Barwal, les premiers fûts en chêne belge

Le projet a déjà quelques années mais la création de la société est toute récente : Hugues De Pra et Didier Mattivi viennent de lancer la sprl “Barwal” qui propose des fûts de chêne issus des forêts wallonnes, en partenariat avec la Tonnellerie de Champagne-Ardenne. Les premières pièces ont déjà été livrées et l’ambition est de construire une tonnellerie en Belgique d’ici deux ou trois ans.

Ingénieur civil en physique (Ulg) et diplômé en Management (Solvay Business School), Didier Mattivi a cofondé et dirigé pendant 12 ans la société IP Trade, active dans les solutions de téléphonie, qu’il a revendue en 2017 au groupe British Telecom.

Cherchant de nouvelles inspirations, il décide de s’investir dans une autre passion, le bois. Il est rejoint dans son projet par Hugues De Pra, ingénieur et passionné de vin lui aussi mais surtout organisateur du Championnat de Belgique de dégustation à l’aveugle et animateur du site lesvins.be.

Didier Mattivi et Hugues De Pra

 “Je suis menuisier amateur et grand amateur de vin, explique Didier Mattivi, je suis allé voir l’Office wallon du Bois pour voir si on avait chez nous les qualités de chêne nécessaires pour faire des fûts. Ce qui m’a été confirmé par plusieurs tonneliers français qui s’approvisionnent en Belgique (sans s’en réclamer) et nous avons lancé un partenariat avec la Tonnellerie de Champagne pour réaliser des barriques avec du bois que nous leur apporterions. Aujourd’hui, la Tonnellerie est partie prenante de notre projet et nous conseille.”

“Nous venons de vendre nos neuf premières barriques cette année, poursuit Hugues de Pra,  et nous espérons avoir un volume de production de 100 barriques dans les trois ans, afin de répondre à la demande mais aussi, nous l’espérons, de construire une tonnellerie en Belgique d’ici deux ou trois ans. Nos barriques sont destinées aux viticulteurs, mais il n’y a pas que le vin, nous avons aussi des demandes dans le monde de la bière, de l’alcool, du cidre… c’est un contenant que l’on peut décliner…”

L’ambition est de fournir un produit 100% naturel, local et en circuit court, qui permette de révéler les terroirs de Belgique. Le tout en assurant une traçabilité maximale pour suivre le parcours du fût qui peut connaître plusieurs vies.

“La nature prend 150 ans pour faire un chêne, concluent les deux hommes, il faudra aussi pas mal de cycles pour optimiser tout cela. C’est une aventure qui commence…”

Infos: barwal.be

Des médailles pour les vins wallons

Trois concours de vins se sont déroulés en septembre, au niveau régional, national et mondial. Avec de très beaux résultats pour les vins de chez nous.

Postposé pour raison de Covid, le Concours mondial de Bruxelles s’est déroulé à Brno en Tchéquie début septembre. Plus de 9000 échantillons ont été dégustés dont plusieurs vins belges qui ont décroché 10 médailles.

Côté wallon, les domaines de Bioul, du Chapitre et du Chant d’Eole ont décroché chacun une médaille d’argent.

Les bulles du Chant d’Eole et de Ruffus ont également été récompensées par deux médailles d’or.

Le Concours du Meilleur vin belge à Bruges le 16 septembre dernier

Quasiment dans la foulée, le 19 septembre plus précisément, le 16e Concours du Meilleur vin belge organisé par l’Association des Sommeliers flamands à Bruges a été marqué par une présence renforcée des vignerons wallons dont certains n’avaient encore jamais participé au concours.

Dix-sept des médailles décernées récompensent des vins wallons : cinq médailles pour le Domaine du Ry d’Argent (3 Or et 2 Argent), trois pour le Chant d’Eole (3 Argent), deux pour Ruffus (2 Or), pour le Domaine du Chapitre (2 Or) et pour Vin de Liège (2 Argent), et enfin une médaille d’Or pour le Domaine de Mellemont ainsi que pour le Domaine des Marnières.

Ce dernier s’est également distingué au 2e Concours des Vins liégeois le 26 septembre en plaçant 5 vins sur les 15 du palmarès. Il est directement suivi par Vin de Liège (4 distinctions) et par Jean Galler-Septem Triones (2 distinctions).

A souligner également, l’excellente performance de Pré/ En/ Bulle/ du Château de Fumal dont c’est le premier vin. Tout comme le Nialle du Vignoble d’Occarius à Ocquier.

Newsletter 3

Premières vendanges
pour dix vignobles wallons

Ils ont planté leur vignoble en 2018 et donc, même si la vigne est encore loin de son meilleur rendement, 2020 est l’occasion de récolter les premiers fruits d’un long et dur labeur et de réaliser les premiers vins pour faire ses armes. Présentation de dix membres de l’AVW qui sont dans ce cas de figure.

