Terres de Crompechine

 

Notre secret

Un projet collaboratif,  qui prend soin de la nature!

 

Coordonnées

Rue Fonds de Wartet 30 – 5024  Marche-les-Dames
+32 479 77 77 95

 

Philosophie et histoire

Ce sont quelques hectares de belles prairies vallonnées, à cheval sur Namur et Andenne qui ont inspiré le projet des Terres de Crompechine. Celui-ci tire sa force des synergies entre différents projets qui y sont implantés. Les vergers hautes-tiges de variétés anciennes et locales ainsi que le petit vignoble et la truffière de Frédéric, Johann et Christel, sont pollinisés par les abeilles de Christophe et Maïthé, pâturés par les moutons de Théo et Brigitte ou désherbés par les poules de Florian. Elvira quant à elle, nous régale avec de magnifiques fleurs à couper.
L’entraide et la collaboration entre les différents acteurs sont les maîtres mots. Le tout dans une ambiance humaine et chaleureuse.

Fourmillement de vie

Mais la principale gagnante, c’est la biodiversité. Les haies ont été prolongées pour assurer des couloirs pour la faune locale, et apporter nourriture et abris aux oiseaux et aux insectes. Des arbres isolés de différentes variétés ont été plantés (tilleuls, noyers, chênes, merisiers, saules, bouleaux, charmes, châtaigners,…).     

A l’occasion, le CREAVES vient relâcher des animaux (moyen-duc, hérisson, chouette chevêche,…) sur le site.
Les Terres sont certifiées bio et les vergers et vignoble sont désormais gérés selon les principes de la biodynamie.
Deux mares seront bientôt implantées, contribuant à reconstituer un maillage écologique essentiel.

 

Un petit vignoble de 1,5 hectares

Une pente douce, bien exposée…C’est suite à une étude de sol réalisée par le bureau LAMS (Claude et Lydia Bourguignon) que cet espace s’est avéré propice à la culture de la vigne. Tout comme le verger en haute tige d’une longévité d’un bon siècle, des pieds de vignes bien conduits ont une durée de vie de 40 à 60 ans (voir plus !) s’inscrivant ainsi dans une agriculture durable.

Le vignoble compte un peu plus de 6000 pieds répartis en 3 cépages interspécifiques : Le Johanniter, le Sauvignac et le Solaris. Ce choix a été fait afin de disposer de cépages globalement résistants aux maladies de la vigne (mildiou et oïdium). Le vignoble est planté dans un sol sablo-limoneux sur couche de dolomie et conduit de manière biologique, avec un couvert enherbé permettant de maintenir une structure et une biodiversité (vie du sol, plantes diverses, insectes, …). Nous espérons que l’ensemble de ces facteurs aideront à la production de vins frais et fruités axés sur le cépage.   

 

Les cépages

Le choix des cépages fut toute une aventure entre les recommandations de pépiniéristes français ou allemands, le contenu du rapport et le ressenti personnel. En 2017, c’est décidé, nous faisons confiance à un partenaire allemand et nous choisissons 3 cépages : Johanniter, Solaris et Sauvignac.

JOHANNITER (2000 plants)

Donne un vin rappelant quelque peu celui du riesling, corsé, structuré, minéral, discrètement fruité, avec en finale et lorsqu’il est jeune une légère amertume. Arômes d’agrumes (citron vert, …), amande amère, épices, fruits exotiques, pêche, pétales de rose, poire, pomme reinette…

 

SOLARIS (2100 plants)

Sa grande résistance aux maladies en fait un cépage relativement facile à cultiver. Il donne des vins  aux arômes exotiques (banane, litchi, mangue, ananas, fruits de la passion), noisette avec une légère amertume lorsque les plants sont jeunes.

 

SAUVIGNAC (1800 plants)

Ce croisement de Sauvignon x Riesling était connu sous le nom de VB Cal 6-04 par le passé. Donne un vin frais, très fruité, aromatique, riche en alcool, avec une acidité quelquefois moyenne, agréable à boire. Sa palette aromatique offre des arômes de pamplemousse, de groseille, de feuille de cassis et fruit de la passion.

SILENCE, ÇA POUSSE !

Au printemps 2018, les greffes sont prêtes. Jérôme Ferrand, un artisan, plante à la main quelque 6000 pieds grâce à un savoir-faire artisanal à une dimension humaine. Les premiers vins devraient suivre en 2023 !

 

 

Visite et Dégustation

La nouvelle cidrerie sera construite courant 2022, en attendant pour toute visite ou dégustation merci de bien vouloir prendre rendez-vous via l’onglet contact de notre site internet.

