Cette année sera certainement marquée par la construction de plusieurs chais. Modestes ou ambitieux, ils sont plusieurs à franchir cette étape dans les prochaines semaines.
Au Domaine des Marnières (Warsage) par exemple, Benoît Heggen termine l’aménagement de son chai construit fin de l’année dernière mais les matériaux se font attendre. Deux hectares seront tout prochainement plantés avec du Chardonnay, du Zweigelt, du Pinot gris et deux Pinots résistants italiens, Kors et Kersus.
Les vignes et le nouveau chai du vignoble d’AnnevoieNouveau logo aussi
Dans le Namurois, au Château d’Annevoie où Léopold Loumaye et Damien Briard ont planté 11,5ha de vignes en 2020 (4ha de Johanniter et de Sauvignac, 1.5ha de Cabaret noir, 1ha de Solaris et 1ha de Cabernet blanc), les cuves sont déjà installées, un nouveau logo créé et des essais effectués sur quelques dizaines de litres de vin rouge qui ne seront sans doute pas commercialisés. Un futur grand à suivre.
Des travaux ambitieux pour le Chenoy à l’approche de ses 20 ans
A Emines, le Domaine du Chenoy, qui fêtera ses 20 ans en 2023, continue sa mue. Pierre-Marie et Jean-Bernard Despatures sont en pleins travaux de construction de nouveaux bâtiments et de rénovation de l’existant : nouveau chai à barriques, nouvelle cave de dégustation, nouvelle cave de vieillissement, nouveau bâtiment de stockage, nouvelle terrasse… Et tout cela sera terminé avant la fin de l’année, assurent les deux frères qui ne prévoient toutefois pas de plantation de nouvelles parcelles en 2022.
Dans le Hainaut, le Seigneur Ruffus a lui aussi décidé de se parer de nouveaux habits et d’élargir ses capacités de stockage et de production. Une nouvelle cave, semi-enterrée, va en effet être creusée dans la craie et permettra à la famille Leroy de doubler sa capacité de stockage. Le temps de mise sur lattes des bouteilles sera encore prolongé et une nouvelle cuvée « réserve » pourrait voir le jour en 2024.
La première parcelle ayant été plantée au printemps 2002, le Vignoble des Agaises fête donc logiquement ses 20 ans en 2022! Un livre de 360 pages sort fin avril et retracera la saga de ce projet un peu fou qui a littéralement boosté la production des effervescents en Belgique. Et ce n’est pas terminé, car 4,5 hectares seront bientôt plantés, portant ainsi la superficie de Ruffus à 35 hectares !
Au chapitre des prochains événements, signalons l’organisation de « dîners romantiques » pour la Saint-Valentin, la sortie de la cuvée « Ruffus Grand Millésime 2018 » (42 mois sur lattes) à 4000 exemplaires seulement, des week-ends découvertes durant tout le mois de juin et l’installation de la désormais traditionnelle terrasse d’été en juillet et août.
A Ostiches, au Domaine Degavre, Adrien se réjouit d’avoir pu faire une récolte 2021 acceptable malgré l’année difficile, mais les premières bouteilles ne sont pas prévues avant mi-2023.
Changement de visage pour les bâtiments du Domaine W
Plus au nord, dans le Brabant wallon, le Domaine W prépare lui aussi de gros aménagements, dans le chai mais pas uniquement. Sont notamment prévus un chai à barriques pour accueillir plus de foudres et de barriques, un agrandissement de la cave de vieillissement pour accueillir 200.000 bouteilles, mais aussi des locaux pour les équipes (5 temps plein), une terrasse panoramique sur les vignes et un magasin avec vue sur les barriques et le pressoir.
« L’objectif principal, se réjouissent Dimitri et Sophie, est de pérenniser le domaine en visant toujours plus de qualité pour nos futures cuvées. » Le début des travaux est prévu à la fin de cette année.
On connaissait déjà la Meuzenne, un produit étonnant à mi-chemin entre la bière lambic et le vin mousseux élaboré par le sommelier Andy De Brouwer et Vin de Liège depuis plusieurs années, mais il y aura bientôt aussi une nouvelle gueuze avec des raisins du Domaine W (Saintes).
Installée à Bierghes (Rebecq), dans la vallée de la Senne, la Gueuzerie Tilquin est l’unique gueuzerie de Wallonie. Cette entreprise de coupage de gueuze à l’ancienne (ou Oude Geuze) achète habituellement des moûts fraichement brassés chez différents producteurs de la région (Pajottenland et Bruxelles) qu’elle met en fûts de chêne pour fermentation et maturation durant 1, 2 ou 3 ans. Les lambics obtenus sont assemblés et mis en bouteille pour donner, après 6 mois de refermentation, la Gueuze Tilquin à l’ancienne.