Marqué par la pandémie de Covid-19, le millésime 2020 l’a également été par un gel important à l’époque des “Saints de Glace” en mai dernier, une période qui a été suivie d’épisodes de sécheresse ou, plus récemment de pluies abondantes… Autant de circonstances qui peuvent affecter de jeunes vignes.

A Marche-les-Dames, par exemple, près de 40% des jeunes pieds de cépages résistants (sur un total de 1,25ha) du vignoble Terres de Crompechine n’ont pas résisté au gel et une partie devront être replantés.

Mais, comme le souligne Frédéric De Baere, le projet ne se limite pas au vignoble. “Ici, il est question d’un projet global comprenant également la plantation d’anciennes variétés de pommiers à hautes tiges de vergers pâturés par 60 moutons, l’installation de 30 ruches et de plantations notamment de tilleuls, de haies mellifères et à petits fruits. Le tout dans une zone à haute valeur biologique qui offre un remarquable cadre pour la balade pédestre.”

Le permis de la cidrerie a été obtenu, le projet avance donc bien de ce côté. Infos: www.crompechine.be

 

© Clos de Mostombe

Au Clos de Mostombe à Andenne, une bonne partie des pieds ont également gelés, ne permettant de presser que 150 litres de jus. “Nous nous sommes battus plusieurs nuits de suite, explique Benoît Exsteens, on a pu se rendre compte qu’il ne fallait pas grand chose pour anéantir toute une récolte.”

Le propriétaire du vignoble, Michel d’Harveng, espère inaugurer son chai à Thon-Samson en mai 2021 et le laboratoire AOC Vallée mosane (Analyses oenologiques et Conseils) qu’il a lancé avec la Société Royale Horticole et Viticole de Huy et l’oenologue Véronique Lidby a bien été inauguré en septembre. Nombreux sont ceux qui ont déjà pu bénéficier de ce service de proximité. Infos sur le labo: page Facebook.

 

Le Domaine de la Portelette à Lobbes

A Lobbes, le vignoble de la coopérative Domaine de la Portelette a lui aussi souffert des caprices de Dame Nature, surtout sur les plus jeunes vignes. Le vignoble a été planté en différentes phases sur les deux dernières années, les dégâts sont heureusement inégaux.

“Par respect pour la nature, nous n’avons pas déployé les grands moyens contre le gel, explique Sophie Dupont, responsable de la communication de la coopérative, mais il faudra y penser. Nos prochains défis sont liés à la vinification, nous devons choisir un lieu pour développer un chai, mais ce choix se fera en concertation avec nos 228 coopérateurs.

Pour l’instant, les moûts sont hébergés dans le chai de la Distillerie de Biercée et bénéficient des conseils du Français Gilles Lancelot (Champagne Lancelot-Pienne), mais il s’agit surtout d’un soutien amical. Les (petites) vendanges 2020 permettront de faire des essais de vinification en mono-cépages (Muscaris, Pinot gris et Johanniter), il n’est pas encore question d’assemblages. Notre première vraie récolte se fera sans doute en 2023 lorsque toutes nos parcelles seront prêtes.” Infos: domainedelaportelette.be

 

Vendanges à la pince à épiler au Blanc Caillou !

A la coopérative du Domaine du Blanc Caillou (1,5 ha), à Montigny-le-Tilleul, Marc Boddaert espère élaborer environ 500 litres de jus, majoritairement du Johanniter et du Solaris.

“Nous avons la chance d’être soutenus par les Calcaires de la Sambre, car sans eux, rien ne serait possible. Nous sommes sur un de leurs terrains constitué avec des sols de remblai, sur une pente qui était inexistante autrefois. Cette année, nous avons creusé un chai sous la roche sur 35m de long et 6 de large grâce à une équipe de Lyon spécialisée dans la réalisation de tunnels ferroviaires et routiers. C’était une première pour eux. Il aura une température constante de 13°C, ce qui est très bon pour le vin.

Nous avons opté pour une démarche quasiment biodynamique, précise le vigneron enthousiaste, c’est une aventure formidable mais elle demande beaucoup de travail. Et nous avons trié tous les raisins de la vendange à la pince à épiler, comme à Sauternes…” Infos: www.domainedublanccaillou.be

 

Domaine Mont des Anges à Nouvelles – © Antoine Melis

Dans le Hainaut également, à Nouvelles, le vignoble “Terres de craie” de Vincent De Busscher et Laurianne Lejour, a profité de cette première vraie vendange pour annoncer son nom définitif, le Domaine Mont des Anges (4,2 ha), qui sortira ses premières bouteilles de bulles en 2022!

Ici, Chardonnay, Pinot noir et Pinot meunier sont plantés sur 4.2 hectares, à l’alsacienne, c.à.d. tous les deux mètres, pour avoir une culture saine et laisser passer le tracteur vigneron. Une première vendange de 700 kilos a eu lieu en 2019 pour faire quelques tests. Celle de 2020, sauvée du gel par les canons à chaleur, permettra aux deux entrepreneurs de sortir la tête de l’eau et de produire environ 15.000 bouteilles.