 

Contact

 

Les vignerons belges sont-ils vraiment timbrés? par Marc Vanel

 

Bpost a sorti fin octobre une série inédite de timbres autour de la « Viticulture en Belgique ». Si l’initiative est louable, elle est malheureusement incomplète…

« Ces dernières années, publie bpost sur son site, la production viticole belge a fortement augmenté. Notre pays excelle notamment dans les vins blancs et les vins mousseux. Il y a cinq appellations importantes : le Hageland, la Hesbaye, le Heuvelland, les Côtes de Sambre et Meuse, le Crémant de Wallonie. »

Spécialisée dans les éditions spéciales de timbres en tous genre, Bpost a commandé à un bureau de graphisme la création de cinq timbres sur chacune de ces appellations.

Si l’idée est originale et à soutenir, on peut toutefois regretter que la moitié des appellations aient été oubliées dans l’opération : « Maasvallei Limburg », « Vin du Pays des Jardins de Wallonie » (qui devrait un jour être simplifiée en « vin de Wallonie ») et son équivalent flamand « Vlaamse Landwijn », ainsi que  les deux appellations destinées aux vins mousseux de qualité, une en Flandre et une en Wallonie.

Pour les 5 AOP retenues, les illustrations ont été réalisées par la graphiste Leen Depooter. Originaire de Ninove et formée à Gand, elle dirige l’agence graphique Quod à Gand, elle est également auteure de plusieurs livres pour enfants.

 

Dans cette série de cinq timbres sur la viticulture qui trouve son origine dans un appel à idées, seuls quelques éléments graphiques très discrets évoquent la viticulture et un seul reprend la mention d’AOP. Sympa, mais peut mieux faire, comme on dit…

Émis le 25 octobre dernier, le feuillet de 5 timbres (en forme de feuille de vigne – c’est le plus réussi) est en vente au prix de 9.25€ sur le site de bpost, les frais de port sont gratuits à partir de 25 euros.

Enfin, une édition spéciale, « First Day Sheet » à 6.95€, est pourvue d’une oblitération du premier jour et présente au verso, un texte bilingue sur le thème, ainsi que toutes les caractéristiques techniques de l’émission de timbre-poste.

Les timbres peuvent servir d’affranchissement de tous vos envois vers l’Europe, pour les formats normalisés jusqu’à 50g.

Marc Vanel, 9/12/21

 

Vin de Liège lève 1 million d’€ en une semaine !

 

 

Aujourd’hui en plein essor, la coopérative liégeoise élargit son capital et recrute 900 nouveaux coopérateurs en quelques jours à peine !

Planté en 2010 sur plusieurs sites autour d’Heure-le-Romain, le vignoble de la coopérative Vin de Liège compte aujourd’hui 16,3ha certifiés bio depuis le début, c’est aussi le 3e plus important vignoble wallon et le plus grand vignoble de variétés interspécifiques. Blancs, rosés, rouges et effervescents ont conquis un remarquable marché en quelques années et leur qualité est plus que reconnue.

Souvent mise en exergue, la création de VDL est exemplaire, car la coopérative rassemble des partenaires privés (plus de 2300) et  publics (notamment trois fonds d’investissement wallons).

Souhaitant augmenter leurs capacités de production de 40% environ, les coopérateurs ont annoncé le 30 novembre dernier une augmentation de capital de 1.050.000 d’€ afin d’investir dans de nouveaux moyens techniques performants et ont proposé l’acquisition de 2100 parts ordinaires de 500 euros.

Une semaine plus tard, le président Fabrice Colignon est fier d’annoncer que 958.000 euros ont déjà été apportés par plus de 900 citoyens. La coopérative s’était pourtant donné l’objectif de lever 1.050.000€ en … un an.

 

© Vin de Liège

Quelques parts sont donc encore disponibles, il est même possible de s’inscrire en ligne. Tous les détails: ICI.

Marc Vanel, 7/12/21

Maison Eole main dans la main avec le Chant d’Eole, par Marc Vanel

 

Ce samedi 4 décembre a été lancée “Maison Éole”, la première marque de cosmétiques issus de vignes belges par Anne-Sophie Charle qui propose une gamme de seize produits de beauté pour femmes… et pour hommes.

Ancienne cheffe de cabinet de l’ancien bourgmestre de Mons Elio Di Rupo, Anne-Sophie Charle a exercé diverses fonctions dans l’administration publique pendant une vingtaine d’années avant de se lancer dans l’aventure cosmétique début 2020.

