Voici la carte 2020 des vignobles membres de l’AVW, déjà en production ou en production en 2021-2022
Nous serons passés en deux bonnes années de 24 à 48 vignobles en production !

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Voici la carte 2020 des vignobles membres de l’AVW, déjà en production ou en production en 2021-2022
Nous serons passés en deux bonnes années de 24 à 48 vignobles en production !

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La production de vins belges est en plein développement. Le réchauffement climatique semble avoir ouvert de nouveaux horizons pour le plat pays.
À quelques kilomètres de la frontière française, un terrain garni de vignes est devenu une vitrine pour la viticulture belge. Hubert Ewbank, le propriétaire, a transformé ces terres céréalières il y a quinze ans, pour y planter une quinzaine d’hectares de chardonnay, avec l’idée de produire un vin blanc pétillant comme en Champagne. « On dit qu’on est dans le même climat que la Champagne il y a trente, quarante ans », assure-t-il.
Dans la salle de dégustation, les médailles ont envahi les murs. La bulle belge est même devenue championne du monde, lors de grands concours internationaux. « Être reconnu premier devant 226 champagnes et 700 mousseux, c’était inespéré », confie Hubert Ewbank. Le vin belge a désormais le vent en poupe et s’immisce tout doucement dans les bars de Bruxelles. La Belgique vient de dépasser le million de bouteilles annuel, un chiffre en constante progression.
Inauguré lundi dernier, le labo Analyses Œnologiques & Conseils – AOC Vallée mosane est une initiative du vigneron Michel d’Harveng (Clos Mostombe à Andenne), élaborée lors de sa formation à l’IFAPme de Perwez et durant laquelle il a été initié et familiarisé avec le besoin d’analyses œnologiques de précision pour suivre l’évolution de la vinification depuis les mesures de maturité au vignoble, la protection de la vendange et du moût, le levurage et la fermentation alcoolique, les phénomènes d’oxydation ou de réduction, la fermentation malolactique, l’élevage du vin, la filtration et la mise en bouteille.
La suite sur: www.marcvanel.be
INFOS:
205 vins wallons et flamands étaient en compétition ce mercredi 16 septembre à Bruges à l’initiative de l’Association des Sommeliers flamands, avec la collaboration des deux associations professionnelles (Belgische Wijnbouwers et AVW). Les résultats sont tombés en fin d’après-midi!
Le nombre de médailles ne pouvant, comme dans tout concours, dépasser le tiers du nombre d’échantillons présentés, seules 61 médailles ont donc été accordées, bronze, argent et or, dont 23 à des vins wallons, principalement à des vins effervescents mais pas uniquement.
Médailles d’or
Argent
Bronze
Le palmarès complet est disponible sur le site marcvanel.be
Voici les vins wallons qui ont été primés au CONCOURS MONDIAL DE BRUXELLES qui s’est tenu à Brno en République tchèque du 4 au 6 septembre
l’OR dans la catégorie VIN MOUSSEUX pour
– le Ruffus Brut Rosé du Vignoble des Agaises
– le Chant d’Eole Cuvée Prestige 2015
l’ARGENT dans la catégorie VIN MOUSSEUX pour
– le Brut de Bioul 2018
– le chant d’Eole Brut Rosé 2017
l’OR dans la catégorie VIN TRANQUILLE ROUGE pour
– le Cabaret noir 2018 du Domaine du Chapitre