En avril 2020, en plein confinement, une seconde parcelle de 1,44 ha a été plantée non loin de là, à Havay. L’ambition de ce tandem franco-belge est d’arriver à 15 hectares en 2022. Infos : montdesanges.be

Egalement dans le Hainaut, c’était la première vendange pour le Château de Moulbaix, non loin de Ath, trois hectares de Chardonnay au cœur d’une magnifique propriété de 62 hectares achetée par la famille Goovaert en 2016 et entretenus par Sammy Lasseel.

Le but est ici de produire un effervescent blanc 100% bio dont 10 à 15.000 bouteilles devraient sortir fin 2022, voire 2023. Infos: Page Facebook.

 

Les Coteaux des Avelines en 2019 – © Vanel

Si la satisfaction s’affiche sur le visage de Viviane Cleiren et de son beau-fils Arnaud Duchêne aux Coteaux des Avelines (1,3 ha)  à Sart-Dames-Aveline dans le Brabant wallon, ce dernier reconnaît aussi avoir “chaque année un peu plus de travail. La première année, nous avons soigné nos sols, la deuxième la taille et la troisième, les démarches administratives et bien sûr les pistes pour une future commercialisation.

Cela étant, nous avons nous aussi subi des pertes avec le gel, mais nous avons heureusement évité les problèmes de pourriture et nos raisins sont magnifiques. Les quantités sont encore faibles mais nous pouvons faire du sec et du moelleux. J’ai gardé 200 litres pour m’entraîner à faire un pet-nat (pétillant naturel).

Le défi a été de suivre la maturation. Vu les conditions météo, il était difficile d’estimer le taux de sucre, surtout que nos vignes ne sont pas encore en vitesse de croisière. Mais nous sommes très contents d’avoir sauvé la récolte que nous avons ramassée avec nos amis, ce fut un excellent moment.” Infos: coteauxdesavelines.be

Enfin, trois vignobles en province de Liège pour clôturer ces premières impressions.

Domaine Tour de Tilice – extrait de la page Facebook

Le domaine Tour de Tilice tout d’abord, à Fexhe-Slins au nord de Liège, est un projet mené par Simon Delforge qui a planté deux hectares en 2018 (Muscaris et Johanniter) et 3,5 en 2020 (Chardonnay et Pinot noir) sur d’anciennes parcelles de pommiers de ses parents.

“Le secteur de l’arboriculture s’essoufle depuis une dizaine d’années, explique-t-il, mon père et moi, nous cherchions une alternative. Nous souhaitons produire deux vins en méthode traditionnelle. Par rapport aux arbres fruitiers, cela demande encore plus de temps et de main-d’œuvre, il faut être prêt à intervenir à tout moment.

La résistance de certaines variétés de fruits baisse avec le temps, espérons que ce ne soit pas pareil avec la vigne. Nous venons d’acheter un tracteur et un interceps, et nous sommes certifiés bio par TUV-Nord Integra qui nous certifiait déjà pour les fruits.” Page Facebook.

 

Domaine XXV à Couthuin

A Héron, non loin d’Andenne, le domaine XXV (lisez Vins des Cinq) est un projet des 5 frères et sœur de la famille Grégoire. Quatre hectares de cépages classiques ont déjà été complétés par 3,5 nouveaux hectares en 2020, alors que la première bouteille n’est pas encore sortie de chai. Tout est mené en bio et la rénovation d’une ancienne fermette sur la propriété permet le développement d’un beau projet œnotouristique.

“Nous avons fait ces premières vendanges en famille, raconte Renaud Grégoire, ce fut une grosse émotion, un moment particulier dans un projet long et onéreux. Nous avons un peu plus de pertes dues au gel que ce que nous imaginions, mais la qualité est très bonne. Cette année, nous ne produirons donc pas de vins, et comme nous n’avons pas encore de chai, nous ferons nos tests chez Jean-François Baele au Ry d’Argent.” Infos: xxv.be.

Enfin, à une vingtaine de kilomètres de là, à Seraing-le-Château, Alain Dirick (Clos Bois Marie Hautes Vignes) a planté 1,6ha à titre personnel, mais pas pour faire du vin. Les raisins de Johanniter et de Chardonnay sont en effet revendus à Jean-François Baele. « Cette année, déplore le viticulteur, près de 60% du vignoble légèrement plus bas ont été complétement gelés. Mais les 40% restants sont d’une superbe qualité. Dans le futur, il n’est pas exclu que je prélève 10 à 20% pour me faire une cuvée. »

Marc Vanel

“L’actualité du vignoble
en OCTOBRE-NOVEMBRE”

Toutes les cinq ou six semaines, découvrez la vie des membres de l’Association des Vignerons de Wallonie  et leurs vignobles.