« Lors du premier confinement, j’ai ressenti une forme de remise en question professionnelle. Passionnée à la fois par le monde de la cosmétique – j’ai une maman pharmacienne – et par l’activité du vignoble du Chant d’Eole de mon mari – Hubert Ewbank de Wespin, j’avais depuis quelque temps le rêve de pouvoir développer une gamme de cosmétiques en récupérant des résidus du vignoble. Je me suis réveillée un matin en me disant que c’était aujourd’hui que je devais le faire, j’ai demandé une pause-carrière et je me suis lancée. »

D’emblée, Anne-Sophie Charle met la barre très haut et se fixe trois conditions : le produit doit être entièrement élaboré en Belgique, les principes actifs des cosmétiques doivent avoir un concept scientifique exclusif et inédit, et, s’inscrivant dans une économie circulaire, le packaging  doit pouvoir être réutilisés. Une fois que tous ces éléments ont été réunis, la société Comanso a été constituée et le projet lancé…..

Tous les produits sont dès à présent disponibles dans certaines pharmacies et, fait original, chez les cavistes qui vendent habituellement les bulles du Domaine du Chant d’Eole. Egalement en vente sur place au domaine ou sur l’e-shop maisoneole.com

Marc Vanel, 4/12/21

Vin de Liège s’agrandit….Avis aux amateurs!

VIN DE LIEGE S’AGRANDIT

 

Il est désormait possible de participer à l’aventure en devenant coopérateur.

Vin de Liège

POURQUOI UNE AUGMENTATION DE CAPITAL?

Aujourd’hui Vin de Liège produit des vins BIO blancs, rosés, rouges et effervescents qui sont vendus au chai et via un réseau de cavistes professionnels.

La qualité des vins est déjà reconnue. Ainsi, certains vins se retrouvent déjà sur les tables de grands restaurants étoilés et sont régulièrement récompensés lors de concours. La demande croissante pour nos vins est telle que nous ne pouvons la contenter.

Dans une volonté de continuer à développer la coopérative et répondre à la demande, nous souhaitons agrandir nos bâtiments et implanter de nouvelles parcelles.

Pour continuer à produire des vins de qualité, notamment en vin rouge, nous voulons investir dans des moyens techniques performants.

Dès lors, afin de pouvoir financer ces nouveaux développements, nous procédons à une augmentation de capital de 1.050.000€ et proposons l’acquisition de 2100 parts ordinaires de 500€.

 

Sept bonnes raisons de devenir coopérateur

  • Être associé à la production d’un vin de qualité, respectueux de l’environnement.
  • Soutenir un projet économique à fortes valeurs humaines, sociales et environnementales.
  • Participer au redéploiement de la vigne et devenir acteur majeur dans le domaine viticole en Belgique.
  • Obtenir un juste retour sur investissement.
  • Contribuer à la réinsertion sociale de personnes en difficulté.
  • Bénéficier d’un accès privilégié à nos vins.

Être coopérateur de Vin de Liège c’est aussi :

  • L’occasion de découvrir ou d’approcher le monde du vin,
  • De participer, selon ses envies et ses disponibilités aux travaux du vignoble et aux vendanges
  • Investir et pouvoir s’investir dans un projet local, citoyen et concret

 

Vin de Liège

 

Informations pratiques

La part de coopérateur s’élève à 500 euros.

Pour participer à ce projet et souscrire au capital de la société Vin de Liège:

 

 

Tout investissement comporte un risque, notamment celui de perte totale ou partielle du montant investit.

L’instrument offert est une action.
Note d’information déposée auprès de la FSMA : http://www.fsma.be/sites/default/files/prospectus/files/2021/2021-%2528123%2529-FR-SCS20210577-A01-B01-C21-NP-CD17_11.pdf

En cas de plainte, vous pouvez vous adresser à Vin de Liège – rue fragnay, 64 – 4682 Heure-Le-Romain.

Si vous n’obtenez pas satisfaction, contactez l’Ombudsman en conflits financiers, Bld Roi Albert II 8 bte 1, 1000 Bruxelles (www.ombudsfin.be).

Vin de Liège

 

Vin de LiègeVin de Liège, Rue Fragnay 64, 4682 Heure-Le-Romain, Belgique
www.vindeliege.be

Rdvs à ne pas manquer! ce samedi 16 octobre vers 13h35 sur La Une Les Ambassadeurs au cœur des Vignobles de Meuse et de Sambre

Oui, le vin belge existe! Oui, il y a des vignerons en Wallonie! Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à se lancer dans l’aventure, près de 200 aujourd’hui pour plus de 350 hectares entièrement dédiés à la culture des vignes, rien qu’au sud du pays : c’était donc l’occasion de se plonger au cœur de nos vignobles. Armelle s’est fixée pour but d’en visiter quelques-uns, se laissant inspirer par le charme des lieux et des histoires, le tout, au fil de l’eau, de la Meuse à la Sambre. Une balade «oenotouristique» qui emmènera le téléspectateur du pays de Herve à la province de Hainaut, du côté de Lobbes, en passant par Huy -berceau historique de la viticulture en Wallonie- et la région namuroise. 

