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205 vins wallons et flamands étaient en compétition ce mercredi 16 septembre à Bruges à l’initiative de l’Association des Sommeliers flamands, avec la collaboration des deux associations professionnelles (Belgische Wijnbouwers et AVW). Les résultats sont tombés en fin d’après-midi!
Le nombre de médailles ne pouvant, comme dans tout concours, dépasser le tiers du nombre d’échantillons présentés, seules 61 médailles ont donc été accordées, bronze, argent et or, dont 23 à des vins wallons, principalement à des vins effervescents mais pas uniquement.
Médailles d’or
Argent
Bronze
Le palmarès complet est disponible sur le site marcvanel.be
Voici les vins wallons qui ont été primés au CONCOURS MONDIAL DE BRUXELLES qui s’est tenu à Brno en République tchèque du 4 au 6 septembre
l’OR dans la catégorie VIN MOUSSEUX pour
– le Ruffus Brut Rosé du Vignoble des Agaises
– le Chant d’Eole Cuvée Prestige 2015
l’ARGENT dans la catégorie VIN MOUSSEUX pour
– le Brut de Bioul 2018
– le chant d’Eole Brut Rosé 2017
l’OR dans la catégorie VIN TRANQUILLE ROUGE pour
– le Cabaret noir 2018 du Domaine du Chapitre
A la veille des vendanges 2021, nous avons voulu faire le point sur le vignoble wallon et sur les variétés choisies par nos vignerons. Les cépages résistants sont-ils plus répandus que les classiques? Ou est-ce l’inverse?
Article paru dans la Newsletter #2 en août 2020
Depuis quelques années, l’Inspection économique du SPF Economie collecte et publie avec l’aide de l’Université d’Hasselt les données relatives à la superficie et à la production des vignobles belges.
Les derniers chiffres communiqués font état pour 2018 de 136 vignerons et de 384 hectares de vignes pour l’ensemble du pays, soit 36 hectares de plus qu’en 2017.
Pour établir ce bilan, le SPF Economie se base sur la déclaration de récolte de chaque vigneron qui permet de connaître, notamment, “la surface de plantation par cépage, les plantations prévues l’année suivante, la production initiale par cépage avec, pour autant qu’elle soit connue, une indication de la destination finale (mousseux ou non), et les quantités de vin, raisins ou moût de raisins achetées ailleurs” (extrait de la brochure 2018).

Mais la situation sur le terrain wallon semble pourtant différente. En effet, selon des recherches effectuées par votre serviteur, on dénombre aujourd’hui en Wallonie:
La Wallonie compte donc 47 vignobles de plus d’un hectare, ce qui fait 274,07 hectares. A cela s’ajoutent 29 vignobles entre 0,2 et 0,99 ha et 72 vignobles de moins de 0,2 ha, ce qui donne un total de 148 vignobles et de 294 hectares !
Sur cette centaine de vignerons, une infime partie vendent leurs vins qui sont destinés à leur dégustation personnelle. Il s’agit avant tout de passionnés qui ont planté quelques pieds de vigne dans leur jardin ou sur un terrain leur appartenant.
La Flandre étant créditée par le SPF de 217.35 ha en 2018, on dépasserait donc les 500 hectares en Belgique! Une performance plus que remarquable qui témoigne de l’engouement actuel.

Les variétés de vigne sont traditionnellement classées en “classiques” ou “nobles”, et “résistantes” (le terme “interspécifique” a tendance à être moins utilisé).
Les premières sont les plus connues du grand public car présentes dans le monde entier: tout amateur de vin connaît bien sûr le Chardonnay, les Pinots (noir, blanc, gris, meunier) et Müller-Thurgau principalement. Les vignerons wallons ont opté pour 16 variétés classiques différentes parmi lesquelles on retrouve aussi l’Acolon, le Riesling, le Muscat, le Gewürztraminer.
Les deux stars “classiques” sont sans conteste le Chardonnay planté dans 26 vignobles de plus d’un hectare, et le Pinot noir présent dans 22 vignobles. Inutile de chercher loin l’explication: ce sont les deux piliers des vins effervescents qui constituent près de 60% de la production wallonne.
Si l’on considère l’ensemble des vignobles du sud du pays (148 vignobles au lieu de 47), le Pinot noir (et ses variétés) reprend la tête des cépages classiques, avec une présence dans 86 vignobles contre 68 pour le Chardonnay.
Enfin, les cépages classiques représentent 161,1 hectares en Wallonie, soit 58,7% des vignobles de plus d’un hectare et 54,7% de l’ensemble des parcelles.