Barwal, les premiers fûts en chêne belge

Des médailles pour les vins wallons

La carte 2020 des membres AVW

Newsletter 2

CÉPAGES CLASSIQUES OU RÉSISTANTS:
LE CHOIX WALLON

A la veille des vendanges, nous avons voulu faire le point sur le vignoble wallon et sur les variétés choisies par nos vignerons. Les cépages résistants sont-ils plus répandus que les classiques? Ou est-ce l’inverse?

Depuis quelques années, l’Inspection économique du SPF Economie collecte et publie avec l’aide de l’Université d’Hasselt les données relatives à la superficie et à la production des vignobles belges.

Les derniers chiffres communiqués font état pour 2018 de 136 vignerons et de 384 hectares de vignes pour l’ensemble du pays, soit 36 hectares de plus qu’en 2017.

Pour établir ce bilan, le SPF Economie se base sur la déclaration de récolte de chaque vigneron qui permet de connaître, notamment, “la surface de plantation par cépage, les plantations prévues l’année suivante, la production initiale par cépage avec, pour autant qu’elle soit connue, une indication de la destination finale (mousseux ou non), et les quantités de vin, raisins ou moût de raisins achetées ailleurs” (extrait de la brochure 2018).

Chardonnay et Pinot noir au Domaine du Château de Bousval

Mais la situation sur le terrain wallon semble pourtant différente. En effet, selon des recherches effectuées par votre serviteur, on dénombre aujourd’hui en Wallonie:

  • 9 vignobles de plus de 10 ha, soit 140,90 ha
  • 10 vignobles entre 5 et 9,9 ha, soit 68,8 ha
  • 16 vignobles entre 2 et 4,9 ha, soit 48,7 ha
  • 12 vignobles entre 1 et 1,9 ha, soit 15,67 ha

La Wallonie compte donc 47 vignobles de plus d’un hectare, ce qui fait 274,07 hectares. A cela s’ajoutent 29 vignobles entre 0,2 et 0,99 ha et 72 vignobles de moins de 0,2 ha, ce qui donne un total de 148 vignobles et de 294 hectares !

Sur cette centaine de vignerons, une infime partie vendent leurs vins qui sont destinés à leur dégustation personnelle. Il s’agit avant tout de passionnés qui ont planté quelques pieds de vigne dans leur jardin ou sur un terrain leur appartenant.

La Flandre étant créditée par le SPF de 217.35 ha en 2018, on dépasserait donc les 500 hectares en Belgique! Une performance plus que remarquable qui témoigne de l’engouement actuel.

Pinot noir
Quels cépages?

Les variétés de vigne sont traditionnellement classées en “classiques” ou “nobles”, et “résistantes” (le terme “interspécifique” a tendance à être moins utilisé).

Les premières sont les plus connues du grand public car présentes dans le monde entier: tout amateur de vin connaît bien sûr le Chardonnay, les Pinots (noir, blanc, gris, meunier) et Müller-Thurgau principalement. Les vignerons wallons ont opté pour 16 variétés classiques différentes parmi lesquelles on retrouve aussi l’Acolon, le Riesling, le Muscat, le Gewürztraminer.

Les deux stars “classiques” sont sans conteste le Chardonnay planté dans 26 vignobles de plus d’un hectare, et le Pinot noir présent dans 22 vignobles. Inutile de chercher loin l’explication: ce sont les deux piliers des vins effervescents qui constituent près de 60% de la production wallonne.

Si l’on considère l’ensemble des vignobles du sud du pays (148 vignobles au lieu de 47), le Pinot noir  (et ses variétés) reprend la tête des cépages classiques, avec une présence dans 86 vignobles contre 68 pour le Chardonnay.

Enfin, les cépages classiques représentent 161,1 hectares en Wallonie, soit 58,7% des vignobles de plus d’un hectare et 54,7% de l’ensemble des parcelles.

Philippe Grafé, ardent défenseur des variétés résistantes, fier de son Regent.
Tout dépend du point de vue

En toute logique, à la lecture de ce qui précède, les cépages résistants aux maladies cryptogamiques, dont les particularités feront l’objet d’un prochain article, couvrent donc 113 hectares, soit 41,3% des surfaces.

Peu de vignerons cultivent aussi bien variétés classiques que résistantes, mais certains s’y essaient, comme par exemple le Domaine viticole du Chapitre ou le Domaine du Ry d’Argent.

Toutefois, si l’on déduit de ce calcul les 49 hectares de Chardonnay/Pinot noir et blanc du Vignoble des Agaises et du Domaine du Chant d’Eole, on arrive à un équilibre 50/50 entre les deux écoles…

Par contre, où la différence est frappante, c’est dans le choix des cépages.

En effet, sont plantées en Wallonie 16 variétés classiques et 36 résistantes! Les plus choisies parmi les vignobles de plus d’un hectare sont le Solaris (20 vignobles), le Johanniter (19) et le Souvignier gris (10), suivies du Muscaris, du Regent et du Pinotin.