Le cap des 2 millions de bouteilles se rapproche pour les vignobles wallons in « L’Echo »

 

©Kristof Vadino

Si les caprices de la météo ont freiné la production de vin wallon cette année, le cap symbolique des 2 millions de bouteilles devrait être franchi l’an prochain.

Déjà touchées par les gelées tardives d’avril, et après deux années de sécheresse, les pluies abondantes de juillet propices au développement du mildiou ont fait des ravages dans les vignes avec une baisse moyenne de 20 à 30% des volumes. Un épisode qui ne devrait cependant pas freiner le développement du secteur.

Selon Pierre Rion, président de l’association des vignerons de Wallonie, la Wallonie compte aujourd’hui 200 vignobles pour une superficie plantée d’un peu plus de 300 hectares.

 

À Nouvelles (Mons) ce lundi, le soleil est coquin et nargue les derniers vendangeurs du domaine du Mont des Anges. Après un week-end pourri, les bénévoles se pressent à récolter les dernières grappes de chardonay, de meunier ou de pinot noir plantées en 2018 sur ce coteau jadis bâti par Louis XIV comme renfort lors de sa conquête de Mons.

Cette fin de vendange sonne comme un soulagement après une année noire durant laquelle la nature n’a pas fait de cadeaux au raisin. « Cette année, les grappes sont rares. Et vendredi, nous avons dû avancer les vendanges, car on se faisait manger tout ce qui restait par les étourneaux », explique Vincent De Busscher, copropriétaire du domaine.
Cet ancien banquier de HSBC garde le sourire, et la passion du métier appris en champagne pour réaliser le vin effervescent du Mont des Anges reprend vite le dessus. « Avec les gelées d’avril et le mildiou, c’est environ 30% de la production qui est perdue. L’année dernière, nous étions arrivés à récoler 16 tonnes de raisins et on espérait en avoir 25 tonnes cette année. On sera plutôt entre 10 et 12 tonnes. C’est surtout le mildiou qui nous a fait du mal. » Par un excès d’humidité le matin et de chaleur l’après-midi, ce champignon s’installe sous les feuilles et s’attaque aux fruits. « Les gelées noirs d’avril (quand le froid vient du ciel) ont été maîtrisées par une éolienne mobile, des canons à chaleur et des bougies…Avec les gelées d’avril et le mildiou, c’est environ 30% de la production qui est perdue.
Vincent De Busscher reste cependant accroché à son objectif. « La priorité est de construire notre chai gravitaire sur le coteau. »

Plus de 200 vignobles wallons

Dans cette jeune Wallonie viticole en plein développement, la vigne pousse aux quatre coins du territoire. Derrière les précurseurs du début des années 2000 avec des noms comme le Ruffus, le Chant d’éole ou le domaine du Chenoy et le Ry d’Argent, une armée de jeunes pousses attend aujourd’hui de pouvoir démontrer son savoir-faire et prouver que la Wallonie viticole n’a peut-être rien à envier à la Bourgogne. « Tous les 15 jours, j’entends parler d’un nouveau projet. On assiste à une véritable explosion de la production », constate Pierre Rion, figure du vin wallon avec son domaine De Mellemont revendu il y a quelques mois, et aujourd’hui à la tête de l’association des vignerons de Wallonie. « Selon mes estimations, la Wallonie compte aujourd’hui 200 vignobles pour une superficie plantée d’un peu plus de 300 hectares. Un peu moins de 20 vignobles sont des vignobles professionnels: leurs propriétaires exploitants en ont fait un métier et souhaitent en vivre. Parmi ces vignobles, 10% ne sont pas encore en production et le seront d’ici l’an prochain. »

« Tous les 15 jours, j’entends parler d’un nouveau projet. On assiste à une véritable explosion de la production. »
PIERRE RION
PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DES VIGNERONS DE WALLONIE

D’un-demi million de bouteilles produites en Wallonie en 2014, les volumes ne cessent d’augmenter au point de dépasser de 10% ceux de la Flandre en 2020. Pierre Rion estime ainsi qu’un cap devrait être franchi par le secteur l’année prochaine. « Si 2022 est une année normale, nous devrions approcher les 2 millions de bouteilles rien que pour la Wallonie. Dans cette production, le vin mousseux représente près de 60%.  »