Depuis plusieurs années, Pierre Tilquin développe toutes sortes de bières aux fruits (quetsche, mûre, sureau,…), mais aussi au raisin, en provenance d’Alsace (Pinot noir, Pinot gris, Riesling et Gewürztraminer).
Dans le courant de décembre – les étiquettes sont en cours de réalisation, la Gueuzerie présentera la Gueuze Pinot Meunier Tilquin à l’Ancienne, produite avec des grapillons récoltés en seconde vendange au Domaine W.
« Nous recevons les raisins frais, explique Pierre Tilquin,que nous égrappons et faisons fermenter durant 4 mois conjointement avec des jeunes lambics de 8 mois, pour obtenir un lambic fruité. On part d’une proportion de 1000 kilos de fruits pour 1000 litres de lambic, mais on arrive finalement, après assemblage avec d’autres lambics, à une teneur en fruit de 250-280gr par litre ».
Ce nouveau produit sera disponible dans le courant du mois de décembre, juste avant les fêtes si tout va bien, à la fois au Domaine W (±1000 bouteilles) et à la Gueuzerie (+/±3500 bouteilles) à un prix autour de 14 euros.
En juillet dernier, deux vins du Château de Bousval ont eu l’honneur d’être récompensés par l’un des World Wine Awards 2021 décernés chaque année par Decanter, le célèbre magazine britannique :
Gouttes d’O 2019 (Chardonnay) a été noté 88/100 avec le commentaire « Delicate apricot & honeydew melon with light oak. Light yellow fruits with lemon, lime & grapefruit flavours. Well balanced. » (nous vous laissons le soin de traduire…), ainsi que
Le 1er Cru Tout Cru qui a obtenu un point de plus: “Clean & fresh nose of green fruits & subtle bready aromas. A fresh attack and vibrant acidity on the palate with light yellow fruits and elegant citrus. A crisp, saline finish.”
A noter qu’il est également désormais possible de se procurer les vins du Château de Bousval chez Wijnhuis Amsterdam et dans le renommé restaurant Rantree grâce au travail soigné de leur importateur Pierre Ache Wijnen (présentation : ICI)
Après les formations de chef d’entreprise vitivinicole et d’ouvrier viticole à l’IFAPME de Villers-le-Bouillet et de Perwez, le centre de Perwez complète son offre dans le secteur de la vigne et de la commercialisation par une formation de caviste.
Cette formation d’une durée de 2 années (240 et 220 heures de cours), permettra aux apprenants d’acquérir les connaissances pour travailler dans un commerce de vin puis, au bout de la 2e année, de disposer du diplôme en vue d’ouvrir son propre commerce. Outre les cours, des stages en entreprise sont obligatoires (2×125 heures).
A souligner, un module de cours est dédié à l’étude des vins belges et wallons en particulier, ce qui est une très bonne chose.
Les matières vues : initiation à l’œnologie, les spiritueux, vins français, d’Europe et du monde, vignobles belges, produits complémentaires. Mais aussi techniques de dégustation et d’analyse organoleptique des vins (1re partie), négociation commerciale, marketing, mise en situation et visites extérieures.
Réunis pour la première fois le 2 septembre 2021 à Namur, dans les caves du négociant Grafé-Lecocq, onze œnologues travaillant activement en Belgique et portant ce titre répondant à la définition et à la protection de l’Office International de la Vigne et du Vin ont créé l’Union des Œnologues de Belgique.
Cette Union a pour ambition de devenir une plateforme d’échanges, de réflexion et de communication technique fiable pour le monde du vin belge, un acteur de référence impliqué dans les questions viti-œnologiques de notre pays, avec comme souci premier une qualité toujours accrue de nos connaissances et de nos vins.
Outre la représentation au sein des instances internationales (OIV et Union internationale des Œnologues), l’UOeB pourra aussi être une source d’information pour les instances nationales (ce qui est déjà informellement le cas !).
En font actuellement partie (de g. à dr. sur la photo):
Nicolas Tooulou, responsable de la production chez l’embouteilleur Associated Beverage Solutions,
Thomas Costenoble, directeur du Concours Mondial de Bruxelles,
Martin Bacquaert, fondateur du Domaine Entre deux Monts,
Véronique Lidby, œnologue conseil et formatrice IFAPME,
Hélène Thomas, œnologue du Domaine XXV,
Romain Bévillard, œnologue à la coopérative Vin de Liège,
Thierry Cowez, œnologue chez MIS sa et pour la coopérative Vin du Pays de Herve.