Ces cépages résistants sont en fait surtout présents dans les vignobles de moins d’un hectare. Si l’on analyse la totalité des plantations, quelle que soit leur taille, le podium ne change pas : on trouve en effet 55 fois le Solaris, 41 fois le Johanniter et 30 fois le Regent.

Pieds de Solaris au Domaine du Chenoy
Défendre la spécificité wallonne?

Sur les 31 vignobles plantés avant 2003 et encore en exploitation, 28 ont opté pour les cépages classiques et ils ont tous moins d’un hectare. Ce n’est pas étonnant, puisque c’est la création du Domaine du Chenoy en 2003 qui ouvrit la voie aux cépages résistants que peu connaissaient.

Des propriétés comme le Château de Bioul, le Domaine du Ry d’Argent ou Vin de Liège en sont les dignes héritiers et ont prouvé à l’envi la qualité de ces cépages que d’aucuns aimeraient privilégier afin de développer une identité wallonne plutôt que d’imiter ce qui se fait à l’étranger.

Mais assiste-t-on à un recul des résistants ? Sur les 17 vignobles plantés en 2018, 11 viticulteurs ont fait le choix des résistants. Par contre, sur les 19 vignobles qui ont vu le jour en 2019 et 2020, les résistants ne sont présents que dans sept d’entre eux.

Est-ce le signe d’une véritable tendance ou simplement la conséquence d’un millésime 2018 extraordinaire qui a incité les candidats vignerons à sauter le pas ? Ou est-ce parce qu’il est plus facile de vendre un Chardonnay qu’un Johanniter? Comme toujours, la vérité est dans le verre…

Marc Vanel

“L’actualité du vignoble en SEPTEMBRE”

Toutes les cinq ou six semaines, découvrez la vie des membres de l’Association des Vignerons de Wallonie  et leurs vignobles.

Des vendanges 2020 sous le signe du corona

Un nouveau labo d’analyses oenologiques à Thon-Samson

Les vignerons wallons sur les réseaux sociaux

Encore quelques jours pour s’inscrire au Concours du Meilleur vin belge

Nouveau labo pour les vignerons wallons à Thon-Samson

Propriétaire du Clos de Mostombe à Landenne, Michel d’Harveng a récemment fait l’acquisition d’un magnifique hangar (une ancienne scierie) à Thon-Samson (Andenne), sur les bords de la Meuse, à mi-chemin entre Namur et Huy.

L’espace aura plusieurs fonctions et est encore en phase de développement, mais, en plus du futur chai, il accueillera dès la mi-septembre un laboratoire d’analyses œnologiques, fruit d’une joint venture entre le vigneron, la Société royale Horticole et Viticole de Huy, qui a inclus la Confrérie du Vin du Perron, et l’œnologue Véronique Lidby.

« Au cours de ma formation de viti-viniculteur dispensée par les centres IFAPME de Perwez et Villers-le-Bouillet, explique Michel d’Harveng, nous avons été initiés et familiarisés avec le besoin d’analyses œnologiques de précision pour suivre l’évolution de la vinification depuis les mesures de maturité au vignoble jusqu’à la mise en bouteille.

L’idée de créer ce labo d’Analyses œnologiques et de conseils dans la Vallée mosane résulte de ma rencontre avec trois formateurs passionnés de la vigne et du vin, Thomas Heeren qui m’a encouragé à participer à la mise aux enchères du matériel d’une chaîne d’embouteillage et d’un spectomètre de masse de marque FOSS, Alain Dirick qui me disait chercher avec la Société Royale Horticole et Viticole de Huy, un moyen de venir en aide à leurs affiliés et Véronique Lidby, formatrice en œnologie. »

Ce laboratoire climatisé (avec salle de dégustation attenante) permettra à tous les vignerons quelle que soit la taille de leurs vignobles, de bénéficier d’un matériel de pointe.

« Tous les vignerons membres de notre association, confirme Jean-Marie Séba, président de la Société Horticole et Viticole de Huy, auront accès à ce laboratoire pour faire analyser leurs vins, mais plus largement les vignerons de partout, ou même les embouteilleurs.

Huit paramètres pourront être mesurés : sucre du jus de raisin, acidité, taux d’alcool, SO2 libre, SO2 total, densité, fermentation malolactique et sucre résiduel. Nous pourrons aussi fournir un examen microscopique des levures présentes ou de la turbidité. »

Les travaux seront terminés pour le 15 septembre (ici le 15/8).

Ce nouveau service permettra aux vignerons de gagner du temps et de ne plus devoir envoyer leurs échantillons à l’étranger.

Les échantillons de minimum 25cl pourront être envoyés ou déposés entre 8h30 et 18h au 5 rue de Liège à 5300 Thon-Samson (Andenne). Ils seront pris en charge les résultats seront envoyés par email dans les deux jours ouvrables.