 

Derrière cette conquête viticole qui touche toute la Belgique à une vitesse vertigineuse, on sent une tendance lourde qui va au-delà de l’effet de mode, du désir de certains passionnés ou d’hyper-riches qui veulent faire du vin. « La professionnalisation est là. Il y a aujourd’hui des cours sur les métiers de la vigne donnés à l’IFAPME. Des doctorants se focalisent sur le secteur du vin », fait remarquer Pierre Rion. La consécration est même venue cette année avec la sortie du premier guide des vins belges. Cette bible éditée par Vino.be recense 162 vins élaborés par 61 producteurs belges. Derrière cette reconnaissance pour un secteur, l’ouvrage confirme une réalité: « De 2019 à 2020, en passant de 441 hectares à 587 hectares, la superficie du vignoble belge a augmenté de 33% », pointent ses auteurs.

Professionnalisation du secteur

Direction le Brabant wallon et le chai du vignoble du château de Bousval. Fondu dans la nature avec sa toiture végétale et ses murs en bois, l’immense bâtiment n’a probablement rien à envier à ses voisins français. Propriété de Patrick Verhaeghe, le domaine a opté pour une culture en biodynamie et espère atteindre les 40.000 bouteilles d’ici quelques années. Le choix se veut raisonné, mais apporte aussi son lot de contraintes comme l’explique Vincent Dienst, le maître de chai. « Pour stimuler les défenses naturelles des vignes, nous pulvérisons des produits naturels comme des tisanes d’osier ou de pissenlit. Nous mettons aussi du cuivre. Mais c’est beaucoup plus contraignant. Quand il pleut 30 millimètres d’eau, les vignes sont lessivées et elles perdent leur protection. C’est ce qui s’est passé cette année. »

 

« Quand il pleut 30 millimètres d’eau, les vignes sont lessivées et elles perdent leur protection. C’est ce qui s’est passé cette année. »
VINCENT DIENST
MAÎTRE DE CHAI DU CHÂTEAU DE BOUSVAL

 

À quelques jours des vendanges, Vincent Dienst ne peut que constater l’attaque du mildiou particulièrement cruelle dans la zone test qui surplombe le vignoble où il y a eu moins de cuivre. « Le travail de la vigne a tout son sens si on arrive à maîtriser les clés climatiques. » Le canon anti-grêle qui trône au milieu des vignes est une des réponses. « On a un climat viticole similaire à la champagne il y a 30 ans. En Belgique, on peut retrouver tous les sols où on plante des vignes en France. C’est donc très important de sélectionner la bonne parcelle. »

Constatant un engouement pour la vigne, Vincent Dienst rappelle la lourdeur du travail. « Il y a beaucoup de projets viticoles en Wallonie, mais beaucoup de personnes ne se rendent pas compte du travail que cela représente. Il y a le travail de la vigne, la vinification, la commercialisation, les aspects administratifs. »

Au chai, les machines n’attendent plus que les grappes de chardonnay et de pinot gris pour commencer à presser et vinifier le vin tranquille. « À l’inverse de la France où il y a des labos partout, cela reste compliqué de mener rapidement des analyses en Wallonie. C’est pourquoi nous avons décidé d’investir dans un laboratoire. On mesure la maturité et la quantité du sucre afin de savoir exactement à quelle date on doit vendanger. »

La bonne vieille bougie

À côté des importants moyens financiers à mobiliser avec une rentabilité qui se calcule sur le long terme, la réussite est une question de dévotion. Au Mont des Anges, à Bousval ou au Domaine W situé à Saintes, personne ne vous dira le contraire. « La biodynamie impose plus de contraintes et de travail. Je suis arrivé en mai sur les genoux. Cette année a été physiquement difficile avec, par exemple, 16 nuits blanches à veiller, à observer les températures de peur que le gel ne décime les raisons. Il fallait souvent réagir rapidement pour placer les bougies. Mais à côté, il faut aussi avoir les capacités financières pour investir. Chaque année, nous achetons de nouveaux canons à chaleur pour lutter contre le gel. Nous avons aussi une station météo qui nous aide à détecter l’arrivée des maladies. C’est un outil d’aide à la décision », explique Dimitri Vander Heyden, le propriétaire du Domaine W qui commercialise ses premières bulles depuis cette année.

Plus chanceux que ses confrères, Dimitri Vander Heyden prédit une bonne vendange. « La quantité est au rendez-vous. La quantité de pulvérisation a été la clé. On a réussi à  pulvériser entre deux pluies. Cela a permis de limiter la présence du mildiou sur les jeunes feuilles du dessus. »