Olivier De Vuyst, œnologue au Domaine W,
Vincent Dienst, conseiller technique de l’AVW et œnologue à Bousval notamment,
et (absents au moment de la photo): Vesna Jerkovic, responsable Recherche CeREF Biotech à la HELHa, et John Leroy, œnologue et responsable des ventes du Vignoble des Agaises/Ruffus,
On le voit, il s’agit ici d’un groupe de jeunes gens passionnés ayant choisi de dédier leur vie au vin , leur volonté est d’ensemble cultiver cette passion pour la vigne, le vin, l’excellence et la connaissance. Bon travail à eux ! Infos : Thierry Cowez, +32 472 46 17 51
Avec la reprise des foires et salons, parfois avec certaines restrictions sanitaires, l’Association des Vignerons de Wallonie peut à nouveau partir à la rencontre du public.
Elle sera notamment présente les 23 et 24 octobre au salon “C’est bon, c’est wallon” au WEX à Marche-en-Famenne organisé en partenariat avec l’APAQ-W (attention: Covid-safe-Ticket exigé). Infos: ICI.
Puis, du 21 au 25 novembre à Horeca Expo Gent, dans le cadre de l’espace Wines of Belgium au cœur de la Chief’s Place. Il s’agit du plus grand salon professionnel pour l’Horeca, les collectivités et les épiceries fines.
Le domaine du Chant d’Eole, le Château Bon Baron, le Château de Bioul et le Domaine du Chenoy seront présents au côté de vignerons flamands. Infos: ICI.
Avec l’assouplissement, voire la levée, des mesures sanitaires, les vignerons de Wallonie ont prévu, chacun à leur niveau, de belles activités d’été: restaurant éphémère, balades guidées, visites et dégustations… l’été sera incontestablement wallon. Présentation par province, d’est en ouest.
Texte paru dans notre Newsletter 8 en juin 2021
En province de Liège
En province de Liège, priorité aux balades dans le vignoble où des circuits sont prévus dans différents domaines, d’une part autour de Liège, d’autre part autour de Huy.
Le tour des vignobles de Vin de Liège
VIN DE LIÈGE
A la coopérative Vin de Liège, une promenade de 1h30 vous permettra de découvrir quatre des six parcelles situées au coeur des vergers de la Basse-Meuse, avec de belles vues sur la région.
Le départ se fait au chai, rue Fragnay 44 à Heure-le-Romain. A chaque étape, le promeneur pourra déambuler entre les rangs de vigne (sans cueillir le raisin pour autant) et découvrir les particularités de chaque cépage grâce à la numérotation des rangs.
En fin de promenade, une dégustation des vins est prévue au chai mais uniquement mercredi, vendredi et samedi de 14 à 18h qui sont les heures habituelles d’ouverture de la boutique.
Pas d’activités particulières prévues au domaine voisin Tour de Tilice qui vient seulement de mettre ses premiers vins en bouteille, mais c’est à trois minutes en voiture de Vin de Liège et cela vaut le détour : rue de Tilice 101 à Fexhe-Slins, tourdetilice.be
VIN DU PAYS DE HERVE
Une promenade plus longue vous attend à la coopérative Vin de Pays de Herve située à 30km à l’est des deux précédents.
Au départ des terrains de tennis d’Aubel vous est proposé un tour pédestre complet des parcelles de vignes plantées par la coopérative Vin du Pays de Herve !
Mieux vaut avoir un moyen de locomotion (deux ou quatre roues), car le tour fait 22 km, avec 403 m de dénivelé. Il permet d’admirer les 5 vignes de la coopérative plantées fin 2020. A chaque vigne, il y a un point d’intérêt. Détails sur le site de la coopérative : www.vindupaysdeherve.be/balades
Le site web de la Maison du Tourisme Pays de Herve propose en outre de nombreux circuits (non balisés) pour cyclistes entre 20 et 35 km. Détails : ICI.
Investi dans la construction de son nouveau chai, Benoît Heggen à Warsage a toutefois maintenu l’accueil de visiteurs, mais par groupe de 10 personnes minimum. Coût : 7.5€ + 2.5 pour la dégustation de 3 vins. Contact : benoit.heggen@gmail.com
Un intarissable guide… Jean Galler
SEPTEM TRIONES
En retournant vers Liège, faites donc un détour par Vaux-sous-Chèvremont chez Jean Galler au domaine Septem Triones (rue des Anglais) où sont organisées des visites-dégustations de 2h30 ! Toutefois, tout est déjà complet mais il est possible d’être reçu en privé par groupe de 10 personnes. Infos : info@septemtriones.be
Clos de la Buissière
HUY : CLOS DES PREBENDIERS et CLOS DE LA BUISSIÈRE
Les Hutois furent pendant un peu moins de mille ans d’actifs vignerons, ce qui lui valut le surnom de cité vigneronne. Tout comme l’an dernier, l’Office du Tourisme de Huy vous propose un été à la découverte des vignobles mosans:
Samedi 10 et dimanche 11 juillet : Clos des Prébendiers chez Jacques Mouton, chaussée de Waremme à côté du n°216, un peu plus haut que le Clos Bois Marie dont il faut absolument admirer la vue.
samedi 7 et dimanche 8 août : Le Clos de la Buissière de Jean-Marie Seba (Chemin de la Buissière n° 44 à 4500 Huy, visites à 11h et 14h30 – Réservation obligatoire: ICI. Prix : 4€, dégustation comprise.