Au labo, l’œnologue Véronique Lidby conseillera donc les vignerons sur les corrections éventuelles à apporter à leurs vins et pourra, le cas échéant, se rendre directement dans les vignobles.

Ayant travaillé pendant presque vingt ans pour Delhaize comme « Wine Quality Coordinator », puis « Quality Coordinator Drinks & Wine », Véronique Lidby a également travaillé comme œnologue dans la Loire, en Provence, en Allemagne, en Afrique du Sud et en Californie.

Le laboratoire « AOC Vallée mosane » sera inauguré le 15 septembre (Attention: report au 21/9) mais il ne sera accessible dans un premier temps que sur rendez-vous.

L’adresse du laboratoire : 29 rue de Liège à 5300 Thon-Samson (Andenne).
Dépôt des échantillons au n°5.

Infos: michel.dharveng@live.be, closdelabuissiere@skynet.be (JM Seba) et veroniquelidby@gmail.com

Les vignerons wallons sur les réseaux sociaux

Pour suivre l’activité d’un vignoble, rien de tel que de s’abonner à leurs publications sur les réseaux sociaux afin de tout savoir sur les nouvelles cuvées, les événements ou, plus simplement, pour commenter sa propre expérience de dégustation.

Fond vecteur créé par fr.freepik.com

Sans surprise, les deux plus grands vignobles, Ruffus et le Domaine du Chant d’Eole sont aussi les plus actifs: 28.000 fans (ou amis) sur Facebook pour Ruffus et 19.000 pour Eole, mais 2000 abonnés Instagram seulement pour Ruffus (24 publications!) et 1300 abonnés pour le Chant d’Eole qui poste trois fois plus.

Instagram ne semble manifestement pas privilégié par les vignerons, c’est pourtant un support qui peut être porteur pour recueillir les avis externes et avoir un contact direct avec ses consommateurs. Mais il est vrai que le fonctionnement des deux sites est très différent l’un de l’autre.

A côté de ces deux géants, on trouve également sur Facebook:

  • Domaine viticole du Chenoy avec 12.000 amis
  • Vin de Liège – 6600
  • Domaine W – 4400
  • Château de Bioul – 4200
  • Château Bon Baron – 3000
  • Vignoble du Château de Bousval – 2100
  • Domaine de Glabais – 1700
  • Vin du Pays de Herve – 1500
  • Domaine du Ry d’Argent – 1300
  • Vin de Genval – 1300
  • Ferme du Chapitre, Domaine de la Portelette et Domaine de Mellemont – 1000 (chacun)
  • Les Terres de Crompechine – 800
  • Coteaux de la Légia – 700
  • Domaine XXV, Domaine des Hêtres, Vignoble de Bellefontaine – 500 chacun
  • Vignoble de La Hulpe – 300

N’hésitez pas à les suivre et surtout à partager cette newsletter !

Le seul concours pour les vins belges

Organisé par l’Association des Sommeliers flamands avec la collaboration de la Gilde (nationale) des Sommeliers, le « Concours du Meilleur Vin belge » se déroule à Bruges depuis quinze ans. La prochaine édition se tiendra le 16 septembre.

En 2019, 39 vignerons flamands ont inscrit leurs vins contre seulement 7 wallons qui représentaient toutefois 40% des surfaces du vignoble belge et qui ont remporté 15 des 52 médailles octroyées sur les 180 vins inscrits.

L’Association des Vignerons de Wallonie a donc décidé d’encourager l’inscription de ses membres à ce Concours de grande qualité et unique en son genre.

Notamment en organisant quatre points de dépôt dans la Région : le Domaine du Chant d’Eole pour le Hainaut, le Château de Bioul pour le Namurois, le Domaine de Mellemont pour le Brabant wallon et Vin de Liège pour la province liégeoise.

Si vous êtes vigneron et que vous souhaitez participer à ce concours, il ne vous reste quelques jours : la date limite d’envoi des échantillons est fixée au 9 septembre.

Infos auprès de l’AVW ou des domaines précités et bien sûr sur le site  du concours : ICI.

Vendanges masquées ?

Si vous souhaitez participer cette année aux vendanges en Wallonie, certaines mesures de sécurité seront à respecter en raison de la crise corona.

Aucune disposition directement applicable aux viticulteurs n’a été prise, mais on peut sans aucune hésitation s’inspirer des recommandations en la matière du SPF Emploi, relayées par la Fédération wallonne horticole dont l’Association des Vignerons de Wallonie est membre.

Des affichettes sont disponibles à la Fédération wallonne horticole via fwh@fwa.be

Parmi les principales recommandations, qui s’appliquent en réalité à tous les travailleurs saisonniers, que ce soit dans la viticulture ou l’horticulture, une distance minimale de 1,50m doit être maintenue entre les travailleurs qui seront organisés en équipes de 10 personnes maximum.

Le masque doit être porté si la distanciation sanitaire ne peut être respectée, et tous les outils de travail, ainsi que les espaces de travail ou de repos, doivent être régulièrement désinfectés.