« On a voulu alléger la vigne », explique Michel Schoonbroodt. Lequel table sur une récolte globale qui donnerait 5.000 litres. Avec des vins qui devraient être disponibles en bouteilles aux alentours de Pâques 2021. Pour la suite, la coopérative lance un appel aux bénévoles pour assurer la cueillette. Chaque jour il serait souhaitable de disposer d’une trentaine de personnes. Une centaine se sont déjà inscrites, mais elles ne pourront pas être là chaque jour. Les bénévoles seront prévenus trois ou quatre jours avant le jour où ils seront attendus. « Ces volontaires seront rassasiés et désaltérés », souligne Michel Schoonbroodt.
Lors du printemps, une vingtaine de pour cent des grappes avaient été détruites, surtout dans la parcelle de Messitert (Aubel). Mais la suite avait été nettement meilleure, avec un millésime dont on attend beaucoup. La force de Vin du Pays de Herve, qui a planté 40.000 pieds en bio, est d’être une coopérative, qui peut mobiliser des bénévoles. Elle dispose aussi d’un chai provisoire à Teberg (Montzen), qui a représenté un investissement de 200.000 € et qui devrait muer en hall de stockage de matériel dans le futur. Ceci, quand un second chai, qui sera visitable et enterré, sera construit, en bord de route du cimetière américain. Un investissement d’1 million d’euros et pour lequel la coopérative espère le soutien d’autres coopérateurs, comme on peut le lire sur le site.
D’une page d’YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 25 août 2020
Le sommelier Eric Boschman fait le point sur le vin et les vignobles belges
Il faut bien reconnaître que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le réchauffement climatique est très positif pour la viticulture en Belgique.
« On a pris un peu moins d’un degré sur les vingt dernières années, en moyenne, ce qui correspond à une remontée des cultures de 200 kilomètres vers le nord. Or, à 200 km au sud de la Wallonie, à vol d’oiseau, vous êtes en pleine Champagne, dans les meilleurs terroirs. Alors, ce n’est pas parce que le climat est bon que le sol est bon, évidemment. Mais il faut savoir qu’un travail de fond est fait par énormément d’investisseurs depuis une vingtaine d’années en Belgique et que cela commence à porter ses fruits à une échelle viable économiquement. »
On peut dire aujourd’hui que le vin belge n’est plus quelque chose d’anecdotique. On assiste effectivement à l’émergence d’un vin belge, un phénomène que les grandes surfaces n’ont pas manqué, ce qui montre bien qu’il y a un approvisionnement suffisant pour 300 ou 400 points de vente. Même si on est encore loin des grandes propriétés que l’on peut trouver chez nos voisins, comme la France ou l’Allemagne, voire le Luxembourg, on a franchi une étape.
Eric Boschman relève trois étapes dans ce renouveau des vins belges :
« Comme les banques ne suivent pas, on a de l’investissement privé, du crowfunding, des gens qui diversifient leur fortune, des agriculteurs qui changent d’option, comme ceux qui, depuis que le marché russe s’est effondré, passent de la pomme à la vigne. »
Par rapport à la pomme, les producteurs de raisin ont l’avantage de maîtriser entièrement la culture, la transformation et même la mise sur le marché, ce qui permet une meilleure gestion des coûts et de la rentabilité.
Aujourd’hui, on est en-dessous des 300 hectares plantés en Wallonie, ce qui est encore peu, mais l’évolution est d’une rapidité foudroyante.

Les vignerons wallons sont très solidaires, s’entraident, s’échangent énormément d’informations, via whatsapp. On peut d’ailleurs s’abonner à leur newsletter, sur leur site Vignerons de Wallonie.
Eric Boschman recommande par exemple, parmi bien d’autres, la coopérative ‘Le Vin de Liège’, du côté d’Heure-le-Romain, là où la vallée de la Meuse devient hollandaise, et où le climat est très favorable à la vigne.
Namur est le centre névralgique historique de la viticulture wallonne. On y travaille aussi sur des interspécifiques, des vignes de nouvelle génération qui demandent très peu de produits phytosanitaires. Les goûts des vins sont un peu différents, mais on s’y adapte comme on s’est adapté aux vins grecs.
Les grands domaines de la viticulture wallonne comme le Château de Bioul développent par ailleurs un concept d’oenotourisme très attractif et cohérent.
Plus d’infos sur le site Vignerons de Wallonie.
Ecoutez Eric Boschman ici, dans Tendances Première.
Et retrouvez ses coups de coeur gustatifs
sur son site ericboschman.be