Vue plongeante sur Huy au Clos Bois Marie – Gîte pour 12 personnes à louer
HUY : CLOS BOIS MARIE
Repris récemment par Didier Hanin (N°2 de Gudule Winery à Bruxelles), le vignoble historique du Clos Bois Marie est en pleine restructuration, mais la nouvelle équipe a prévu des visites sur demande au prix de 15€ par personne et avec dégustation de vins de… Gudule Winery.
A noter que le vignoble dispose d’un très beau gîte dans l’ancienne demeure rénovée de Charles Legot, baptisé sans surprise, « Le Clos Bois Marie », pouvant accueillir jusqu’à 12 personnes. Avec une vue imprenable sur le vignoble et sur la cité mosane et avec une piscine !
Différentes formules d’hébergement existent – mi-semaine, week-end, etc., voire à la journée pour des séminaires. Infos : www.leclosboismarie.be
En province de Luxembourg
POIRIER DU LOUP et CLOS DE LA FOUCHÈRE
Sur la dizaine de vignobles que compte la province, seuls deux accueilleront du public cet été, et tous les deux à Torgny.
Au Poirier du Loup bien sûr, qui vient de passer à 2ha, où les visites qui étaient suspendues pour raisons sanitaires reprendront le 1er samedi du mois. Le progamme étant en cours de finition au moment où nous avons clôturé cet agenda, consultez le site du vignoble (LIEN: www.vignoblelepoirierduloup.be) où vous trouverez toutes les infos utiles.
Torgny
Au vignoble frère du Clos de la Fouchère, pas de visite, mais l’équipe travaille généralement le samedi matin au vignoble et vous accueille bien volontiers. A noter que Dany Dries et Hubert Burnotte proposent 4 gîtes indépendants au coeur du village et ce, toute l’année, bien sûr. Infos: www.gitestorgny.be
En province de Namur
Les quatre plus grands vignobles entre Dinant et Namur ont soigné leur programme d’été, jugez plutôt.
Jeanette van der Steen – Château Bon Baron
CHÂTEAU BON BARON
Jeanette van der Steen et son mari Piotr organisent des “Tour & Tasting” sur rendez-vous, à partir de 2 personnes, et jusqu’à 30 si la réglementation Covid s’assouplit. La demande se fait par mail: ICI et bientôt sur le site www.bonbaron.com actuellement en reconstruction.
CBB participe également le 2 juillet et le 6 août aux “Vendredis du Terroir” (17h-21h) organisés une fois par mois à Anhée, Yvoir et Onhaye.
Visite au Chenoy
DOMAINE DU CHENOY
Pierre-Marie et Jean-Bernard Despatures organisent des visites du domaine sur rendez-vous tous les samedis à 10h30 et 14h00, d’avril à octobre. Une participation de 9€/pp pour la visite et la dégustation est demandée.
Le Chenoy propose également diverses « balades nature » pour découvrir la faune et la flore du domaine jusqu’à la fin de l’été, celles-ci sont encadrées par une guide nature (également sur rendez-vous) le samedi de 6h30 à 10h (aube des oiseaux) et de 17h à 22h (affût ou observation). Prix : 15/pp.
Grâce à leur formidable infrastructure, Vanessa et Andy Wyckmans-Vaxelaire offrent une des plus belles panoplies d’activités pour l’été:
visites du domaine d’avril à fin octobre du mercredi au dimanche, entre 11h et 18h
parcours découverte « Made in Bioul »
dégustation des vins en terrasse et ensuite également dans le chai (selon les normes Covid en vigueur)
restauration : Bioul propose un panier piquenique avec des produits locaux à partager en groupe de quatre personnes maximum dans les vignes et dans le parc du Château. Entrée au parcours et piquenique : 35€ par personne à partir de 8 ans et 20€ pour les plus jeunes. Billetterie : ICI
balades guidées et dégustation sur réservation (tarifs sur demande).