Les pauses seront elles aussi organisées par équipes et à des moments différents, chacun s’asseyant en ligne pour éviter le face à face.

Il est clair donc que les vendanges 2020 ne se dérouleront comme aucune autre et qu’il n’y aura pas de grande journée festive comme certains domaines avaient l’habitude d’organiser.

Si vous souhaitez participer à cette belle expérience, sachez que plusieurs domaines recrutent des bénévoles pour une demi-journée ou davantage. Les dates exactes ne sont malheureusement pas encore connues au moment où nous clôturons cette lettre et évolueront avec les conditions météo.

  • Domaine de Bousval : vendanges à sept ou huit dates entre le 24 septembre et le 17 octobre selon la maturité du raisin. Détails et inscription : ICI.
  • Domaine de Glabais : plusieurs journées (uniquement le w-e) réparties entre mi- et fin septembre en fonction des conditions climatiques. Inscription par mail (domainedeglabais@gmail.com) ou par téléphone au 0474 06 11 62.
  • Domaine du Chenoy : les candidats peuvent s’inscrire à la mailing-list via l’adresse info@domaine-du-chenoy.com et ainsi recevoir, en temps voulu, les communications sur le sujet.
  • Vin de Liège : inscription via l’adresse vendanges@vindeliege.be. Vous serez tenus au courant une semaine à l’avance par retour de mail. La journée se déroule de 7 à 16h.
  • Domaine de Mellemont : la date des vendanges est à confirmer mais ce sera probablement le week-end du 18-19/9. Inscription : pierre.rion7@mac.com
  • Domaine du Chapitre : pour recevoir les infos sur les vendanges, abonnez-vous à la lettre d’infos du vignoble sur le site www.chapitre.vin. Démarrage le 4/9 avec les blancs, puis tous les mercredis et samedis jusqu’à mi-, voire fin octobre pour les rouges.
  • Vignoble de Bellefontaine: vendanges durant la seconde quinzaine de septembre. Inscription: info@vignobledebellefontaine.be
  • Domaine du Ry d’Argent: aide souhaitée pour la cueillette des rouges. Infos: direction@domainedurydargent.com.

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Trois mois inédits pour la viticulture wallonne

Entre confinement, nuits de gel et plantations, le dernier trimestre ne fut pas de tout repos pour les vignerons en Wallonie, mais le bilan est finalement plutôt positif.

Dès l’annonce des mesures de confinement à la mi-mars et la fermeture des cafés, restaurants, traiteurs et cavistes qui a suivi, les ventes de vins ont été stoppées net, privant ainsi la quasi totalité des vignerons de rentrées financières et de visites de leurs clients. Et personne n’imaginait alors que cela allait durer si longtemps.

La fermeture conjointe des frontières entraîna elle aussi des difficultés supplémentaires. Elle empêcha l’arrivée de fournitures ou de matériel, mais aussi de prestataires étrangers, notamment pour le dégorgement des vins effervescents.

Dégorgement chez Ruffus

John Leroy le confirme pour Ruffus : “Tout notre calendrier a été bouleversé, mais le dégorgement a fini par se dérouler sereinement début mai. Depuis 15 ans, nous organisons en juin l’enlèvement des commandes au vignoble, nous avons dû le déplacer à juillet avec toutes les mesures sanitaires exigées. Je n’avais pas imaginé que pour une fois ce n’est pas par la météo que la nature nous impacterait.”

Au Domaine du Chant d’Eole, les bouteilles viennent seulement d’être dégorgées et seront disponibles en juillet chez les cavistes et en septembre au domaine sur réservation.

“Suite à l’annulation des dégorgements, explique Stéphanie Termolle, directrice financière, nous n’avions plus aucune bouteille disponible, mais comme tous nos événements (soirées D-stress, séminaires, réception de mariages,…) étaient forcément eux aussi annulés, nous avons récupéré ce stock de bouteilles que nous avons proposées en livraison. Et cela a très bien marché en fait. La prochaine question qui nous occupera est l’organisation des vendanges, car nous aimons faire participer les bénévoles, il y en avait 200 l’an dernier…”

Livraisons sur mesure

Plantations à au Vignoble du Château de Bousval

D’autres ont eux aussi organisé des livraisons, comme au domaine du Château de Bousval ou au Domaine de la Ferme du Chapitre où plusieurs producteurs locaux ont eu la bonne idée de se grouper et de proposer des colis.

Idem au Domaine du Ry d’Argent (Bovesse) où les ventes ont été regroupées à la ferme locale. “Evidemment moins de ventes signifie aussi moins de rentrées. Mais les emprunts sont toujours là, souligne Jean-François Baele, et il faut payer la main-d’œuvre, car il y a du boulot dans la vigne et en cuverie.”