En toute logique, à la lecture de ce qui précède, les cépages résistants aux maladies cryptogamiques, dont les particularités feront l’objet d’un prochain article, couvrent donc 113 hectares, soit 41,3% des surfaces.
Peu de vignerons cultivent aussi bien variétés classiques que résistantes, mais certains s’y essaient, comme par exemple le Domaine viticole du Chapitre ou le Domaine du Ry d’Argent.
Toutefois, si l’on déduit de ce calcul les 49 hectares de Chardonnay/Pinot noir et blanc du Vignoble des Agaises et du Domaine du Chant d’Eole, on arrive à un équilibre 50/50 entre les deux écoles…
Par contre, où la différence est frappante, c’est dans le choix des cépages.
En effet, sont plantées en Wallonie 16 variétés classiques et 36 résistantes! Les plus choisies parmi les vignobles de plus d’un hectare sont le Solaris (20 vignobles), le Johanniter (19) et le Souvignier gris (10), suivies du Muscaris, du Regent et du Pinotin.
Ces cépages résistants sont en fait surtout présents dans les vignobles de moins d’un hectare. Si l’on analyse la totalité des plantations, quelle que soit leur taille, le podium ne change pas : on trouve en effet 55 fois le Solaris, 41 fois le Johanniter et 30 fois le Regent.

Sur les 31 vignobles plantés avant 2003 et encore en exploitation, 28 ont opté pour les cépages classiques et ils ont tous moins d’un hectare. Ce n’est pas étonnant, puisque c’est la création du Domaine du Chenoy en 2003 qui ouvrit la voie aux cépages résistants que peu connaissaient.
Des propriétés comme le Château de Bioul, le Domaine du Ry d’Argent ou Vin de Liège en sont les dignes héritiers et ont prouvé à l’envi la qualité de ces cépages que d’aucuns aimeraient privilégier afin de développer une identité wallonne plutôt que d’imiter ce qui se fait à l’étranger.
Mais assiste-t-on à un recul des résistants ? Sur les 17 vignobles plantés en 2018, 11 viticulteurs ont fait le choix des résistants. Par contre, sur les 19 vignobles qui ont vu le jour en 2019 et 2020, les résistants ne sont présents que dans sept d’entre eux.
Est-ce le signe d’une véritable tendance ou simplement la conséquence d’un millésime 2018 extraordinaire qui a incité les candidats vignerons à sauter le pas ? Ou est-ce parce qu’il est plus facile de vendre un Chardonnay qu’un Johanniter? Comme toujours, la vérité est dans le verre…
Marc Vanel
Propriétaire du Clos de Mostombe à Landenne, Michel d’Harveng a récemment fait l’acquisition d’un magnifique hangar (une ancienne scierie) à Thon-Samson (Andenne), sur les bords de la Meuse, à mi-chemin entre Namur et Huy.

L’espace aura plusieurs fonctions et est encore en phase de développement, mais, en plus du futur chai, il accueillera dès la mi-septembre un laboratoire d’analyses œnologiques, fruit d’une joint venture entre le vigneron, la Société royale Horticole et Viticole de Huy, qui a inclus la Confrérie du Vin du Perron, et l’œnologue Véronique Lidby.
« Au cours de ma formation de viti-viniculteur dispensée par les centres IFAPME de Perwez et Villers-le-Bouillet, explique Michel d’Harveng, nous avons été initiés et familiarisés avec le besoin d’analyses œnologiques de précision pour suivre l’évolution de la vinification depuis les mesures de maturité au vignoble jusqu’à la mise en bouteille.
L’idée de créer ce labo d’Analyses œnologiques et de conseils dans la Vallée mosane résulte de ma rencontre avec trois formateurs passionnés de la vigne et du vin, Thomas Heeren qui m’a encouragé à participer à la mise aux enchères du matériel d’une chaîne d’embouteillage et d’un spectomètre de masse de marque FOSS, Alain Dirick qui me disait chercher avec la Société Royale Horticole et Viticole de Huy, un moyen de venir en aide à leurs affiliés et Véronique Lidby, formatrice en œnologie. »
Ce laboratoire climatisé (avec salle de dégustation attenante) permettra à tous les vignerons quelle que soit la taille de leurs vignobles, de bénéficier d’un matériel de pointe.
« Tous les vignerons membres de notre association, confirme Jean-Marie Séba, président de la Société Horticole et Viticole de Huy, auront accès à ce laboratoire pour faire analyser leurs vins, mais plus largement les vignerons de partout, ou même les embouteilleurs.
Huit paramètres pourront être mesurés : sucre du jus de raisin, acidité, taux d’alcool, SO2 libre, SO2 total, densité, fermentation malolactique et sucre résiduel. Nous pourrons aussi fournir un examen microscopique des levures présentes ou de la turbidité. »