Le Domaine du Ry d’Argent en mai dernier
DOMAINE DU RY D’ARGENT
Jean-François Baele a récemment repris ses fameuses dégustations gratuites le premier vendredi de chaque mois (17h30 à 19h). D’autres visites et dégustations sont également possibles sur rendez vous pour minimum 10 personnes au prix de 10€ par personne.
On commence avec le vignoble historique de Villers-la-Vigne dans la célèbre abbaye (presque) du même nom qui a une longue pratique de l’oenotourisme.
La Confrérie du Vignoble de l’abbaye de Villers-en-Brabant vous propose en effet une visite guidée du vignoble et de son chai, suivie d’une dégustation et ce, pendant toute l’année. Cette visite peut être couplée avec un accès aux ruines de l’Abbaye.
Le vignoble de Villers-la-Vigne se visite en toutes saisons
Deux formules existent: visites programmées le 1er samedi du mois à 14h30 d’avril à septembre (15€) ou sur demande (minimum 7 personnes).
Après un survol de l’histoire du vin et de son arrivée dans nos contrées, plus particulièrement avec les cisterciens à l’abbaye de Villers-la-Ville, la visite explique ensuite la plantation, le choix des cépages, la conduite de la vigne dans une optique de respect de l’environnement, la taille et évoque enfin la Confrérie, ses buts, ses membres et ses manifestations.
La visite guidée du chai explique ensuite comment la Confrérie vinifie ses cépages et se termine par une dégustation soit de son vin primeur soit, si son stock de vin est épuisé, d’un vin bio belge.
Belle offre oenotouristique également à Glabais, non loin de Genappe. Anne et Christian Balduyck-Geldhof proposent en effet:
des visites guidées du domaine avec dégustation de leurs différents crémants à la demande ou à date fixe
des matinées de formation : apprentissage des travaux à réaliser sur la vigne
des événements ou balades à vélo le 19/6, 14/08 et 21/08 ou à pied le 19/9
Détails sur la page Facebook du Domaine de Glabais ou au 0474/061.162.
COTEAUX DES AVELINES
Petit vignoble familial en conversion bio planté en 2018, le domaine viticole Coteaux des Avelines est en zone Natura 2000 et peut se visiter en famille et entre amis. Un petit parcours oenotouristique au sein des vignes permettra aux plus grands d’en apprendre un peu plus sur le vignoble et la nature environnante grâce à une application avec audio-guide et géolocalisation. Plus d’informations via le site www.coteaux-des-avelines.be.
DOMAINE DU CHÂTEAU DE BOUSVAL
Des visites ouvertes au grand public seront organisées selon les demandes et la météo. Les informations seront communiquées via www.facebook.com/chateaudebousval et sur le site du domaine.
Un restaurant éphémère « Le Chai d’un soir » se tiendra le vendredi 30 et le samedi 3 juillet avec des mets gastronomiques campagnards préparés par l’équipe de Jean-Michel Loriers et les vins du domaine. Sur réservation uniquement via le site www.chateaudebousval.be.
VINS DE GENVAL
Le vignoble de Genval sera régulièrement ouvert en été, le dimanche matin, pour des matinées de travail. Ce qui donne l’occasion de découvrir le domaine et l’atmosphère particulière d’un vignoble associatif.
A Hélécine, Patrick Carmans organise des visites guidées des vignobles « Poupouye » et « Les Garennes » avec dégustation au chai, mais uniquement sur rendez-vous. Infos : beekborne.be.
Diverses activités seront organisées au Domaine W, mais elles sont réservées aux membres ; Une raison valable pour le devenir… Infos : domaine-w.be
En province de Hainaut
VIGNOBLE DES AGAISES – RUFFUS
Vous avez toujours rêvé de découvrir les secrets de Ruffus? Arnaud, John et Raymond Leroy ont mis en place un circuit didactique gratuit d’une heure (2km environ) à travers le vignoble où tout vous sera expliqué. Du jeudi au dimanche de 11h à 20h.
En juillet et août, le bar-terrasse sera ouvert du mercredi au dimanche et vous pourrez même acheter du Ruffus au verre ou à la bouteille et grignoter quelques tapas. Restaurant le samedi midi et le dimanche midi, avec une tournante de chefs. Infos : ruffus.be
Le vignoble voisin pétillant de Hubert Ewbank organise à partir du 16 juin un restaurant éphémère pendant trois mois. Les hôtes se retrouveront au milieu du vignoble pour apprécier une cuisine de type bistronomie et les tables seront protégées par une structure en bois et de vignes.
Aux fourneaux : les chefs de la Ferme du Coq et, dans les assiettes un maximum de produits locaux et belges. La carte des vins mettra également en avant des vins d’autres domaines belges.
