et où prolifèrent des auxiliaires en tous genres.

En 2017, Valérie, descendante de la famille Desonay et ingénieure de gestion, s’est lancée dans un projet de vignoble avec son mari, Philippe Dumont, qui s’est formé pendant 2 ans en viticulture et œnologie avant de démarrer le projet.

Le couple a opté pour quatre cépages résistants : trois blancs – Johanniter, Souvignier gris et Solaris, – et un rouge – le Regent. « Il y a moyen de faire un chouette vin avec le Regent, explique Philippe, cela dépend surtout du travail à la taille, on n’obtient pas le même résultat selon la maturité…  Nous avons opté pour le bio, mais nous n’avons malheureusement pas demandé la certification tout de suite, nous sommes donc encore en conversion. Encore un peu de patience, ce sera pour fin 2025 ou début 2026. Pour moi, ce message est important, c’est une marque de confiance pour nos consommateurs qui indique que nous travaillons en cohérence avec les principes de respect de l’écosystème, etc. »

Pour l’instant, deux vins ont été élaborés. “L’envol” tout d’abord, un vin tranquille assemblant Solaris et Souvignier gris, à 600 bouteilles quasiment épuisées, et “Le Château de l’Aguesse”, un Crémant de Wallonie à 3500 bouteilles, où le Johanniter remplace le Solaris, élaboré avec l’aide de Simon Delforge (Tour de Tilice). Elevé 9 mois sur lattes, ce Brut est dosé à 7gr/l et a été dégorgé à la mi-novembre de l’année dernière.

Le domaine a complété son équipe avec Hamlet, déjà expérimenté dans le travail de la vigne et est suivi désormais par Bernard, un œnologue champenois.

Prochaine étape : la construction d’un chai partiellement enterré pour centraliser toute la production sur le domaine, il s’intègrera parfaitement dans le paysage en surplomb de la plantation. Un bâtiment séparé pour le stockage des équipements de viticulture sera construit en priorité.

Enfin, le projet permet à ceux qui partagent ses objectifs et ses valeurs de s’y investir et d’en partager la convivialité. Trois formules sont proposées : Grapillon (gratuit), Grappe (500 – contrepartie de 20 bouteilles en 10 ans) et Grappe VIP (min 63 bouteilles). Tous les détails sur sarments.be

> Château de l’Aguesse, 4890 Clermont-sur-Berwinne, tél. +32 470 17 23 52, contact@sarments.be

Domaine W (Saintes)

Sophie et Dimitri à leurs débuts...

Créé en 2016 par Sophie Wautier et son mari Dimitri Vander Heyden sur un hectare de terres familiales à Tubize, le Domaine W exploite aujourd’hui 8ha de Pinot noir, Chardonnay et Pinot meunier, dont quatre plantés en 2020. Il est aussi le premier vignoble wallon à être certifié en biodynamie. Placée sous la responsabilité de Vincent Dienst, la production elle aussi a grandi au fil des années et a atteint 40.000 bouteilles de Crémant de Wallonie Brut de Brabant en 2023, bouteilles qui ne seront toutefois disponibles que trois ans plus tard.

Mais le Domaine W, c’est aussi et surtout une communauté de 1500 membres rassemblés dans le Wine Club, en échange d’une contrepartie en bouteilles ou d’un accès prioritaire aux ventes, aux conférences, aux événements  régulièrement organisés au Domaine. La diversification est essentielle, et ces activités non viticoles assurent la moitié des rentrées financières.

« 70% de nos bulles sont réservées à nos membres (dont 15% en contreparties), explique Dimitri, et la moitié du solde est destinée aux restaurants gastronomiques. Pour l’instant, nous sommes en manque de bouteilles, il nous reste 1000 bouteilles de 2021 qu’on a commencé à distribuer aux membre en décembre et on doit tenir jusqu’à la fin de cette année… Cela nous laisse peu de marge de manœuvre… »

La récolte 2023 ne sera mise en circulation qu’en 2026 : d’ici là, il faut stocker le vin en cuves, puis en barriques, dans des bâtiments qu’il a fallu agrandir, nécessitant de gros. C’est pourquoi après huit ans d’existence, Sophie et Dimitri viennent de rouvrir les adhésions au Club W. « Nous avons ajouté 1000m2 pour augmenter le stockage de nos bouteilles sur lattes, notre objectif étant de pouvoir stocker 200.000 bouteilles de trois millésimes en même temps. Nous avons aussi ajouté une autre partie de 400m2 avec les stocks, la mise en bouteille, et des appentis agricoles pour stocker le matériel et les outils. 

Pour financer cette dernière phase des travaux, nous avons décidé d’ouvrir une dernière fois l’accès aux Memberships aux conditions actuelles. Le nombre de places disponibles est limité afin de préserver cette convivialité qui nous est chère. Une fois le quota atteint, le tarif des memberships sera sensiblement revu à la hausse et nous n’organiserons plus de campagne d’ouverture au grand public comme ces dernières années. » Les intéressés doivent donc se manifester rapidement.

« Heureusement, conclut Dimitri, nous étions bien préparés grâce au petit vignoble que nous avons eu en Autriche. On ne se rend pas compte de la complexité des investissements, de l’engagement nécessaire. Sept jours sur sept, 70h/semaine… il faut tenir le coup. Il faut qu’on engage ou qu’on délègue mais pour cela il faut plus de revenus, et tenir compte des gelées, des maladies,… Heureusement, nous avons la chance d’avoir notre communuté, d’avoir les banques derrière nous, d’avoir réussi nos cuvées. Tellement de conditions qui se cumulent pour finalement arriver (presque) à un équilibre. »

> Infos : chemin des Vignes 2 à 1480 Saintes, domaine-w.be

Le Vignoble de la Fleur de Lin (Obigies/Pecq)

Le Vignoble de la Fleur de Lin - © Vanel

Après Marquise de Moulbaix et Adrien Degavre, un nouveau vignoble est né en 2019 dans ce coin tranquille du Hainaut. « Mon mari, Jean-Paul Vandenberghe, est agriculteur, explique Pascale De Pourcq, et producteur de lin. Nous cultivons le lin et séparons la graine de la fibre chez nous dans un teillage. Nous avons deux fils, Boris et Loïc, et nous songions à nous diversifier. En 2019, nous avons commencé à planter 50 ares de Johanniter derrière chez nous, puis, un peu plus bas, deux autres hectares de Voltis, de Floréal et de Solaris (première vendange en septembre prochain). »

Loïc Vandenberghe et sa fille Salomé

Les premiers vins, sortis en novembre 2023, sont deux vins effervescents élaborés selon la méthode traditionnelle avec uniquement du Johanniter, en Brut (dosage de 9 gr) et Brut nature qui vieillissent sur lattes pendant 15 mois min.

« Avec le Solaris, nous produirons bientôt un vin tranquille et des bulles à nouveau avec les deux autres variétés. On aimerait également faire un tranquille avec le Johanniter, on verra… »

Le domaine a également planté quelques lignes de raisins de table (Venus, Palatina et Muscat bleu) disponibles en auto-cueillette à 4€/kg. Et du jus sera réalisé avec ce qui restera, s’il en reste…

L’adresse : Grand Rue 184 à 7743 Obigies, vignobledelafleurdelin@gmail.com

Vente sur place de novembre à janvier le jeudi de 17h à 20h00, le samedi de 8h à 12h30 et le dimanche de 9h à 11h. Egalement disponible, dans la limite des stocks, en livraison gratuite dans un rayon de 20 km autour d’Obigies.