Ce nouveau service permettra aux vignerons de gagner du temps et de ne plus devoir envoyer leurs échantillons à l’étranger.
Les échantillons de minimum 25cl pourront être envoyés ou déposés entre 8h30 et 18h au 5 rue de Liège à 5300 Thon-Samson (Andenne). Ils seront pris en charge les résultats seront envoyés par email dans les deux jours ouvrables.
Au labo, l’œnologue Véronique Lidby conseillera donc les vignerons sur les corrections éventuelles à apporter à leurs vins et pourra, le cas échéant, se rendre directement dans les vignobles.
Ayant travaillé pendant presque vingt ans pour Delhaize comme « Wine Quality Coordinator », puis « Quality Coordinator Drinks & Wine », Véronique Lidby a également travaillé comme œnologue dans la Loire, en Provence, en Allemagne, en Afrique du Sud et en Californie.
Le laboratoire « AOC Vallée mosane » sera inauguré le 15 septembre (Attention: report au 21/9) mais il ne sera accessible dans un premier temps que sur rendez-vous.
L’adresse du laboratoire : 29 rue de Liège à 5300 Thon-Samson (Andenne).
Dépôt des échantillons au n°5.
Infos: michel.dharveng@live.be, closdelabuissiere@skynet.be (JM Seba) et veroniquelidby@gmail.com
Pour suivre l’activité d’un vignoble, rien de tel que de s’abonner à leurs publications sur les réseaux sociaux afin de tout savoir sur les nouvelles cuvées, les événements ou, plus simplement, pour commenter sa propre expérience de dégustation.

Sans surprise, les deux plus grands vignobles, Ruffus et le Domaine du Chant d’Eole sont aussi les plus actifs: 28.000 fans (ou amis) sur Facebook pour Ruffus et 19.000 pour Eole, mais 2000 abonnés Instagram seulement pour Ruffus (24 publications!) et 1300 abonnés pour le Chant d’Eole qui poste trois fois plus.
Instagram ne semble manifestement pas privilégié par les vignerons, c’est pourtant un support qui peut être porteur pour recueillir les avis externes et avoir un contact direct avec ses consommateurs. Mais il est vrai que le fonctionnement des deux sites est très différent l’un de l’autre.

A côté de ces deux géants, on trouve également sur Facebook:
N’hésitez pas à les suivre et surtout à partager cette newsletter !
Organisé par l’Association des Sommeliers flamands avec la collaboration de la Gilde (nationale) des Sommeliers, le « Concours du Meilleur Vin belge » se déroule à Bruges depuis quinze ans. La prochaine édition se tiendra le 16 septembre.

En 2019, 39 vignerons flamands ont inscrit leurs vins contre seulement 7 wallons qui représentaient toutefois 40% des surfaces du vignoble belge et qui ont remporté 15 des 52 médailles octroyées sur les 180 vins inscrits.
L’Association des Vignerons de Wallonie a donc décidé d’encourager l’inscription de ses membres à ce Concours de grande qualité et unique en son genre.
Notamment en organisant quatre points de dépôt dans la Région : le Domaine du Chant d’Eole pour le Hainaut, le Château de Bioul pour le Namurois, le Domaine de Mellemont pour le Brabant wallon et Vin de Liège pour la province liégeoise.
Si vous êtes vigneron et que vous souhaitez participer à ce concours, il ne vous reste quelques jours : la date limite d’envoi des échantillons est fixée au 9 septembre.
Infos auprès de l’AVW ou des domaines précités et bien sûr sur le site du concours : ICI.
Si vous souhaitez participer cette année aux vendanges en Wallonie, certaines mesures de sécurité seront à respecter en raison de la crise corona.
Aucune disposition directement applicable aux viticulteurs n’a été prise, mais on peut sans aucune hésitation s’inspirer des recommandations en la matière du SPF Emploi, relayées par la Fédération wallonne horticole dont l’Association des Vignerons de Wallonie est membre.

Parmi les principales recommandations, qui s’appliquent en réalité à tous les travailleurs saisonniers, que ce soit dans la viticulture ou l’horticulture, une distance minimale de 1,50m doit être maintenue entre les travailleurs qui seront organisés en équipes de 10 personnes maximum.
Le masque doit être porté si la distanciation sanitaire ne peut être respectée, et tous les outils de travail, ainsi que les espaces de travail ou de repos, doivent être régulièrement désinfectés.
Les pauses seront elles aussi organisées par équipes et à des moments différents, chacun s’asseyant en ligne pour éviter le face à face.
Il est clair donc que les vendanges 2020 ne se dérouleront comme aucune autre et qu’il n’y aura pas de grande journée festive comme certains domaines avaient l’habitude d’organiser.

Si vous souhaitez participer à cette belle expérience, sachez que plusieurs domaines recrutent des bénévoles pour une demi-journée ou davantage. Les dates exactes ne sont malheureusement pas encore connues au moment où nous clôturons cette lettre et évolueront avec les conditions météo.