Entre les services du midi et du soir, une carte tapas sera disponible pour accompagner un verre, sans réservation. Plus d’infos sur chantdeole.be
Durant les 3 mois, des visites guidées du domaine sont également proposées du mercredi au dimanche, plusieurs fois par jour, sur réservation via chantdeole.be.
Bonnes vacances à tous !
Compilation: Marc Vanel
Seules les activités des vignerons membres de l’AVW sont présentées.
Organisée depuis 2005 par l’Association des Sommeliers flamands, la prochaine édition du Concours du Meilleur vin belge se tiendra à Bruges le 15 septembre prochain, avec le soutien de l’AVW.
Si le concours est ouvert à tout vigneron sur le territoire belge, ne peuvent y participer que les vins dont les raisins ont été récoltés dans notre pays et dont le processus de production s’y déroule entièrement également.
Le vin doit être tiré d’un lot de minimum 300 litres et à la date du concours au minimum 200 litres doivent encore être à vendre au domaine.
Pour les vins qui ne peuvent prétendre ni à une appellation d’origine protégée, ni à une indication géographique protégée, un rapport d’analyse d’un laboratoire accrédité doit être fourni en conformité avec les paramètres des AOP et IGP (le titre alcoométrique total et acquis, teneur totale en sucre (y compris le saccharose dans le cas des vins mousseux) et les acides, l’acidité volatile, la teneur totale en anhydride sulfureux et la pression manométrique en bars dans le cas des vins mousseux.
Le concours consiste bien sûr en une dégustation à l’aveugle par une soixantaine de juges et se tiendra le mercredi 15 septembre 2021 dans les locaux de l’Hotelschool Ter Groene Poorte à Bruges, comme à son habitude.
Les inscriptions sont ouvertes à partir du 1/8 et chaque candidat doit envoyer 4 bouteilles de chaque vin au restaurant Restaurant Casserole à Bruges entre le jeudi 2 et le mardi le 7 septembre 2021.
Savez-vous que des aides à l’installation ou aux investissements d’un exploitant vigneron existent, au même titre que tous les agriculteurs de la Région wallonne ? Mais attention, il faut respecter certains critères.
Le système n’est pas neuf et a suivi l’évolution de la législation européenne en la matière, politique agricole commune oblige. Le système d’aides au développement et à l’installation dans le secteur agricole, et donc viticole, dit « ADISA », est entré en vigueur le 1er octobre 2015.
Il s’agit de la transposition en droit régional du règlement européen relatif au soutien du développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER).
Ces demandes d’aides étaient initialement limitées dans le temps et ne pouvaient être introduites que jusqu’au 31 décembre 2020. Mais la nouvelle PAC n’entrant en vigueur qu’en 2023, une période transitoire de deux ans a été ajoutée.
L’Arrêté du Gouvernement wallon du 10 septembre 2015 relatif aux aides au développement et à l’investissement dans le secteur agricole et l’arrêté Ministériel exécutant cet arrêté ADISA ont été modifiés en ce sens (voir Moniteur belge du 11/2/2021). Il faudra sans doute s’attendre à des changements dans les prochains mois.
Image d’illustration – Photo non liée à un dossier d’aides.
S’identifier au SIGeC
En application du Règlement (UE) N° 1306/2013, les Etats membres doivent établir et gérer un Système Intégré de Gestion et de Contrôle (SIGeC), utilisé par les organismes payeurs afin de garantir, entre autres, une identification unique de chaque agriculteur ainsi que de toutes les parcelles agricoles.
Pour pouvoir demander une aide, tout agriculteur, à temps plein ou complémentaire, doit être identifié dans ce SIGeC comme gestionnaire d’unité de production et recevoir un numéro d’agriculteur, le « numéro P ».
Pour obtenir l’attribution de ce numéro, le partenaire doit exercer une activité agricole, introduire une demande auprès du SPW-ARNE (SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement) et être gestionnaire autonome d’une exploitation et des unités de production qui la composent.
« La première chose à faire est de s’identifier au SIGEC pour avoir un numéro de producteur, explique Youri Bartel, directeur au SPW ARNE. Ensuite, il faut avoir ses vignes plantées. Si vous achetez des raisins à d’autres et que vous faites du vin, vous êtes transformateur et non agriculteur. A ce moment-là, vous pouvez demander des aides aux PME (SPW EER), mais pas chez nous.
Par contre, si vous partez de zéro, c’est plus difficile, car il faut théoriquement être fonctionnel dès la première année. C’est-à-dire que le viticulteur doit avoir déjà quelque chose la première année et atteindre après trois ans un certain revenu par unité de travail (voir ci-après). Une solution préconisée est de vendre des bouteilles sur pied, qui ne sont donc pas encore produites, mais qui génèrent des rentrées. Si pour une raison ou une autre, le vignoble échoue dans les trois ans, les aides doivent être remboursées, mais c’est surtout s’il y a eu des erreurs de gestion. »
A noter qu’il y a des aides à l’investissement pour l’achat de piquets, de plantes, de main-d’oeuvre,…
Image d’illustration – Photo non liée à un dossier d’aides.