A la coopérative Vin de Liège, le manque à gagner dû à l’arrêt des ventes, à l’annulation des Portes ouvertes ou des salons est très élevé, sans doute proche de 50.000€, évaluait récemment Alec Bol, administrateur-délégué. “Heureusement, les grossistes en produits bio ont continué de travailler normalement, ce fut précieux. Pour la main-d’œuvre, les coopérateurs qui viennent traditionnellement nous aider n’ont pas pu venir, tout comme les stagiaires de l’IFAPME. Pour le reste, notamment pour les bouteilles et les étiquettes, nous avions fait nos commandes à l’avance, cela n’a pas posé de problèmes.”

Enfin, comme le fait remarquer Christian Balduyck au Domaine de Glabais dont c’était la première année de vente, “la prospection vers certains restaurants est aussi à l’arrêt et tous nos contacts avec l’Awex ou la prospection à l’export sont restés au frigo.”

Ces fameux Saints de Glace

Nuits de veillée à la coopérative Vin du Pays de Herve

Triste record que celui enregistré entre le 10 et le 15 mai, à la période dite des Saints de Glace : la température nocturne est descendue jusqu’à -3,6°C ! Il faut remonter à 1987, et même à 1959, pour connaître pire situation.

Le gel peut être impitoyable

Les vignerons ont donc été nombreux à veiller toute la nuit, utilisant tous les moyens possibles pour contrer l’impact du gel : placement de bougies « stop gel », brûlage de paille pour faire un écran de fumée, éoliennes ou canons à chaleur, tout est question de moyens. Et conserver la distance sanitaire dans de pareilles circonstances ne fut pas simple. Si certains ont perdu une bonne partie de la prochaine récolte, la plupart ont malgré tout réussi à sauver les précieux pieds.

 

Silence, cela pousse!

Malgré tout cela, plus de 45 hectares ont été plantés pendant le confinement, même si parfois avec un peu de retard et avec des équipes restreintes.

Plantations au Bois de Loë à Aubel, photo Charles Piron

Les nouvelles plantations d’abord : 11,5ha à Annevoie, 3,5ha à Aubel pour le Bois de Loë, 2ha à Argenteuil (Lasne), 2ha à Modave et quelques autres plus petites parcelles de moins d’un hectare (Les Héros de la Vigne à Sombreffe, Tienne al’Gatte à Sautour ainsi qu’à Maredsous).

11,5 nouveaux hectares à Annevoie

D’autres vignobles ont décidé d’agrandir leurs cultures, parfois même avant d’avoir produit la première bouteille : +4ha au Domaine du Chenoy (cela n’était plus arrivé depuis 2003), +4,2ha à Havay pour le vignoble de Vincent De Busscher et Laurianne Lejour (le nom sera connu à la rentrée), +4ha au Domaine XXV à Couthuin (qui double ainsi sa surface), +3ha au Chant d’Eole (pour faire 19 !), +3 au Domaine du Château de Bousval, +2,2ha au Domaine de la Portelette à Lobbes et quelques parcelles éparses dont certaines ne sont sans doute pas encore connues, car trop récente.

Enfin, Ruffus a planté fin avril 1,5ha de Chardonnay, portant ainsi sa superficie à 30ha, c’est désormais le domaine le plus grand de Belgique, une belle manière de fêter ses 18 ans ! Rendez-vous en septembre pour les vendanges que chacun espère déconfinées…

MV

“L’actualité du vignoble en juillet”

Le vignoble wallon bouge… Retrouvez chaque mois quelques nouvelles en direct.

Se former à la viticulture …

Deux coopératives construisent leur chai …

Havre de paix dans les vignes …

Premier vin bio au Chenoy …

Deux coopératives construisent leur chai

La coopérative Vin du pays de Herve vient d’achever la construction de son chai, un élément indispensable pour la prochaine récolte.

« La crise du coronavirus a ralenti le chantier, explique Michel Schoonbrodt, mais celui-ci ne s’est pas arrêté. Après le terrassement, l’infrastructure métallique (et galvanisée) a été érigée. C’est sur cette structure que prennent place les panneaux béton/isolant. Nous disposons à ce jour d’un bâtiment presque fermé : il reste quelques châssis à placer sur les côtés. Le bâtiment est raccordé à l’eau et à l’électricité et nous commençons à recevoir l’équipement nécessaire à notre première vinification. »

L’ambition de la coopérative est d’atteindre 10 hectares, huit sont déjà plantés. Plus d’infos : www.vindupaysdeherve.be

A Sirault, non loin de Saint-Ghislain, la coopérative du Vignoble de Sirault attend avec impatience sa seconde vendange, car la première a été vendue en quelques jours.

Ici aussi, un chai a été construit dans le village afin de vinifier en un point central les raisins provenant des neuf différentes parcelles de cépages résistants pour un total de 9.700 pieds.

Soucieuse d’obtenir le meilleur vin, la coopérative a même acquis plusieurs amphores ! Résultat en 2021. Plus d’infos sur la page Facebook de la coopérative: ICI.