Aides à l’installation
Pour bénéficier des aides à l’installation ou à la reprise (partielle ou totale) d’un exploitant viticulteur, le demandeur doit répondre à certaines conditions, dont celle de s’installer en qualité d’indépendant comme agriculteur à titre principal sur une exploitation agricole dont il est le chef exclusif durant trois ans minimum.
Un agriculteur est reconnu « à titre principal » s’il consacre moins de 900 heures par an à d’autres activités professionnelles et s’il retire de l’activité professionnelle agricole, un revenu annuel brut total imposable supérieur à 50% de son revenu annuel global.
Si ce revenu tombe à 35%, l’agriculteur est reconnu à titre complémentaire mais demeure admissible aux aides à l’investissement ADISA.
A noter que le revenu agricole professionnel inclut les activités agricoles, touristiques, pédagogiques, artisanales exercées sur le site d’exploitation et les activités forestières ou d’entretien de l’espace naturel bénéficiant d’aides publiques.
Le temps de travail se calcule en unités de travail (UT) de 1.800 heures de travail par an prestées par toute personne active sur une exploitation agricole et affiliée au statut social d’exploitant agricole indépendant soit au titre d’agriculteur, soit au titre d’aidant. Cette fraction ne peut dépasser 1 unité par personne.
Enfin, le demandeur doit être âgé de moins de 40 ans + 364 jours, et l’exploitation doit avoir une « production brute standard » (PBS) entre 25.000€ et 1.000.000€.
Image d’illustration – Photo non liée à un dossier d’aides.
Combien ?
L’aide à l’installation s’élève à 70.000 euros, un montant forfaitaire unique.
Il est versé en quatre tranches de 25% dans le cas d’une création et en deux tranches (75 et 25%) pour une reprise.
La dernière tranche est conditionnée par l’atteinte des objectifs décrits dans le plan d’entreprise qui reprend notamment un calcul de viabilité, des objectifs, des mesures et des étapes. Ce plan d’entreprise doit être rédigé avec l’aide d’un consultant reconnu par la Région wallonne.
>> Le formulaire électronique de demande d’aide à l’installation, appelé modèle E (pour plan d’Entreprise) est disponible ICI.
La qualification
L’une des conditions importantes pour l’aide à l’installation est la qualification, c’est-à-dire que le demandeur doit avoir un diplôme, un certificat ou une expérience satisfaisant à la législation.
« En effet, poursuit Youri Bartel, pour avoir avoir accès aux ADISA, il faut une qualification. C’est-à-dire soit avoir fait ses techniques agricoles et avoir le CESS et son certificat de qualification de la 6e, ou supérieur, ou avoir un master orientation agronomique – bio-ingénieur, ingénieur agronome, etc. On peut aussi suivre les cours B et avoir deux ans d’expérience. La formation viti-viniculture de l’IFAPME a été reconnue le 12 octobre 2020 en cours B, comme étant équivalente de 150h post scolaire.
Il est possible de présenter un projet sans ces diplômes, mais avec les cours B ou équivalent et sans expérience, le candidat passe alors devant un comité d’installation (CI) de 4 personnes qui estime si la personne qui présente son projet connaît bien le monde de l’agriculture et le secteur. On lui accorde alors l’équivalent des deux ans d’expérience. »
>> Le formulaire électronique de pré-demande, appelé modèle PR, qui donne accès au CI, est disponible ICI.
Image d’illustration – Photo non liée à un dossier d’aides.
Cheminement
Une fois la demande introduite, l’administration notifie au demandeur, la recevabilité ou non de sa demande dans les 10 jours ouvrables. Le dossier est dit recevable quand la demande est complète et conforme. Être recevable ne signifie toutefois pas que le dossier est admissible ou que l’aide sollicitée est acquise.
Les demandes d’aides sont alors soumises à une sélection et chaque demandeur doit obtenir une cotation minimale sur base des critères de sélection qu’il remplit ou non.
Pour chacune des aides, les différentes cotes et les critères sont disponibles sur le site internet « Portail de l’Agriculture wallonne » à l’adresse: agriculture.wallonie.be/outils dans la catégorie «Autres outils».
Les périodes de sélection sont trimestrielles : elles vont du 1er janvier au 31 mars, du 1er avril au 30 juin, du 1er juillet au 30 septembre et du 1er octobre au 31 décembre.
Depuis 2015, seulement deux exploitants vignerons ont demandé l’aide à l’installation de 70.000 euros, un des deux a toutefois été refusé.
Image d’illustration – Photo non liée à un dossier d’aides.
Aides à l’investissement
Le second volet des aides ADISA porte sur les investissements et réside sur le principe d’antériorité de la décision : aucun investissement ne peut être réalisé avant la date de notification de la recevabilité de la demande d’aide à l’investissement.
Celui-ci doit être fonctionnel et justifié par son utilisation professionnelle raisonnable, et le montant de l’investissement doit être compris entre 5000€ et 350.000€ htva.
Sont entre autres considérées comme dépenses admissibles, l’achat de matériel neuf destiné au développement ou à la création d’une activité agricole, la construction, l’acquisition ou la rénovation de biens immeubles, l’achat de matériel neuf pour produire de l’énergie renouvelable.
Pas question, par contre, de demander des aides pour du matériel d’occasion, acquérir des terres, payer des honoraires d’architecte ou acheter un quad.
>> Toutes ces dépenses sont recensées sur le site Wallex.
Pour ce qui concerne les vignobles wallons, dix d’entre eux ont bénéficié depuis 2015 d’aides pour un total de 270.000 euros sur un budget global ADISA de quelque 152 millions d’euros pour les investissements.
L’essentiel porte sur la plantation (148.000 euros) et la construction d’un bâtiment agricole multifonctionnel (94.000 euros).
Pas question de demander des aides pour du matériel d’occasion
Diversification non-agricole
Des activités de diversification non agricoles peuvent être aidées également, comme l’accueil social pédagogique, artisanal, ou le tourisme rural (qui doit être reconnu par le Commissariat général au Tourisme).
Les investissements admis sont par exemple l’achat de matériel neuf destiné à la poursuite, au développement ou à la création d’une activité de diversification non agricole, y compris la transformation et la vente à la ferme de produits non agricoles issus de l’exploitation, y inclus les équipements informatiques liés à ces investissements.
Calamités
Dans un autre registre, des aides existent également dans le cas de dégâts dus à la sécheresse agricole. Attention : 30% des surfaces totales doivent avoir été atteintes et l’événement doit avoir été reconnu comme calamité agricole.
Seuls les dégâts constatés de manière valable par les commissions communales de constat doivent être introduits auprès de l’administration wallonne. La déclaration doit être parfaitement conforme au contenu des PV introduits par les communes à l’administration.
Image d’illustration – Photo non liée à un dossier d’aides.
Promotion
Enfin, dans un autre cadre, l’APAQ-W intègre ses membres (et seulement ceux-ci) dans diverses opérations de promotion, comme par exemple, la campagne Trinquons local, déjà présentée sur ce site.
Les producteurs (vignerons, brasseurs et producteurs d’alcools) sont également invités à participer à “Ma Quinzaine locale” en septembre, grande action “portes ouvertes” pour tous les secteurs de production et points de vente, avec une large couverture médiatique importante.
Sources : Cet article est largement inspiré par les textes et documents proposés sur le site des aides ADISA. Merci à Youri Bartel pour son aide. Texte publié dans notre Newsletter 7.
L’écolabel international « Clé verte / Green Key » est décerné chaque année depuis 1994 aux équipements touristiques qui répondent à plusieurs critères de gestion environnementale générale, dont la gestion des déchets, de l’eau, de l’énergie et des espaces verts, l’alimentation, l’éducation à l’environnement, la mobilité,…
Initiative de la Foundation for Environmental Education, il est mis en œuvre par GoodPlanet à Bruxelles et par Inter-Environnement Wallonie (IEW) en Wallonie, chacun avec divers partenaires.
L’abbaye de Villers ainsi que le vignoble de Villers-la-Vigne viennent d’ajouter le 16 mars dernier leur nom aux 88 établissements labellisés.
« Cette reconnaissance Green Key, se réjouit Christophe Waterkeyn, président de la Confrérie, est prestigieuse pour notre petit Clos du Bonheur, car elle officialise une démarche d’éco durabilité de nos actions au sein du vignoble, du chai et lors de toutes nos activités intra et extra muros pour faire rayonner Villers-la-Vigne® à l’extérieur.
En étant certifié, nous respectons déjà la législation de l’avenir, qui sera de plus en plus stricte en matière de normes environnementales. Seules les entreprises, organisations, associations qui tiennent compte aujourd’hui des défis climatiques et de durabilité seront résilientes dans le monde de demain.
En outre, cette reconnaissance nous oblige à réfléchir sur nous-même et à nous demander si nos pratiques de chaque jour sont bonnes pour nous et pour la planète. »